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Re: Echange de maison 7/10/2013 9:06
Re: Echange de maison 27/8/2013 9:27
Re: Il est temps de se dire Adieu. 1/11/2008 12:06
Re: Il est temps de se dire Adieu. 1/11/2008 10:04
Re: Il est temps de se dire Adieu. 1/11/2008 9:36
Re: Il est temps de se dire Adieu. 1/11/2008 9:04
Re: Il est temps de se dire Adieu. 1/11/2008 7:38
Re: Il est temps de se dire Adieu. 1/11/2008 1:38
Il est temps de se dire Adieu. 1/11/2008 0:35
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 23:15
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 22:37
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 22:35
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 21:38
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 21:37
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 20:43
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 20:22
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 19:52
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 18:45
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 18:16
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 18:02
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 17:38
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 17:20
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 17:08
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 16:18
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 16:14
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 16:09
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 16:05
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 14:48
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 14:10
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 13:32
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 12:08
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 12:08
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 11:52
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 11:32
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 10:47
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 10:32
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 10:25
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 9:11
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 9:05
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 8:40
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 8:36
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 7:15
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 6:44
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 4:03
Re: Promo 31/10/2008 3:03
Re: Soirée Diapo (4) Hong Kong : 13 000 bouddhas, et moi ... 31/10/2008 2:59
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 2:48
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 2:35
Ils semblent murmurer à ton oreille... 31/10/2008 0:05
Re: Il est temps de se dire Adieu. 30/10/2008 23:53

Voyages : Soirée Diapo (12)
Posté par Ron le 24/10/2007 5:30:00
Voyages





San Francisco : deuxième journée

Le gros plus de la journée : on peut se promener à pied dans SF, pour visiter à son rythme.

Le gros moins de la journée : les légendaires côtes et descentes de la ville (visibles dans tous les films d’action s’y déroulant) sont éprouvantes pour les grosses feignasses comme moi.

L’info que je regrettais de ne pas savoir : on peut louer un vélo à la journée pour traverser la baie. C’est la meilleure solution quand la marche devient longue.







Le deuxième matin à SF nous réconcilie avec la ville. Le ciel est sublime, tout bleu, un bleu de chez moi dans les Landes, pas un nuage à des kilomètres. Nous déjeunons dans un Starbucks avant de prendre le tramway, direction Chinatown, beaucoup plus bas dans la ville. Je me rends compte qu’il y a plusieurs lignes de tram, chacune ayant un look totalement différent (début du siècle pour les plus touristiques et les plus connues, années cinquante pour celle traversant de part en part la ville, années trente pour la ligne longeant le port). Les habitants les utilisent, contrairement à ce que mon guide me laissait penser, sous-entendant que le tram n’était que pour les touristes. Ils sont certes lents et la fréquence laisse un peu à désirer, le soir, mais ils restent un moyen de transport super agréable, très marqueur de souvenirs.









Chinatown est intéressant, pour qui n’a jamais mis les pieds en Chine, ce qui n’est pas mon cas. Je retrouve un peu partout les mêmes commerces bourrés de légumes bizarres et odorants, les bacs de condiments, de champignons séchés, les gadgets clignotants made in Taiwan qui assourdissent les parents assez naïfs pour les avoir offerts à leurs enfants et les bannières rouges souhaitant la bienvenue ou la bonne année. Le quartier est bourré de Chinois (quelle surprise) y faisant leurs courses, en ce samedi matin, et nous avons bien du mal à avancer. Qu'importe, je repère des restaus pas chers, dont je saurai me souvenir un peu plus tard. La balade du Lonely Planet n’est pas bien fascinante, nous dévoilant une petite église sans intérêt ou des corniches datant du début du siècle. Je dois avouer que la qualité principale du pays (son jeune âge) est aussi son plus grand défaut : il n’y a parfois rien de bien original ou de typique à se mettre sous la dent, sans oublier que SF a été détruite presque totalement en 1906, par un tremblement de terre. Il faut attendre le détour d’une rue pour voir au loin la silhouette si caractéristique du Transamerica Building. J’ai toujours aimé les beaux bâtiments et je reste de longues minutes fasciné, à observer la pointe. Ce building est superbe et représente la ville autant, à mes yeux, que le grand pont rouge situé à l’autre extrémité de la baie.

