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Re: Echange de maison 7/10/2013 9:06
Re: Echange de maison 27/8/2013 9:27
Re: Il est temps de se dire Adieu. 1/11/2008 12:06
Re: Il est temps de se dire Adieu. 1/11/2008 10:04
Re: Il est temps de se dire Adieu. 1/11/2008 9:36
Re: Il est temps de se dire Adieu. 1/11/2008 9:04
Re: Il est temps de se dire Adieu. 1/11/2008 7:38
Re: Il est temps de se dire Adieu. 1/11/2008 1:38
Il est temps de se dire Adieu. 1/11/2008 0:35
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 23:15
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 22:37
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 22:35
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 21:38
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 21:37
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 20:43
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 20:22
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 19:52
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 18:45
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 18:16
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 18:02
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 17:38
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 17:20
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 17:08
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 16:18
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 16:14
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 16:09
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 16:05
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 14:48
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 14:10
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 13:32
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 12:08
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 12:08
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 11:52
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 11:32
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 10:47
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 10:32
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 10:25
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 9:11
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 9:05
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 8:40
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 8:36
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 7:15
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 6:44
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 4:03
Re: Promo 31/10/2008 3:03
Re: Soirée Diapo (4) Hong Kong : 13 000 bouddhas, et moi ... 31/10/2008 2:59
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 2:48
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 2:35
Ils semblent murmurer à ton oreille... 31/10/2008 0:05
Re: Il est temps de se dire Adieu. 30/10/2008 23:53

Voyages : La Tour de La Terreur (maman)
Posté par Ron le 20/1/2008 21:10:00



Disney, le blog des quinze ans (pas langue de bois)

J’ai eu la chance d’être invité à EuroDisney, ce week-end pour tester une nouvelle attraction. Je dois vous avouer que c’était tout le parc qui était nouveau, à mes yeux, puisque je n’avais jamais mis les pieds là-bas en quatre années sur Paris. Je me disais « oh, une autre fois, quand il fera meilleur », je me disais « oh, il doit y avoir trop de monde aujourd’hui », je me trouvais toujours une excuse et finalement, merci Cédric & Mathias, me voilà parti dans le RER direction Mickey.

Un bémol : certaines attractions sont à déconseiller aux cassés de la vie niveau vertèbres (j’en fais partie)… Il suffit juste de caler sa tête bien en arrière sur le repose-tête, mais je ne referai pas Space Mountain que j’ai trouvé un peu trop agressif pour ma nuque, douloureuse à la sortie. Les autres attractions (Indiana Jones, Aerosmith, Petit Train) sont passées comme une lettre à la poste !
La preuve en image...ouVidéo visible sur ce lien (on ne se moque pas !)





Meilleur moment, Nemo, vraiment renversant, ça bouge dans tous les sens. Le système Fast-Pass nous a permis de ne pas faire la queue dans les attractions, un vrai plus. J’étais extatique !! Quel dommage qu’ils aient construit ça en Ile de France où le climat est si instable, si gris… EuroDisney en Aquitaine, ça aurait été une autre histoire.

Aux allergiques du publireportage, je veux juste dire ceci. J’ai été invité tous frais payés et j’ai passé un week-end de rêve dans des conditions ultra confortables. Par politesse, je pourrais n'en faire que deux lignes… mais j’ai ADORÉ ces deux jours. J’aurais certes pu m’offrir moi-même mon déplacement mais… je n’aurais jamais rencontré le concepteur de la nouvelle attraction du parc, qui nous a tout raconté avec plein de détails, je n’aurais jamais fait quatre fois de suite, quasiment seul, en pleine nuit, la dite attraction, je n’aurais pas sauté partout sur les lits en peignoir devant l’objectif de Benjamin, etc etc etc…

C’est que je ne voulais PAS monter dessus, sur cette affreuse Tour de La Terreur ! Nooooooooooooooon ! Moi j’ai peur sur les manèges ! Lâchez-moiiiiiiiiii, allez-y, vous !! Noooooooooooooooon ! Bon d’accord, mais vous me tenez, alors !

