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Re: Echange de maison 27/8/2013 9:27
Re: Il est temps de se dire Adieu. 1/11/2008 12:06
Re: Il est temps de se dire Adieu. 1/11/2008 10:04
Re: Il est temps de se dire Adieu. 1/11/2008 9:36
Re: Il est temps de se dire Adieu. 1/11/2008 9:04
Re: Il est temps de se dire Adieu. 1/11/2008 7:38
Re: Il est temps de se dire Adieu. 1/11/2008 1:38
Il est temps de se dire Adieu. 1/11/2008 0:35
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 23:15
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 22:37
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 22:35
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 21:38
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Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 20:43
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Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 19:52
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 18:45
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Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 17:38
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Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 11:52
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Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 7:15
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 6:44
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 4:03
Re: Promo 31/10/2008 3:03
Re: Soirée Diapo (4) Hong Kong : 13 000 bouddhas, et moi ... 31/10/2008 2:59
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 2:48
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 2:35
Ils semblent murmurer à ton oreille... 31/10/2008 0:05
Re: Il est temps de se dire Adieu. 30/10/2008 23:53

Livres : Et pendant ce temps, au Darfour.
Posté par Ron le 3/3/2005 19:30:00



C’est un deuxième mail, reçu ce week-end, qui a fait déborder le vase. Je m’étais promis de me taire, de ne plus en parler, mais je ne peux tenir ma promesse : la colère dépasse de nouveau la résignation, cette semaine.
« Votre livre est vendu 150 euros sur Amazon, peut-on le trouver moins cher ? »
Un autre mail : « Je cherche désespérément, depuis des semaines, à offrir votre livre à mon fils qui hésite sur une carrière d’infirmier…Où puis-je le trouver ? »
Un autre, encore « J’ai beaucoup aimé votre livre que je souhaiterais offrir à une amie, infirmière retraitée… Pourquoi ne peut-on plus le trouver ? ».

Pourquoi ? Parce qu’il a été massacré, dès le début, par mon éditeur. Parce qu’il n’a jamais compté. Qu’on ne l’a jamais défendu. Parce qu’il s’est vendu seul ou presque et que lorsque le stock est arrivé à épuisement, mon éditeur n’a pas voulu retirer.
Pourquoi on ne le trouve plus ? Parce que j’ai demandé six fois, SIX FOIS, qu’on ré imprime et qu’on m’a répondu six fois, SIX FOIS, « on verra ». J’avais signalé, avant Noël, qu’il était épuisé, déjà. On m’avait enfumé : « Non, non, il en reste plein ». J’avais signalé, après Noël, que j’avais reçu plein de mails de gens déçus de ne pas l’avoir trouvé… On avait haussé les épaules « Oui, c’est vrai, il est épuisé ! ».

Pourquoi on ne le trouve plus ? Parce qu’il devait sortir en poche, chez J’ai Lu, mais que J’ai Lu attendait la sortie du deuxième pour combiner les deux, normal. J’ai Lu attendait que mon éditeur achète le second et me propose un contrat. Moi aussi.
J’ai attendu.
Longtemps.
Le contrat est arrivé.
Stupeur.
Foutage de gueule.
Un contrat en dessous du respect, en dessous des rapports normaux entre gens qui travaillent ensemble sur un projet. Un contrat inférieur, en argent, en pourcentage, à ce qu’on me proposait pour le premier ! Inférieur et, pire, complètement aliénant.
Un exemple ?
Cette clause, tiens.
Je cite :
« Dès la signature de ce contrat, l’Auteur s’engage à ne pas communiquer avec les médias sur le livre afin d’en préserver le plan de promotion. Toutes les décisions concernant la promotion du livre, en amont ou en aval de la publication, seront prises par l’Éditeur en concertation avec l’Auteur. En tout état de cause, l'Auteur s'engage à se rendre disponible pour la promotion presse, radio, télévision de son ouvrage. »
Je pose la question à dix mille euros à l’éditeur :
- Sachant que j’ai pour habitude de parler de tout sur mon blog, et surtout de mon livre, des mois à l’avance de la sortie du truc, pour mon plaisir, pour faire participer, pour créer du buzz, je n’aurai pas le droit d’en parler cette fois-ci ?
- Voilà. Tu n’as pas le droit d’en parler sur ton blog.
- Tu es bien la même Sophie avec qui j’ai signé il y a deux ans ? Tu te souviens que j’ai créé des vidéos virales, un concours autour du livre, un jeu sur la couverture et le titre ?
- Oui, mais non. Tu n’auras pas le droit d’en parler.

Scié, j’étais scié. Tronçonné, même, par tant de bêtise. Ah ça, pour ne rien branler avec l’attachée de presse, il y a du pipeau, du vent et beaucoup de bruit mais lorsque moi je me décide à vouloir faire du buzz, lâcher un peu d’infos, me faire plaisir et allécher gentiment mon audience, non, c’est niet, c’est plus possible.