Lombard Street






Nous prenons à nouveau le tram direction la rue la plus connue de la ville, la plus photographiée, aussi, que nous ne sommes pas les seuls à vouloir découvrir. Sortant de partout, par paquets de cinq, de dix, parlant espagnol, italien ou (hélas bien fort) le français, les touristes débarquent sur Lombard Street et pépient, en attendant qu’une place se libère, pour qu’on les prenne en photo devant le fameux « serpentin goudronné ». Les voitures sont tout autant au spectacle puisque la plupart des véhicules empruntant la petite rue bondée sont occupés par d’autres touristes, ne perdant pas une miette de la vue. Les freins des voitures de location sont soumis à rude épreuve et nous les entendons gémir tant la pente est raide, et les lacets à angles serrés. La preuve en image :










Nous ne restons que quelques minutes, l’intérêt est limité, mais il fallait le faire, comment imaginer passer à SF sans avoir vu Lombard Street ? Comme tout le monde, j’avais dressé ma petite liste mentale des choses que je voulais voir ou faire : traverser le Golden Gate à pied, m’asseoir dans le parc dans lequel on peut voir les « maisons colorées en pente », collées les unes aux autres, aller à Castro découvrir les gays américains, manger des crevettes sur le port ou être surpris par le fog, le brouillard dont nous entendons parler, presque avec vénération, tant il semble surprendre encore les habitants eux-mêmes, par son épaisseur moite et sa rapidité.

Transamarica Building






Je ne sais plus où nous déjeunons, le temps a passé depuis cette journée, mais je me souviens précisément du vieux tram nous emmenant vers Castro en fin d’après-midi et de ma déception en voyant ce « Marais-bis », à peine plus grand, à peine plus vulgaire, à peine plus mercantile. Les rues ne sont pas très animées, les pornos en vitrine sont les mêmes qu’à Paris, les bears sourient aux bears et les studs partent à la gym, il ne manque que les serveurs désagréables et les boissons hors de prix pour que, presque, je me sente à la maison. Le soleil tombe, nous avisons un restau Thaï qui nous semble agréable, il l’est, et c’est frissonnant mais ravi de rentrer que j’attends le tramway un long moment, au milieu de la route (là ou l’arrêt à été posé, comme c’est étrange, et dangereux pour la voiture n’y prêtant pas attention, subitement, en plein milieu de la chaussée surgit une montée de béton de trente mètres de long, haute d’un bon mètre, où les piétons peuvent attendre en toute sécurité…).





L’Holiday Inn est calme, nous regardons deux bonnes heures, en continu, sur CNN, le calvaire de Paris Hilton abondamment commenté par moultes spécialistes : cette conne part en prison et le pays ne parle que de ça. Pendant ce temps-là, mon nouveau président est sur un yatch qu’on lui prête… Je suis heureux de n’avoir pu voter, saviez-vous que la procuration ne se donne qu’à un habitant de votre commune ? J’étais un peu emmerdé aux entournures, ne connaissant personne sur ma ville. Je ne voterai pas au second tour, j’en étais presque soulagé, d’ailleurs, il m’avait bien suffi d’une fois, à aller voter la mort dans l’âme, en 2002, j’en avais soupé de ces conneries.





Voyages : Des nouvelles de Neuchâtel
Posté par Ron le 24/8/2007 17:40:00
Voyages

(Le Suisse n'est pas joueur ! Véronique a tenté sa chance, pourtant, dans un mail hilarant...Retrouverons nous le petit train du port de Neuchâtel ?? Le concours est toujours d'actualité.)



Madame, Monsieur,

je compte venir en séjour dans votre belle région au début de septembre avec mon ami, mais voudrais vous demander une confirmation: le petit train du Col des Roches, le "Glacier Express" a-t-il bien des pneus agréés pour les montées difficiles ? Les meilleurs sont les Michelin.

Je vous demande cela parce que j'habite à Paris, rue Lepic à Montmartre. Chaque jour je vois, avec mon ami, passer devant mes fenêtres le Montmartrotrain, qui ressemble beaucoup à votre train du Col des Roches. Je vous mets une photo en bas.
Pendant des années, j'ai entendu, sous mes fenêtres, le Montmartrotrain patiner lorsque les pavés sont mouillés. Je l'ai même vu reculer un peu. Alors je refusais de monter dedans, même lorsque le chauffeur, qui est gentil, voyait que j'avais du mal à monter la côte et m'invitait à monter (ils sont très urbains avec les riverains).
Il faut vous dire que la butte Montmartre est haute et que la rue Lepic monte fort.

Et puis ces dérapages ont cessé, et le Montmartrotrain s'est mis à bien tenir la route. Le chauffeur m'a expliqué qu'ils avaient changé tous les pneus pour des Michelin.
Cela a tout changé, ce train est devenu sûr.

Voilà pourquoi je vous demande pour les pneus du train du Col des Roches que j'ai vu sur votre site Internet.

Je suis confuse de vous demander cela, car je sais bien que les Suisses sont des gens sérieux, et qui ne prennent pas de liberté avec la sécurité. Donc je suis bien sûre de votre réponse, je pense bien que vous avez des Michelin pour aller sur un glacier.
mais mon ami est un peu inquiet, il faudrait que je puisse le rassurer. Merci beaucoup.

L'an dernier, nous sommes allés au-dessus de Montreux et avons pris le "train des marmottes", et n'avons vu aucune marmotte.
C'est vous dire si, cette année, nous ne voulons pas rater notre coup pour ce nouveau séjour en Suisse.

Certaine que vous me répondrez par l'affirmative à propos des pneus, faisant ainsi honneur à la réputation de votre pays que j'aime tant, je me permets de vous dire à bientôt.