La Tour de la Terreur, c'est une chute libre de 13 étages, retenu par une petite ceinture sur le devant... On décolle du fauteuil, l'estomac remonte dans les oreilles et on hurle de plaisir... avant de remonter pour mieux descendre à nouveau (ne vous fiez pas à Gonzague qui se retourne pour papoter, la vraie tête que tout le monde fait est celle de la demoiselle, à ma gauche).
Un vrai bonheur. L'attraction rend hommage à la série "La Quatrième Dimension" et les créatifs de Disney (coucou Laurent) ont fait toutes les brocantes de France et d'Europe pour recréer de toutes pièces un hôtel des années trente, figé dans le temps. Rempli d'objets renvoyant aux épisodes les plus mythiques du show (que nous n'aurions même pas remarqués, d'ailleurs, tant ce décor est riche), Laurent nous a expliqué comment il concevait l'attraction, pourquoi une vraie chute libre serait moins effrayante que celle-ci (nous sommes tirés vers le bas par un câble) et surtout comment on entrait lentement dans un univers inquiétant plus ça avançait dans l'attraction. Un bonheur de l'écouter parler, un "audioguide" passionnant, je ne m'en lassais pas. L'attraction est ouverte au public depuis peu, Disney ne communique pas encore dessus. Il vaut mieux y aller maintenant que dans deux mois, quand il y aura deux heures de queue. Ça va cartonner, c'est évident.





Il y avait plein de monde, je vais tâcher de passer à côté de personne, pardonnez par avance ma mémoire sélective car vieilissante.
********** Avant tout ça, un peu plus tôt*********


- Mais pourquoi vous parlez du tueur de Scream ? C'est juste un mec avec un couteau à pain, dans un RER, arrêtez, quoi...


L'Hôtel est super loin de la sortie du RER. Genre 3 mètres. On râlait déjà.


Je me sentais un peu à l'étroit dans le hall mais comme c'était ma première fois, je disais rien.


On avait beau comparer, même taille, même couleur, même épaisseur. Bien rose.


I-Phone en main, pas de doute, c'est geek Guim.


On apprenait un peu stupéfaits (mais personne osait le contrarier) que Benjamin Boccas raccrochait l'appareil pour prendre que des photos sur son portable (véridique). Les filles avaient remarqué son alliance. Ça tirait la tronche.


Une constante, dans tous les fast-food du monde, il faut faire la queue pour manger en trois minutes un burger qui ressemble pas à la photo, et des frites molles.



Le grenelle de l'environnement avait surpris Michèle Alliot Marie elle-même.


Mieux que Sharon Stone en Dior, Mary Poppins : pas une ride en quarante ans. Je me suis senti vraiment chose en la voyant passer. Disney, c'est un bout de l'enfance, on imagine pas... J'aurais rêvé avoir une nurse comme elle, qui range la chambre en un claquement de doigts.


Mry était bien sûr de la partie...


J'en avais les chocottes rien qu'en regardant ses yeux !


Les sondages du week-end venaient de tomber, Sarkozy passait sous la barre des 50%


Je me disais que plus ça allait et moins j'avais envie de monter...


Ma chambre était parfaite pour un célibataire (quoique un peu juste, non ?) (Hôtel Disneyland Hôtel)


Certains étaient totalement en friday white wear pour la soirée...


D'autres, plus Parisiens, avaient choisi d'être sobres, mais un poil plus habillés.


Nous avons été accompagnés pendant toute la soirée par trois comédiens, grimés années trente, en plein dans leur rôle, un vrai plaisir...


Quand on nous a appris que le chantier de la Tour avait été fini en avance, en AVANCE, tous les Français présents ont mesuré la portée de l'événement.


Mathilde Fredj nous avouait qu'elle se sentait ici comme chez elle.


Et Disney sans mes deux copains, je dois dire que ça n'aurait pas été pareil...



Voyages : Une idée ?
Posté par Ron le 12/1/2008 22:30:00
Voyages

Je suis en train de préparer la suite de mon voyage aux States, la deuxième partie. Après la côte Ouest en Mai, nous partons sur la côte Est en Juin 2008 et je suis un peu embêté, il y a sacrément moins de littérature et de récits de voyages.
Roadtrip, comme la dernière fois.
Si vous deviez partir et arriver de New York, pour faire une boucle de 18 jours (sans passer plus d'une journée à New York, que nous verrons une autre fois à fond) dans le sens indiqué, que me conseilleriez-vous d'aller voir, visiter ? Un passage par le Canada est possible, je crois qu'on ne peut couper aux chutes du Niagara. J'aimerai voir Philadelphie à cause de Cold Case (ça vaut le coup ?) Boston (pareil ?), un peu d'Autant en Emporte le vent (je ne sais pas trop où) et puis Washington, bien sûr. Le Maine, aussi (ah, Stephen King). A part ça...