Et le fric, aussi, tiens. Le fric.
Pour résumer : le bouquin est épuisé, tous les exemplaires ont été vendus, les droits poches ont été cédés (grassement) et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Je relis mon contrat, en m’asseyant.
La somme qu’on me propose est inférieure, pour le deuxième livre, à celle donnée au premier. Et quelle somme ! Je vous parle pas de cent mille balles, hein, les enfants, je vous parle pas de cinquante mille balles, hein les enfants, non, je vous parle du minimum syndical qu’on file à un inconnu qui écrit une merdouille dans tous les contrats standard.
Non seulement je n’avais pas cette somme mais, ironie, j’avais un euro de moins que pour le premier.

La moutarde m’est montée au nez, d’un coup. Je me suis senti comme une merde obligée de négocier le droit de tomber dans sa cuvette avant qu’on tire la chasse. Je me suis senti pas vraiment voulu, pas vraiment désiré. Ils étaient venus me chercher, je précise. Je me souviens de mes mots, lors de la rencontre, en décembre :
- Sophie, garantis-moi une chose, je t’en prie, tu peux me dire tout ce que tu veux mais garantis moi une chose : tu ne me prendras pas la tête sur les contrats ou le fric. Tu seras raisonnable. Tu ne joueras pas les marchands de tapis. Le contrat sera réglo. S’il te plaît. Parce que j’ai passé l’âge de perdre mon temps ou de supplier.
- Mais bien sûr, voyons ! On fait du sur-mesure.

Sur mesure mon cul.
Alors que je lui disais que je touchais moins pour le second que pour le premier (je ne vous parle même pas des pourcentages, une honte), elle me coupe en m’expliquant :
- Mais Mxchel Lxfon n’est pas un gros éditeur, tu sais…
- Pardon ? Tu te fous de moi ? Tu n’as que ça à me sortir comme excuse ? Pardon ?
- Mais c’est un deuxième livre, tu sais… Je veux dire, on rentre à peine dans les frais !
- Vous auriez retiré le premier, vous l’auriez vendu correctement, vous auriez fait votre putain de boulot qu’on n’en serait pas là, d’accord ? Vous êtes largement rentrés dans vos frais, ne me prends pas pour un con. Et la somme versée par J’ai Lu, alors ?
- …
- Merci. Silence éloquent. Tu l’as lu, mon contrat, avant de l’envoyer, au moins ?
- C’est le contrat standard.
- Et ben tu m’avais promis du sur-mesure, Sophie. Oh, je ne demandais pas grand-chose. Pour le principe, même, je vais te dire, un euro de plus m’aurait suffi.
- Mais on ne fait pas des bouquins pour le principe ! On le fait par plaisir !
- Et bien sois heureuse. Tu m’as ôté toute joie, toute envie et tout plaisir dans le processus d’écriture, de A à Z. Par contre je te remercie, tu m’as fait prendre conscience, en me traitant comme une merde, que j’étais un auteur. Car à force de défendre bec et ongles ce que j’écris, j’ai pris conscience que cela valait largement plus que tes contrats de marchand de tapis. Allez, on ne le fait plus, ce second. Bonne journée, adieu.


Mon second livre ne se fera pas. Je suis épuisé de toutes ces gugusseries. Si seulement j'avais eu un agent littéraire compétent pour gérer, aussi. Je vais te dire, je me suis fait une liste mentale de pourquoi, finalement, j’aurais à me taper des ulcères de stress juste pour le plaisir de sortir un livre. Oui, je me suis fait deux colonnes. Une, à droite, avec les "plus".
Sortir un livre, côtés positifs.
Il y en avait seulement deux : mes parents sont fiers de moi. Et mon ego a été bien léché par toutes ces semaines de pommade, méritée ou pas, réelle ou inventée, flagornante ou sincère, peu me chaut.

Sortir un livre, côtés négatifs.
Il y avait trente raisons. Et plein d’autres qui se battaient derrière, pour ne pas être oubliées. Du stress, de l’insomnie, parfois. Des larmes. De la consternation. De la déception. La perte de gens que j’aimais bien. Et quelle tonne d’emmerdements dans mon ancien boulot, putain, même pas je peux commencer à en parler.

Oh, un détail. J'ai été plus respecté, plus considéré, plus écouté et plus "mis en valeur" en six mois dans le Magazine People le plus détesté du pays avec qui je bosse qu'en 18 mois avec mon éditeur. Et je ne parle même pas de fric.

Voilà. Il n’y aura pas, sauf surprise de dernière minute, d’autres livres. Si vous éditez, si vous en voulez, si vous ne me prenez pas la tête avec des discussions de comptable et que vous avez un coup de cœur, on pourra en parler, peut-être. Mais pour l’instant la suite de « La Chambre d’Albert Camus » demeure sous la forme d’un document Word et c’est très bien comme ça. Son petit frère se vend 150 euros d’occasion en ligne. Je crois que ça signifie quelque chose. Mais je dois bien être le seul.



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