Dans l'attente de votre réponse, cordialement,

 
Véronique XXXXX
30, rue Lepic
75018 Paris




Voyages : Clic Clac Sud Ouest
Posté par Ron le 23/8/2007 20:00:00
Voyages

5 jours chez les miens, et la réponse à la question que vous vous posiez toutes : il est devenu quoi, Rohan, le beau mec de la semaine dernière...Descendez-donc un peu plus bas, il est en photo, toujours en noir & blanc. Spéciale dédicace à L-TZ pour la première photo.


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Voyages : Pierre est en vacances
Posté par Ron le 20/8/2007 6:00:00
Voyages

Il est fondamental de bien choisir son lieu de villégiatures, c'est pourquoi, cette année, moi, j'ai pris le catalogue


J'ai de suite flashé sur cette destination, mais avant de dire oui, je voulais quand même vérifier les points positifs & négatifs de l'endroit (on ne sait jamais). Ils ont le courage de les donner pour chaque endroit, je trouve ça vachement bien.


Et là, c'est le drame...




® Catalogue Cap Vacances Printemps Eté 2007


Voyages : Soirée Diapo (11)
Posté par Ron le 30/7/2007 6:00:00
Voyages



Journée 11 à 15, San Francisco.

Le gros plus de la journée : l’arrivée par la route à San Francisco par un pont presque identique au Golden Gate, très impressionnant.

Le gros moins de la journée : premières impressions sur la ville. Ces clodos, ces rues en pente, son temps qui peut changer du tout au tout en une dizaine de minutes.

L’info que je regrettais de ne pas savoir : Il vaut mieux laisser la voiture à l’aéroport et prendre le métro pour venir en ville tant la conduite peut être angoissante (rues pentues, étroites, coupées par les trams), même en étant habitué à Paris ! Néanmoins, un circuit proposé par le syndicat d’initiative indique une boucle de 70 kilomètres dans les limites (et hors limite parfois) de la ville. A faire, visiblement, pour avoir une bonne vue d’ensemble, avant d’attaquer les promenades à pied.





Ah, je me la voulais, cette fin de voyage à SF, ces cinq jours qu’on avait un peu payé plus cher pour pouvoir profiter à fond de la ville, même si la nana de l’agence nous l’avait assuré « Oh, mais pourquoi rester autant ? SF, deux jours, ça suffit largement ! ». Non, ma chérie, je te le garantis, pour profiter vraiment de la ville, une bonne semaine n’est pas de trop ! D’abord parce que tu n’as plus de voiture et que les déplacements se font à pied ou en transport en commun, ce qui prend du temps. Ensuite parce qu’il y a vraiment beaucoup, beaucoup de choses à voir et à faire. Enfin, parce que pour la première fois depuis notre arrivée aux States, nous étions dans une ville à taille humaine qui regorgeait de coins sympas. Los Angeles ? Aucun intérêt, une grosse journée maxi. Las Vegas ? Ca vaut le coup d’être vu, point. Miami ? Deux, trois jours et déjà on se sent à l’étroit. Je ne connais pas encore New York. Il paraît qu’on y marche, beaucoup. Je peux parler de SF. Oui, ça se fait à pied. Et oui, les rues sont très très pentues.





On a du mal à le croire, tellement on a vu de films, de séries, de courses poursuites. Ca a l’air tellement cinématographique, toutes ses rues en pente, on peut se dire qu’ils ont du exagérer, que l’angle de la caméra y est pour beaucoup, non, sûrement, tout ça n’est que du cinéma. Et bien pas du tout. A notre immense surprise, les rues de SF étaient…démentes tellement elles sont inclinées. J’avais vaguement retenu le nom de la rue où nous devions rendre la voiture, mais pas le numéro de l’immeuble.



Première angoisse, le GPS n’indiquait plus aussi précisément notre position, dans cette ville à l’européenne où les rues ne sont plus aussi larges. Nous étions bien perdu ! Il fallait aller à gauche, éviter les rails du tram (je déteste les trams, ils me font peur depuis que j’ai habité en Suisse. Un tram ça déboule en faisant gling gling, c’est énorme et dangereux), tourner à droite, revenir sur ses pas. La rue nous fait face, je déglutis. Une pente incroyable, du 10 % à vue de nez, un truc de ouf. Evidemment, tout en haut, un feu rouge qui reste rouge. Démarrage en côte, pas de frein à main dans mon tank automatique et, au moment où je peux enfin traverser, un tram qui me coupe la route au vert (à savoir, quelque soit la couleur du feu, les trams sont prioritaires et passent…pour s’arrêter en plein milieu des croisements, afin de laisser monter les touristes). Le cœur à dix mille, je réalise que je dois tourner et reprendre une rue parallèle…en descente ! Freinant à mort pour ne pas me crasher plus bas, c’est avec soulagement que je vois le panneau Hertz. Nous garons la voiture et sortons, blêmes, les genoux tremblants, le souffle court, pour signer les papiers. Nous attendons un quart d’heure avant de nous remettre en marche. Le temps est gris, il fait froid, quelques gouttes de pluie nous tombent sur le nez. Je déteste mes premiers pas dans la ville.