Pour résumer. Quinze étapes, en gros, que me conseillez-vous ? Une autre boucle ? Je vois trop grand ? Un autre sens de rotation ? Un point de départ différent ? On va être super déçus parce que c'est forcément moins bien que la côte Ouest ?


Voyages : D'Ustaritz à Pau
Posté par Ron le 7/1/2008 5:30:00



La maison d’Anne, à la sortie de Jatxou, est bâtie sur un promontoire qui domine toute la chaîne des Pyrénées. Qu’on aille à Pau en empruntant la nationale venant de Bayonne, qu’on revienne dans les terres, pour s’approcher d’Oloron Sainte Marie, qu’on veuille se baigner aux Thermes de Cambo ou qu’on fuie le pays, par une petite route, en direction de l’Espagne, vers Dancharia, on ne pourra leur échapper et, toujours, la confrontation laisse ébahi devant tant de perfection. Qu’il fasse moche ou que le ciel soit d’un bleu que jamais on ne verra à la Capitale, qu’il pleuve des cordes (et il pleut souvent) ou que le thermomètre grimpe tant et plus qu’il affole les vieux, elles sont toujours là, impériales, superbes. On se pose, un instant et on savoure.
Le prix à payer pour rester dans la région est élevé. Il y a peu d’emplois et la terre est devenue bien chère. J'ai habité à Toulouse, j'ai habité en Suisse, j'habite à Paris mais toujours je reviens dans les Pyrénées-Atlantiques, le plus beau département Français.


C'est cette route que je connais le plus, que je connais le mieux. C'est sûrement celle que j'ai empruntée le plus dans ma vie de conducteur, en sept ans d'aller-retour entre la fac et la maison des parents.



La chaîne des Pyrénées est visible quarante kilomètres avant l'arrivée sur Pau. Le proverbe déclare qu'elle n'est visible que lorsqu'il va pleuvoir bientôt mais les proverbes racontent beaucoup de conneries. Je ne vois la chaîne des Pyrénées que par beau temps (ce qui est normal) et forcément toujours avant que ça ne se gâte puisque je ne la verrai pas sous la pluie.

Ce sont les ciels bleus qui me manquent le plus, sur Paris. J'ai remarqué qu'il pleuvait moins à Paris que dans le Pays Basque, mais plus fortement. Je n'ai pas vraiment cherché à vérifier les chiffres de pluviométrie mais je le sens. Ce qui me déprime à la longue, ici, c'est ce ciel d'Ile de France, gris, nuageux, lourd. On voit rarement loin. Il y a si peu de hauteurs. Il faut monter à Montmartre pour enfin voir au loin...des immeubles à perte de vue. J'ai trouvé en banlieue, sur les hauteurs de Champigny sur Marne, un petit parc qui domine tout Paris, pile dans l'axe des monuments principaux. J'y vais autant que je peux. C'est un début de normalité, pour moi, quand le béton laisse place à l'herbe, quand les habitations ne dépassent pas deux étages, quand on peut se garer comme on veut, quand on a envie.



A force de prendre cette route, je connais les endroits où je peux doubler sans crainte, je connais les virages où il me faut ralentir. J'ai voulu m'arrêter sur le côté, pour une fois, et la regarder vraiment, ma nationale préférée. J'avais l'embarras du choix. Ca sentait la terre mouillée, le Béarn qui se mélange à la montagne.







L'arrivée sur Pau m'a toujours plu, quand je travaillais à l'Hôpital. Il faut la vivre une fois, cette arrivée au petit matin, en Février, le soleil rosissant et rougissant toute la neige au devant.La voie doublée amenant au centre ville donnait l'impression que nous entrions dans le Hall du Roi des Montagnes...L'effet est plus saisissant encore au coucher du soleil, assis sur un banc, près du chateau.



Quelques kilomètres plus loin, il faut garer sa voiture non loin du Boulevard des Pyrénées, malgrè le bordel inoui généré par les travaux de réaménagement du centre. Ne pas oublier ses classeurs d'étudiant, dans le coffre, son paquet de Lucky Lights, une petite laine qu'on mettra sous les fesses, lorsque la contemplation des Pyrénées deviendra douloureuse. (Les cafés du boulevard ne font pas d'effort pour le confort, le turn-over des clients s'en trouvant facilité). Tous mes partiels ont été bûchés là, devant ce paysage.



J'ai mes petites habitudes mais les lieux ont souvent changés, ces dix dernières années. Le Sangomar est devenu le Café Russe qui est devenu le Winfield qui est devenu je ne sais pas quoi. Le Black Bear ferme et ce n'est pas un mal, tout le prononcait le Black Beer. L'ancien cinéma qu'il remplaçait (et dans lequel je vis Rox & Roucky en 1982) risque de devenir un fast-food ou un skate-shop.



Le Château de Pau, sur la droite, à visiter (le berceau d'Henri IV: la fameuse carapace de tortue...), la longue promenade des Anglais locale (Le Boulevard des Pyrénées) qui permet de jeter un oeil en contrebas sur...la gare SNCF, toujours aussi laide (on y accède par un funiculaire gratuit), le Parlement et, tout au bout, à gauche, le casino, dont je vous parlais avec émotion du parc et de ces "folles nuits" il y a quelques mois.
De mon temps, on se garait sans problème. Mais dix années ont passé. André Labarrère (qui fit beaucoup pour moi, quand j'étais étudiant) n'est plus. Je ne connais pas le nom du nouveau maire. On dit que le Grand Prix de Pau n'aura plus lieu, que la ville s'est bétonnée, qu'il n'y a plus d'âme au centre. C'est un peu vrai.



Lamartine offre à la ville son plus beau slogan publicitaire : "Pau est la plus belle vue de terre comme Naples est la plus belle vue de mer". Un peu d'histoire...



Ce billet inaugure la série "Retour au Pays".


Voyages : Saint Jean de Luz
Posté par Ron le 4/1/2008 5:30:00
Voyages

Il y a, non loin de la nationale, un petit parking discret où l'on peut garer sa voiture et rejoindre à pied, par une promenade, le bord de mer et de là, un peu plus loin, embrasser du regard toute la baie de Saint Jean de Luz. Au loin, l'Espagne, si loin, si proche, derrière les montagnes des Pyrénées, devant le Pays Basque.

J'ai compris en un instant, la semaine passée pourquoi j'aimais tant la Suisse, alors que je me promenais en voiture dans les lieux de mon enfance... La Suisse me rappelle la Chalosse, les Pyrénées Atlantiques, le Béarn. Ces montagnes, ces lacs, ces terres agricoles bien arrosées.
























Rentrer au port, rentrer au pays.


Voyages : J'ai deux amours...
Posté par Ron le 23/12/2007 18:20:00

Laissez-moi donc encore quelques jours, le temps de me poser. Je suis encore là-bas. La transition d'un monde à l'autre est atroce, à chaque fois.(Ca fait un joli fond d'écran sans prétention, clic droit ici)
Anglet - La Chambre d'Amour : vue sur le phare de Biarritz.



Voyages : Atchaa dans ta face
Posté par Ron le 3/12/2007 10:00:00
Voyages




Vu cette pub dans Challenges de cette semaine (oui, je lis Challenge, même cette semaine quand Le Meur fait la couv', mais là je la cache tellement j'ai honte)...Je suis content que la Santé Publique s'exprime enfin sur un problème que l'Asie a pris en main depuis des années. Au Japon, il ne viendrait à l'idée de personne de partir au boulot avec un rhume sans un masque sur le nez...

Les gens qui éternuent, dans le métro, sur tes cheveux, te propulsent à 300 km/h leurs microbes dégoûtants, et te regardent sans même s'excuser. Pire, ils mettent la main devant puis la posent sur la barre. Beurk !