J’avais été prévenu que la présence des SDF était quelque chose d’énorme, pour un regard d’Européen, mais j’avais sous-estimé la chose. « Quoi, des sdf, on en a plein, à Paris, je vois pas le problème ! ». Mais là je le voyais. Ce n’était pas un SDF mais cinquante, cent, un tous les cinq mètres, poussant son chariot, le corps couvert de gale. La plupart étant des malades mentaux avant d’être sans domicile, le système de soin ne prenant plus ces souffrants psychiatriques car ils n’ont rien pour payer, nous les retrouvons dans la rue, un peu partout, parlant à voix haute, se déshabillant, mangeant par terre, quémandant (rarement) une piécette aux touristes ou, alignés par terre contre les grillages des boutiques fermées (charmante rue menant à l’hôtel), nous les dépassons, une vingtaine, parlant fort et ne se souciant pas de nous. Mais tout de même. J’ai détesté. Détesté. Ca m’a cassé mon rêve à moi que je me faisais de la ville, une image d’Epinal gay alliant l’hédonisme, la joie de vivre à la Californienne, un certain paradis pour les homosexuels et, aussi, un endroit où je me sentirais de suite bien. Il paraît que SF était la « ville favorite de tout le monde ». Pas la mienne, de prime abord.



Le centre ville étant l’endroit où tous les services sociaux se concentrent (soupe populaire, assistance médicale, RMI), la cohorte de SDF passe d’un point à l’autre jour et nuit, toute l’année, pour y trouver un peu de quoi vivre et tenir une journée de plus. Image sidérante d’une Amérique qui crève la faim que nous n’avions pas vu ailleurs, dans nos pièges à touristes fascinants visités depuis deux semaines. Manger un hamburger en étant observé, de l’autre côté de la vitre, par un noir galeux en bonnet miteux, à moitié nu, bavant autant de faim que de folie, à quelques mètres de mon hôtel, non, décidément non, pour la dernière fois, ce n’était pas l’image que je voulais avoir de SF.



Sachez-le avant de réserver votre hôtel, qu’il soit cher ou non, qu’il soit luxueux ou pas, tous les hôtels du centre ville situés autour de Market Street (et il y en a) ne sont pas forcément agréables à rejoindre le soir. Attention, je ne me suis jamais senti en vraie insécurité, comme on peut parfois la vivre dans des quartiers ignobles de la banlieue Nord de Paris, où il ne fait pas bon vivre. Je n’ai pas été physiquement menacé, et les SDF font très rarement la manche (ce qui change de Paris). Mais leur présence (et leur odeur…) est constante, dans les bus, les trams, les rues autour du gros centre ville. C’est une donnée qui peut gâcher un peu les vacances, les miennes en tout cas. Je ne suis pas en repos pour voir crever le monde, surtout dans un pays aussi riche et aussi insolent. Fermons le chapitre.



Nous décidons de nous promener un peu, tout de même, le premier jour et, pour ce faire, j’achète la carte de transport valable une semaine sur tout le réseau (Tram/Métro/Bus, oui il y a les trois, parfois sur un même parcours), pour ne pas me prendre la tête. Les transports sont nombreux, le plan des lignes est simplissime à comprendre, j’adore prendre le bus en général, tant mieux pour nous, je ne vais pas cesser pendant ces cinq jours de sauter d’un moyen de transport à un autre pour traverser la ville. Si les distances sont faisables à pied, il faut néanmoins raison garder, SF reste une très grande ville qui fatigue énormément, certains quartiers ayant la même dénivellation que la montée au Sacré Cœur, à Paris, en pire. L’une des promenades découverte préconisée par le Lonely Planet est si ardue que je la déconseillerai aux personnes cardiaques ou fragiles ! Attention, SF, ça ne rigole pas, c’est VRAIMENT balaise par moments. (CF ma gueule au-dessus, j'agonise de mes kilos en trop, une vraie baleine sur les marches !)

le Tram, attraction touristique number ouane ! :



Je comprends assez vite que deux lignes antiques de Tram traversent la ville, en croix, et que ce sont celles qui plaisent le plus aux touristes…On peut, à une allure de tortue, monter et descendre en cours de route en s’accrochant aux barres, sur les côtés, tout en se faisant frôler par le tramway qui arrive de l’autre côté ! Très amusant et…sûrement mortel, de temps en temps, pour qui n’y fait pas assez attention, le type devant moi avait le sac de son ordinateur portable qui me gênait un peu et, lorsque le tram nous a croisé, le sac d’une bonne femme en face a heurté l’ordinateur, sur notre trajet, me filant un coup dans le sternum qui a manqué me faire tomber…J’étais amusé par le petit frisson à pas cher mais bon…On n’emmène pas les gosses dessus, quoi. Le trajet est géré de toute façon par le conducteur qui connaît bien son monde…Il assure plus la sécurité des touristes que la conduite du véhicule, tracté…par un câble logé dans le sol, un câble tournant en boucle sur des kilomètres et auquel le tram s’accroche quand il souhaite avancer ! Un peu plus loin, nouveau frisson dans une rue étroite, les voitures sont garées si près du tram que le moindre rétro oublié en position ouverte devient un piège redoutable à gros cul de touriste, la dame devant moi en fait les frais…