Je ne sors jamais NULLE PART sans ma solution hydro alcoolique pour les mains, un truc qui te permet d'avoir les mains désinfectées toutes la journée, quand tu es loin d'un point d'eau...
Tu le gardes dans ton sac à dos et si tu as besoin d'aller aux toilettes, tu t'en passes un peu dessus après avoir touché la poignée (je ne te fais pas un dessin pourquoi), tu frottes, tu étales, c'est sans eau et ça sèche tout seul ! Moi, j'en mets également une giclée sur la cuvette si besoin...
Avant de manger McDo (avec les doigts...), après avoir passé mon Pass Navigo sur le portillon, après avoir touché quoi que ce soit dans le métro, en sortant d'une chambre de patient (je leur mets des pilules dans la bouche toute la journée...Si je le souhaitais, ce serait gastro pour tout le monde en une journée !), après avoir conduit une voiture de location ou un scoot, bref, partout où mes mains pourraient véhiculer un microbe, je me passe un peu de solution hydro alcoolique dessus. C'est autant pour moi que pour les autres.

J'utilise Manugel depuis 7 ans, pour son parfum agréable, la rapidité avec lequel il sèche et l'absence de sécheresse sur mes mains (super important), même après 55 utilisations par jour au travail. Disponible dans toutes les pharmacies pour moins de cinq euros euros. A glisser partout pour emporter avec vous.

(Non, ce n'est pas une pub )


Voyages : Soirée Diapo : San Francisco, dernier jour
Posté par Ron le 27/10/2007 8:00:00
Voyages




Je retarde déjà depuis quelques semaines l’écriture de ce billet sur la dernière journée à SF, pour tant de raisons. Pas envie de clôturer officiellement le voyage, pas envie de ne plus revoir les photos sur mon site, pas envie de me dire que les prochaines vacances aux USA ne seront pas avant…pfiiuu…au moins dix mois, si tout va bien.





Le bateau pour Alcatraz était réservé depuis trois jours. Nous prenons un vieux tram devant l’hôtel qui nous emmène sur le port rapidement, en grinçant horriblement. La queue est déjà imposante, les départs se font toutes les heures mais l’attraction est si populaire qu’il y a plus de demandes que de places. Je n’ai jamais visité de prison auparavant (celle du temple pour Marie Antoinette est une geôle glauque reconstituée) et je ne m’attends à rien de spécial. Simplement envie de prendre le bateau, de me laisser porter par les odeurs, les cris des mouettes, de profiter un peu du soleil qui se cache, de notre dernière journée complète aux Etats-Unis.







Nous sommes accueillis sur le quai de l’île par un guide qui explique à la foule les quelques consignes nécessaires au bon déroulement de la visite. Nous ne devons pas oublier que l’île est à l’abandon depuis un demi-siècle et que toute excursion hors des sentiers battus pourrait se solder par un accident grave. Il est interdit également d’aller emmerder les milliers d’oiseaux qui nous tournent autour de la tête, semant leur guano un peu partout : Alcatraz est une réserve protégée, et nous sommes en pleine période de nidation. Le guide ajoute avec un sourire que ces petites bêtes peuvent être fort agressives lorsqu’il s’agit de protéger leurs œufs et que nous devrions même nous méfier d’eux à moins de deux mètres. C’est noté, de toute façon je déteste les pigeons, les mouettes, et tout ce qui vole en faisant du bruit. Jamais pu regarder le film de Hitchcock en entier.







Il faut monter par un long sentier goudronné tout au sommet de l’île, en contournant des bâtiments plus ou moins bien conservés ou carrément abandonnés. L’air est frais, nous sentons bien que nous ne sommes plus sur la terre ferme, je ressors ma polaire. Je me faisais naïvement la réflexion qu’être prisonnier sur une île était sûrement moins dur qu’en pleine ville : le bruit de la mer, des oiseaux, devait tout de même aider à supporter l’enfermement. Que dalle ! L’humidité est très élevée et les cellules n’ont pas de fenêtre avec vue sur la mer : le bruit du vent incessant finit par taper sur les nerfs. Alcatraz est une prison, comme les autres prisons. On s’y morfond en attendant la sortie.




L’audio guide donné à l’accueil en français est admirable, je crois me souvenir qu’il a gagné un prix. Les voix des acteurs (parfaits) délivrent un texte dramatique, rehaussé d’un fond sonore si réaliste que la visite atteint rapidement des fonds de glauquitude insoupçonnés. Nous déambulons dans les couloirs sans plus prêter attention aux autres, scotchés à la voix des prisonniers (oui, ils sont allés jusqu’à interviewer les types qui étaient enfermés là) qui racontent un quotidien franchement pas drôle.



Je me laisse gagner par le pessimisme et l’amertume qui se dégage du commentaire audio. Le lieu est vraiment emprunt de solitude, de tristesse, rien ne vraiment positif ne se dégage de cet endroit. Je suis emporté pendant une heure dans un autre endroit, bien moins romantique que toutes ces conneries hollywoodiennes se déroulant sur place (The Rock ou l’évadé d’Alcatraz). Les cellules sont minuscules, les fenêtres grillagées n’ont vue sur rien. La vie était dure, ici, pour sur.



Un peu d’histoire via la page Wiki :

L'US Army a l'île à sa disposition entre 1850 et 1933, date à laquelle la propriété d'Alcatraz est transférée à la justice américaine afin d'en céder l'usage au Bureau fédéral des prisons.
Le gouvernement fédéral décide de faire d'Alcatraz une prison modèle, offrant un maximum de sécurité vis-à-vis des évasions et n'accordant que peu de privilèges aux détenus qui ne pouvaient négocier leurs conditions d'incarcération. Il était ainsi question de montrer au public à l'époque que le gouvernement fédéral était résolu à enrayer la hausse de la criminalité des années 1930. La prison, officiellement devenue USP Alcatraz (USP pour United States Prison) ne fut pas l'« America's Devil's Island » (l'île du diable de l'Amérique) comme beaucoup de films et de livres la qualifiaient. Sa population moyenne est d'environ 260-275 détenus et ne dépasse jamais les 336 prisonniers. Alcatraz ne représenta jamais plus d'1 % de la population carcérale des États-Unis. Des témoignages d'ex-prisonniers racontent que les conditions d'incarcération à Alcatraz étaient meilleures que dans les autres prisons fédérales et que beaucoup de détenus y demandaient leur transfert.




Le 21 mars 1963, la prison d'Alcatraz ferme définitivement ses portes après vingt-neuf années de service. On estime en effet que la poursuite de l'activité de la prison nécessiterait un investissement de trois à cinq millions de dollars rien que pour sa restauration et sa maintenance.
Or cet investissement n'inclut même pas les frais journaliers de fonctionnement d'Alcatraz, qui sont près de trois fois supérieurs à ceux des autres prisons fédérales. Ce surcoût exorbitant est en grande partie dû à l'isolement total de l'île qui implique que toutes les personnes et les marchandises soient acheminées par bateau. Il s'agit non seulement des denrées alimentaires, des vêtements et du courrier, mais surtout de l'eau douce puisque Alcatraz n'a aucune source. Ainsi chaque semaine, trois millions de litres d'eau doivent être apportés. Le gouvernement fédéral estime finalement qu'il est plus économique de construire une prison plus moderne que de rénover Alcatraz pour la garder en service.




En reprenant le bateau pour regagner la côte, je prends une longue bouffée de souvenirs : si je sais que je reviendrais un jour au Grand Canyon, je me doute que la visite d’Alcatraz ne se fait qu’une seule fois dans une vie. J’en avais rêvé, de ce moment, je ne pensais pas en sortir aussi déprimé. C’est vraiment un endroit à voir, à visiter, ne serait-ce que pour la qualité de l’audio guide (ils sont quand même pas bien terribles, la plupart du temps)…et cette sensation de voyage dans un autre univers. Une prison sur une île. Quelle drôle d’idée.

La Marmotte décide d’aller se faire une sieste, moi j’ai envie de cd’s. Je retourne vers le Virgin et, alors que je me promène dans les rayons, je sens comme une baisse de tension, mes genoux fléchissent, le sol tangue un peu et tout mon corps se balance un instant. Sûrement le début d’un malaise vagal. Je me tiens au comptoir pour ne pas tomber mais je suis frappé d’avoir entendu cliqueter les cd’s devant moi, pendant mon malaise. Une dame sur ma droite, me sourit :
- C’était votre premier ?
- Mon premier quoi ?
- Votre premier tremblement de terre.
- Oh mon dieu. C’est ça un tremblement de terre ?? On dirait un évanouissement général…
- C’est très poétique. Encore là, ce n’est rien, c’était un tout petit...