Nous abandonnons le tram en arrivant au port. Alcatraz, sur notre droite, nous impressionne. Il y a deux vues que tout le monde recherche un peu, quelque soit la position dans la ville, ou la hauteur, c’est le Pont du Golden Gate et la prison d’Alcatraz, sur l’île qui fait face à la ville. Facile de se situer quand on les repère.



Nous attendons un peu sur un banc que le soleil se lève mais il est si timide que le pont, au fond, n’est pas rouge, comme dans les films, mais gris…puis invisible, caché par le Fog (le brouillard) qui avance à une vitesse légendaire…et vérifiée ! Je suis très chaudement couvert mais ça ne suffit pas. Nous prenons un bus sur Polk Street pour rentrer à l’hôtel, en espérant que, demain, il fera beau. A savoir, je voulais visiter Alcatraz mais les départs se font sur réservation et l’attraction est très courue ! Si vous ne venez en ville que pour une journée ou deux, pensez à réserver sur Internet, vous rateriez Alcatraz et ce serait vraiment dommage. Nous prenons des tickets pour dans trois jours, au matin, ce qui nous laisse plein de choses à voir, avant. Je m’endors comme une masse en entendant les sirènes des voitures de police, comme dans les films.


Voyages : Soirée Diapo (10)
Posté par Ron le 17/7/2007 6:00:00
Voyages



Journée 10 Yosemite

Le gros plus de la journée :
Le parc n'est pas très loin du Lodge, la route n'est pas difficile d'accès, on peut se promener sur du plat, la vue est superbe, régulièrement.

Le gros moins de la journée :
C'est une usine à touristes !

L’info que je regrettais de ne pas savoir :

Faire extrêmement attention aux biches et cerfs qui traversent sans prévenir sur les routes. Routes sur lesquelles il est difficile de rouler lentement...


Pourquoi je n’ai pas (Cliquez sur lire la suite)

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Voyages : Soirée Diapo (9)
Posté par Ron le 4/7/2007 5:30:00
Voyages



Retrouvez les étapes précédentes, à Las Vegas, sur la route, ou ailleurs, dans la rubrique "Voyages", sur la gauche.

Le gros plus de la journée :
le côté déstressant du parc. Se retrouver près d'arbres centenaires, les toucher, les sentir... Une sensation incroyable, bien agréable après huit heures de route !

Le gros moins de la journée :
L'accès au parc. Rude.

L’info que je regrettais de ne pas savoir :
Il faut compter une journée complète pour apprécier pleinement le parc, il est si vaste. Une après-midi ne suffit pas tant les lieux sont magiques.



En quittant LAS VEGAS, je pressens que la journée sera longue mais je sous-estime à quel point elle va m’épuiser. La dixième journée à rouler, à changer de lieu, d’hôtel, à manger des trucs gras et putassiers, faits pour exciter les papilles et non rassasier l’estomac, la dixième journée est la plus dure de toutes.

Nous traversons un désert. Un désert désert, vraiment. Rien pour s’arrêter un instant, pisser une minute, se poser et regarder les autres voitures nous dépasser en klaxonnant, non, rien. Les panneaux nous avertissent de la présence de serpents à sonnette (charmant) et indiquent que la prochaine ville est à plus de deux heures de là.



Au milieu de rien, soudain, surgit une ville minuscule entourant une base de l’Air Force. Un Taco Bell, une station service. Nous nous garons sur le parking vide. En ouvrant la portière, cinquante degrés de sécheresse et d’ennui nous sautent tous dessus à la gueule. Il n’y a que quelques pas à faire pour rejoindre le restaurant et c’est ruisselants que nous déjeunons, enfin, excédés de conduire au milieu de rien.

En quittant l’autoroute, je regarde l’heure. Plus de six heures enfermés, quasiment cinq cent kilomètres de sable. Je me sens presque arrivé et je me trompe, lourdement. L’hôtel est à une heure de là. Quand nous posons enfin les bagages dans la chambre, il est près de quinze heures. Une douche rapide, un snack avalé sur le pouce et une décision difficile à prendre : allons nous voir les Séquoias géants ce soir ou attendons nous demain ? Je regarde par la fenêtre. Il fait presque 40. J’hésite. Je sais que nous pouvons très bien rester à glander dans la chambre mais que, demain, cela empiètera sur la journée suivante, dans un autre parc. Alors il faut bouger, se remotiver, reprendre la voiture et gagner l’entrée du parc.