Je déglutis. Il est vraiment temps de se casser de cette ville ! La Marmotte, un peu plus loin, sur son lit, l’a également ressenti. Il parait que la ville est touchée en permanence par de mini tremblements de terre, toute la journée, et par de plus gros, six à sept fois par jour. Je connaissais cette donnée importante mais j’avais eu tendance à l’oublier depuis notre arrivée. Subitement, mon fond paranoïaque se réveille et je n’ai qu’une envie, aller faire ma valise. Il nous reste pourtant une dernière visite à effectuer.



La Coit Tower se dresse non loin de l’endroit où nous avons pris le bateau, ce matin. Je manque mourir mille fois en essayant d’atteindre le sommet. Comme je le disais il y a quelques semaines, en évoquant les collines de SF, parfois certains endroits sont vraiment rudes à atteindre, et on doit cracher salement sa cigarette ou son bacon du matin avant d’atteindre le panorama. Après des millions de marches, j’arrive en nage au pied de la tour.





Un vieil ascenseur nous emmène au sommet. La vue est délicieuse. Nous y restons un long moment. La tour n’offre aucun autre intérêt particulier. C’est juste un vieux truc bâti sur une colline, avec une vue spectaculaire à 360 degrés sur la ville qui m’a fait tant rêver depuis mon adolescence. Demain il faudra prendre l’avion, revenir en France. Le métro. Les odeurs de Paris. La routine du boulot. Le blog. Les keupins, les keupines. Le téléphone portable qui ne sonnait plus depuis 17 jours. Le réveil qui sonne. C’est bien fini, les vacances.










Voyages : Soirée Diapo (14)
Posté par Ron le 26/10/2007 5:00:00
Voyages

Seizième journée, 48 heures avant le départ, Jour 3 à San Francisco.



Il ne reste plus que deux jours avant le départ et je ne compte plus mes ampoules, ni le nombre de comprimés de Tylenol avalés pour faire taire mon dos. Je pensais que nous allions marcher, marcher, marcher, mais pas à ce rythme, ni sur ces distances. Les 5000 kilomètres des dix journées précédentes commencent à me peser désormais, la literie de l’Holiday Inn étant ce qu’elle est. Je vieillis, ou quoi ? Oui, clairement.





Nous prenons un bus direction Haight Ashbury, le quartier dans lequel commença la révolution Hippie, dans les années soixante. En moins d’un quart d’heure, nous voilà plongés dans…pas grand-chose, un peu comme si vous alliez faire un tour à Londres, à Carnaby Street, pour y trouver Mary Quant en 2007, ou le Swinging London. Comme le disait Paul McCartney, « les années soixante, si vous en savez quelque chose, c’est que vous ne les avez pas vécues ». Vu la quantité de drogues avalées par eux tous à ce moment, je peux comprendre. George Harrison était parti comme un grand, à l’été 1967, avec sa femme Patti, assister au plus grand happening du moment. On ne parlait que de ça : une révolution douce, musicale, pleine de fleurs, de bonnes ondes, qui allait changer le monde. George revint très désabusé du voyage et des rencontres qu’il fit : « C'était plein de jeunes fugueurs drogués et boutonneux… », Allant jusqu’à insinuer que le seul apport durable (et éternel) des hippies au monde fut les vêtements…et rien d’autre.






Il ne reste donc que quelques boutiques de gadgets (fort amusantes), quelques magasins de fringues décalées (si vous connaissez Camden Market, à Londres, pas besoin de traverser l’Atlantique) ou d’accessoires tournant autour de la Marijuana (pas vraiment ma came, sans jeu de mots…). Une dizaine clodos avinés, tatoués du visage, les cheveux longs, gris et sales, un peu plus agressifs cette fois, tournent autour de nous. L’ambiance Sixties, quarante ans plus tard. Comme le chantait John Lennon « The Dream is Over » (1970 dans « God ») .




Nous passons devant la salle mythique de concert, le “Fillmore”, avant de rejoindre LE parc qui est sur toutes les photos, mais si, celui avec les maisons colorées en pente. D’après le Lonely Planet, ça craint un peu dans le coin (pas à quatre heures de l’après-midi, en tout cas !).





Je ne vois que des gens qui pique-niquent, des footballeurs et deux touristes (nous), qui prennent une photo émue en pensant que, bientôt, il va falloir revenir en France. Il fait un temps magnifique. Nous décidons de descendre vers le Golden Gate Park, interminable, qui descend sur plusieurs kilomètres, vers l’Océan Pacifique, et ses surfeurs. Nous traversons des jardins Chinois, des allées bordées de séquoias, nous croisons des écureuils, des lapins et…quelques bisons conservés dans un parc. Etonnante rencontre.



Je décide de laisser la Coit Tower pour demain

,

puisqu’il me restera plein de temps après la visite d’Alcatraz, pour filer vers le nid à touristes, que nous avons réussi à éviter pendant quatre jours. Je me dis que c’est complètement stupide de vouloir éviter le fisherman’s wharf, sous prétexte que c’est bondé, très commercial et qu’il n’y a rien à y faire. Les guides touristiques doivent sûrement en rajouter une couche dans la méchanceté, ce n’est pas possible.



Et bien pas du tout, je le confirme, le Fisherman’s Wharf n’a aucun intérêt, aucun. Les milliers de touristes s’y agglutinent autour de boutiques toutes plus laides les unes que les autres. C’est le Lourdes de la Californie, toutes les horreurs made in Taiwan sont regroupées, par taille, par prix. Du Golden Gate en cristal clignotant au baromètre Californien, des ouvre-bouteilles à tête de phoque au magnet jauni. Je me régale, bien sûr, faisant semblant de faire la fine bouche pour mieux claquer mes petits dollars dévalués, de ci, de là. Un marchand de glace, un marchand de bonbons, un restaurant qui vend des fruits de mer (délicieux, paraît-il… pas le temps ni l’envie d’y manger seul, La Marmotte ne se nourrissant que de viande et de patates, comme tout bon garçon qui se respecte). Nous sommes attirés par le vacarme monumental sur notre gauche, qui devient, plus on s’approche, assourdissant et… odorant, aussi. Des centaines de phoques prennent le soleil, sous notre nez.





Au Pier 39, depuis le tremblement de terre de 1990, une petite colonie (vite étoffée) s’est installée, pile poil à l’endroit le plus touristique de la baie, le hasard ou le capitalisme faisant toujours bien les choses, non ? Attraction gratuite et sidérante, ils assurent le show pour les touristes, même les plus blasés. J’avais déjà vu des phoques au musée de la mer, à Biarritz, mais des centaines de phoques qui se hurlent dessus, se battent, font les beaux pour les photographes amateurs (si, si, ils savent très bien que nous sommes là), en claquant des nageoires et en poussant les plus maigres à l'eau, ça, madame, je n’avais jamais vu ça.







Une dame m’explique, gentiment, qu’aujourd’hui il n’y en a pas beaucoup, seuls quelques uns tiennent la maison pour assurer le spectacle, les autres étant partis pour l’été en migration, pondre les petits ailleurs. Incroyable. Je ne regrette vraiment pas ma venue au Pier 39, surtout en dépassant ce jeune écossais superbe, qui nous gratifie d’un « hello guys ! » appuyé & chaleureux, en s’apprêtant à jouer de sa cornemuse.
Malgré un vent démoniaque, jamais son kilt ne se souleva. Nous restâmes longtemps sur un banc à espérer un miracle mais, l’air devenant frais, il fallut rentrer. Une paire de fesses pour finir la journée eut été un plus, « cul vu n’est pas perdu » souligne le proverbe, mais ce serait pour le lendemain, à n’en pas douter. A chaque jour suffit sa peine.


Voyages : dernière soirée
Posté par Ron le 25/10/2007 13:20:00


























































Voyages : Soirée Diapo (13)
Posté par Ron le 25/10/2007 5:30:00
Voyages







Et puis un jour, le moment qu’on a rêvé toute une vie arrive. On a déjà été amoureux. On a déjà voyagé. Mais aller sur le Golden Gate avec le bon, qui nous aime, qu’on aime, regarder la ville et comprendre qu’on est enfin là, tous les deux, et que tout va bien, on l'avait jamais fait.

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