Le ranger nous met au parfum et mon esprit tente une diversion : « non, je n’ai pas compris qu’il y avait une heure de route supplémentaire entre l’entrée du parc et les premiers arbres, non je n’ai pas compris que c’est une route de montagne, non je n’ai pas compris que la nuit va tomber dans trois heures, à l’ombre de la montagne et que nous devrons nous dépêcher là haut si nous ne voulons pas descendre éclairés à la lueur des phares ».
« Faites attention aux Ours ! », ajoute t’il, sérieux comme un pape. « Et si nous en voyons un ? », que je demande, un peu anxieux. « Oh, vous n’avez qu’à taper dans les mains, il aura plus peur que vous. » Ben voyons, s’il le dit.



La route est un cauchemar, un pur cauchemar, une heure de haute montagne Pyrénéenne, faite de lacets, de boucles et de virages en épingle qui mettent à mal nos estomacs et pèsent un peu plus sur ma fatigue. Je suis le seul à conduire alors je m’accroche à des pensées magiques : « je ne suis pas venu à l’autre bout du monde pour attendre la tombée de la nuit cloîtré dans un hôtel, c’est peut-être la seule et unique fois de ma vie que je verrai des séquoias géants. Allez, encore un effort, allez ».

Je minute notre soirée pour ne pas me laisser avoir par le jour qui décline. Si la route est cauchemardesque en plein jour, je me doute que, fatigue décuplée et obscurité complète aidant, je la trouverai encore plus rude dans quelques heures si j’en oublie l'heure. Des travaux ralentissent notre montée et nous gagnons le sommet péniblement. En m’extrayant de la voiture, je regarde ma montre et je grimace : 7h30 de route. Allez, encore un effort. Mon dos gémit. Le panneau devant moi indique que l’arbre le plus proche est à moins d’un kilomètre à pied mais précise que la remontée sera rude. L’altitude, une fois de plus, me gêne dans mes plus simples promenades. Je me souviens de cette fois, sur le Schiltorn, en Suisse, à 3000 mètres, où, voulant courser un gamin qui allait tomber d’une hauteur j’avais failli m’évanouir tellement l’air me manquait. Sensation très désagréable, l’hypoxie touristique épuise et ramollit tout le corps, une journée de foutue si on n’y prête pas attention (que peut-on y faire, de toute façon ? Rien).



Nous descendons sur le petit sentier creusé à flanc de colline. Je n’en ai pas touché un mot jusqu’ici mais nous avons été entourés, dès notre entrée dans la forêt, par de gigantesques séquoias, à droite, à gauche, devant, gigantesques comme dans un film, gigantesques comme dans un roman de Jules Verne, gigantesques et tellement incroyables qu’une fois de plus, je ne peux que le répéter, il faut le voir pour le croire, au moins une fois dans sa vie.

Je me sens dans Jurassic park et j’ai l’impression qu’un Brontosaure va jaillir entre deux arbres, au fond de la vallée, pour lentement se diriger vers nous en poussant de puissants cris. Je n’en oublie pas la menace de l’Ours mais je suis charmé. Nous prenons des photos, systématiquement je me place devant l’objectif pour rendre compte de l’échelle démesurée. Nous sommes presque seuls. Le bonheur est total, au coucher du soleil. En revenant de la voiture, j’aperçois un troupeau de biches broutant un peu plus loin. Je m’approche à pas de loup et, même si elles me jettent des coups d’œil furtifs de temps en temps, aucune ne bouge ou ne prend peur.



A deux mètres d’elles, je me rends compte avec effroi que je nargue surtout une bande de mâles, de jeunes cerfs aux petites cornes qui me dévisagent avec morgue et un rien d’agressivité. Mon safari photo me semble d’un coup moins tentant et je rebrousse chemin, en sueur, tout penaud d’avoir voulu jouer au dompteur mais surtout soulagé de ne pas avoir pris une vilaine ruade dans le ventre. Après tout, qu’est-ce qui me prend à vouloir shooter des biches ? C’est un métier, c’est un métier !

Nous redescendons sous une douce lumière déclinante vers l’hôtel. Je suis un peu déçu de n’avoir vu qu’une infime portion du parc mais je me redis, pour la millième fois, qu’il faudra un jour revenir ici. Oh, pas tout de suite, non. Mais il le faudra. Pour se souvenir des belles choses. Et des beaux moments avec toi. Je t’aime. Trois ans aujourd'hui.




Voyages :  Soirée Diapo (8)
Posté par Ron le 21/6/2007 5:00:00
Voyages



Nous dormons au Flamingo, hôtel de taille respectable situé en plein milieu du Strip, le boulevard immense qui s’étend du Nord au Sud, traversé par des touristes, des passerelles et quelques limousines immenses aux vitres noircies qui laissent entrevoir de fausses stars venues s’encanailler facilement.

Après avoir garé la voiture dans le parking sordide dont je parlais plus haut, nous regagnons l’hôtel et cette traversée du hall puis d’une partie du casino nous prend une quinzaine de minutes, interminable et enfumée puisque, première constatation minable, ces couillons d’Américains ont laissé légale la clope au bec aux tables de jeux. Un épais nuage de fumée, très désagréable, nous entoure et nous suit jusqu’au check-in qui ressemble à s’y méprendre à celui d’un aéroport, tant il est bondé aux nombreux comptoirs.
La dame nous sourit :
- First time in Vegas ? Let’s find you a nice room !






Effectivement. La chambre attendue se révèle être une suite de plus de cent mètres carrés, avec jacuzzi, douches immenses et deux salles de bains. Un immense salon écran plat canapés, un minibar et quelques guides de bienvenue sur la table. Nous sourions de plaisir, moi plus encore, je commençais à me lasser de la rusticité des parcs nationaux. On enlève les chaussures pour s’étaler. Quelques galipettes dans le jacuzzi. Allez, il est temps de découvrir la ville.

Chaque hôtel est construit sur un thème différent, censé rendre hommage à une civilisation, un peuple ou un animal, à vue de nez. Il y a des flamants roses au Flamingo, des mecs en toge au César Palace et, bien sûr, des putes en frou-frou au Paris Hôtel.

Nous cheminons lentement tant la chaleur est pesante et la foule dense, il n’y a pourtant pas encore grand monde en ce début d’après-midi, le spectacle est pour le soir, ici, lorsque les lumières s’allument. Partout de gigantesques panneaux nous annoncent « Céline Dion, The Final Year Begins » ou le dernier show à la mode du Cirque du Soleil (qui squatte quatre ou cinq scènes avec quatre ou cinq spectacles différents).



Le prix des places est dissuasif. Je ne cherche pas particulièrement à économiser mais payer 120 dollars pour 90 minutes de Céline Dion, non. « Love », le show unique créé autour des chansons des Beatles est « sold-out » depuis une semaine le soir précis où nous sommes en ville, tant pis pour moi. Ce sera pour une autre fois : rendez-vous dans un autre monde, dans une autre vie, quand les nuits seront plus longues, plus longues que mes nuits.



Nous passons devant le Paris et sa Tour Eiffel reconstituée (165m) qui enjambe un Opéra Garnier grandeur nature, une gare de Lyon et autres joyeusetés Parisiennes qui me laissent un peu de marbre, forcément. Un peu plus loin, le MGM Grand (5034 chambres, le plus grand hôtel du monde, oui madame) orné devant d'un lion d’or (ça tombe bien pour un hôtel). Nous mettons plus de vingt-cinq minutes à le traverser de part en part, sans trop y croire.
Aucun intérêt, à part la galerie commerçante et son Ben & Jerry’s.





En face, de l’autre côté du Strip que l’on enjambe par une passerelle à feignasse, le New York New York, dont je me rêvais les montagnes russes depuis que je les avais vues sur le catalogue, des mois plus tôt.





La façade de l’hôtel reproduit une douzaine de buildings célèbre de Big Apple. Jolie idée. La vue des gens sur le Grand Huit et les hurlements me dissuadent carrément de monter dessus, je suis ni courageux, ni téméraire, je crois.

Nous continuons la balade mais je comprends vite que l’intérêt majeur réside dans les architectures délirantes des bâtiments et non dans leurs intérieurs, tous aussi fades les uns que les autres. Thématique médiévale et chevalière à l’Excalibur (délirant mais ça va cinq minutes). Une autre immense passerelle conduit au Louxor, pyramide immense posée comme un gros chocolat luisant non déballé de sa boîte de Noël, siégeant devant son sphinx.





L’intérieur nous surprend (enfin) puisque les chambres semblent être disposées à l’intérieur des coursives pyramidales avec vue sur l’intérieur et l’extérieur. Des reproductions (démultipliées et peintes de couches épaisses) en faux or de statues égyptiennes accueillent les Américains ébahis pendant qu’un faux musée recrée (pour 15 dollars l’entrée) la tombe de Toutankhamon. Je ne vais pas non plus faire la queue pour voir des reproductions en plastique d’objets exposés au Louvre, dans ma ville.



Le monorail nous soulage grandement de notre croissante fatigue (cf photo) quand nous l’empruntons pour revenir dans l’autre sens, vers le Wynn (mon guide me précise qu’il a coûté 2.4 milliards de dollars à construire, je suis content pour eux)









et The Venetian, palme du ridicule attribuée hors compétition à cette ignoble reconstitution de Venise (avec bassin et gondoles et gondoliers, vingt dollars les dix minutes sur une eau chlorée et sous le regard envieux des prolos qui prennent les photos, accoudés au pont des soupirs en plâtre).



Je sature légèrement mais le meilleur est à venir, bien sûr. Un centre commercial immense et totalement vide, clim. poussée à fond, étrange impression de fin du monde. Nous n’achetons rien tellement la musique est assourdissante à l’Abercrombie local. La Marmotte rouspète, il veut son polo moulant mais je refuse, hors de question de payer aussi cher une horreur pareille qu’il trouvera sur tous les gays du marais en rentrant, en taille douze ans. Il râle dans son coin mais je ne lâche pas, j’ai repéré un pantalon Ralph Lauren qui me semble plus convenir à mes goûts et à ses fesses. Rondes et fermes, oui.



Le spectacle de pirates sur le bassin du Treasure Island est aussi vulgaire qu’affligeant. On se presse du monde entier pour admirer deux caravelles (immenses) traversant un bassin, se tirant dessus au canon, explosant dans un vacarme d’enfer avant de couler. Des filles piratesses surmaquillées, refaites du buste et du nez, se déhanchent lascivement sur du sous-britney en lançant des cordes roses pour attraper les marins adverses tombés à l’eau, avant de les sécher en se frottant le pubis sur leur pantalon, méthode locale sans doute.

La mariée, son mari et leurs invités se régalent, au premier rang. Je suis consterné. Nous nous échappons un peu plus loin, à quelques pas, pour voir l’éruption volcanesque du « Mirage » dont parlent tous les guides.







Le spectacle pyrotechnique offert tous les quarts d’heure est d’une telle nullité que j’en ressens encore de la honte pour ses concepteurs. Comment peut-on penser qu’en éclairant trois cascades de rouge tout en faisant péter deux fumigènes et un peu de gasoil on simule l’éruption du Krakatoa ? Pardon ?? Je suis consterné.

La visite du Caesar Palace rattrape un petit peu le début de soirée merdique. Le style est grandiloquent jusqu’à la folie (on pense à du Albert Speer éclairé par Leni Riefenstahl, arrosé de parmesan et de sauce au pistou façon Calabraise) mais vaut le coup d’œil pour ses statues gigantesques de César posant pour l’éternité. Tout cela est inutile, ridicule, surfait. Fascinant et démesuré. Hallucinant. Incroyable. Je manque de mots, à la fin.





La fin pour laquelle on garde le meilleur, dont j’avais eu un avant goût avec Océan 11, cette scène qui clôt le film les représentant unis devant les fontaines m’avait marqué et je voulais, moi aussi, m’arrêter un instant pour jouir du spectacle.

(Spectacle vu de l’hôtel)





J’en suis resté sur le cul. C’est magnifique. Tous les quarts d’heures, la féérie redémarre. J’insiste auprès de La Marmotte pour goûter le spectacle à nouveau, il acquiesce en maugréant, un peu rassasié des plaisirs cheap de la ville.

(Spectacle vu de la rue)






Sur un bassin immense (plus de deux cent mètres), trois cent canons à eau immergés apparaissent régulièrement dans la nuit pour propulser, sur un air de classique, jusqu’à 75 mètres de haut, des tonnes d’eau, sur le côté, en hauteur, en cadence, en cercle, en arceau. Magique.
Magique.
J’y serais resté des heures.
Magique, les fontaines du Bellagio, magique.





Je dors comme un bébé, ce soir-là, dans ma suite de nouveau riche. Plein les yeux, plein les oreilles mais super sage. Contrairement aux statistiques officielles qui prédisent une dépense moyenne de 83 dollars par touriste sur place, je n’ai claqué qu’onze malheureux billets dans des machines, repu rapidement et pour tout dire étourdi par tout ce vacarme et ce gâchis de lumière, d’espace et de temps.
Ce ne sont que des hôtels qui font casino, sans la moindre valeur ajoutée. On traverse un désert durant des heures pour y arriver. Le jeu est la seule attraction, la seule raison de vivre. A des années lumière de ce que j’aime faire ou vivre en France.

Il me tarde d’y retourner.


Vidéo de quinze secondes : les fontaines du Bellagio.








Voyages : Soirée Diapo (7)
Posté par Ron le 18/6/2007 5:50:00



Journée 8 Sur la route de...



Pour paraphraser Bonaldi… Aller voir Las Vegas ? « Totalement inutile et donc rigoureusement indispensable »…Amis du parler vrai, de l’authentique, des sensations pures et des bonnes odeurs de forêt, passez votre chemin, Vegas n’est pas pour vous.





Moi, je voulais voir du vulgaire, du clinquant, du faux-chic, du fric étalé sans pudeur et sans goût, du sexe frelaté, lire la suite

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Voyages : Soirée Diapo (6)
Posté par Ron le 12/6/2007 6:00:00
Voyages



Jour 7 & 8 Bryce Canyon

Le gros plus de la journée : Bryce n’est pas très éloigné des autres parcs et la route qui y mène est pittoresque au possible, traversant des villages si américains qu’ils en deviennent effrayants.

Le gros moins de la journée : le point le plus élevé du parc se trouve à 2800 mètres, tout au sud, après une trentaine de minutes en voiture. Il n’est pas aisé pour certaines personnes de marcher à cette hauteur… et j’ai eu beaucoup de mal pour parcourir les 600 mètres allant vers le point de vue, avant d’abandonner l’idée d’une petite boucle dans la forêt car… je suffoquais. Nous avons dû alors redescendre vers 2200 mètres où tout s’est très bien passé.







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