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Re: Echange de maison 7/10/2013 9:06
Re: Echange de maison 27/8/2013 9:27
Re: Il est temps de se dire Adieu. 1/11/2008 12:06
Re: Il est temps de se dire Adieu. 1/11/2008 10:04
Re: Il est temps de se dire Adieu. 1/11/2008 9:36
Re: Il est temps de se dire Adieu. 1/11/2008 9:04
Re: Il est temps de se dire Adieu. 1/11/2008 7:38
Re: Il est temps de se dire Adieu. 1/11/2008 1:38
Il est temps de se dire Adieu. 1/11/2008 0:35
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 23:15
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 22:37
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 22:35
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 21:38
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 21:37
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 20:43
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 20:22
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 19:52
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 18:45
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 18:16
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 18:02
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 17:38
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 17:20
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 17:08
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 16:18
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 16:14
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 16:09
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 16:05
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 14:48
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 14:10
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 13:32
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 12:08
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 12:08
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 11:52
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 11:32
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 10:47
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 10:32
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 10:25
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 9:11
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 9:05
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 8:40
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 8:36
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 7:15
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 6:44
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 4:03
Re: Promo 31/10/2008 3:03
Re: Soirée Diapo (4) Hong Kong : 13 000 bouddhas, et moi ... 31/10/2008 2:59
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 2:48
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 2:35
Ils semblent murmurer à ton oreille... 31/10/2008 0:05
Re: Il est temps de se dire Adieu. 30/10/2008 23:53

Voyages : Soirée Diapo (5)
Posté par Ron le 5/6/2007 6:00:00
Voyages



Jour 6 Page, Lake Powell


Et là, le touriste moyen se dit qu’il a tout vu, tout fait, tout compris. Les States, c’est génial, c’est magnifique, c’est énorme mais on lui a déjà tout sorti sur un plateau d’or et d’argent, option vent dans les cheveux, hot-dog en main et route 66. Le rêve est devenu réalité, il est temps de redescendre sur Terre, non ? J’ai vu le Grand Canyon (c’était superbe), j’ai vu Monument Valley (c’était superbe), forcément, ce Lake Powell, ça va faire baisser la moyenne, forcément, hein, dites?

Non.
Incroyable. La quatrième étape du voyage fut tout aussi fascinante (voire même plus en ce qui me concerne) que les précédentes.

Le gros plus de la journée : la découverte de HorseShoe Bend, site pas tellement mis en valeur sur les guides et tellement stupéfiant que nous en sommes restés bouche bée une bonne dizaine de minutes.

Le gros moins de la journée : 28 dollars l’entrée du Canyon de l’Antilope, faut pas déconner. Ok, ça les vaut (et largement) mais faut quand même pas déconner.

L’info que je regrettais de ne pas savoir : les supermarchés WallMart sont ouverts 24/24 et 7 jours sur 7. Fuck Michael Moore, je tombe dans les bras du Capitalisme en roucoulant « Money, money, money must be funny in a rich’s man world ! ».





Je me caille grave les miches en arrivant et je regrette de ne pas avoir pensé à prendre un bon vieux jean épais en France en faisant la valise une semaine plus tôt. L’office du tourisme nous confirme que le temps n’est pas de saison, début mai, il fait chaud, beau, on se baigne, normalement…Ok… Le pantacourt, c’est bien, quand il fait la canicule. Aujourd’hui, le ciel est nuageux, bas, et la température à Page, autour du Lake Powell, ne dépasse pas les quinze degrés facile. J’avise une boutique qui vend des jeans, des tee-shirts, j’ai quelques minutes pour y trouver mon bonheur avant le départ de notre excursion.
Levi’s 501 : 43 dollars. Je n’en reviens toujours pas.





La Marmotte a insisté pour que nous payions une vraie Indienne Navajo qui organise tous les jours des excursions en 4x4 vers le Antelope Canyon, soi-disant le truc à ne pas rater quand on vient au lac Powell. Je maugrée en voyant le prix des billets tout en me bénissant intérieurement d’avoir acheté un jean en ressentant les morsures du vent, agrippé à l’arrière du véhicule qui nous emmène vers The Place To See. 28 dollars par personne (20 euros). Je suis goguenard. J’ai tort.




Après la traversée d’une large étendue de sable, nous stoppons devant une fine crevasse entaillant la falaise orangée étendue devant nous. Notre guide nous montre l’entrée du Paradis en précisant que nous ne devons surtout pas utiliser le flash à l’intérieur, pour que les photos soient réussies. La lumière est si particulière en effet qu’on vient du monde entier essayer de la surprendre, de l’apprivoiser et l’immortaliser sur sa carte mémoire. Il y a d’ailleurs un peu partout des dizaines de photographes, louant chacun un trépied à l’entrée, des pros, des amateurs, chacun se la pétant un peu plus que le précédent au concours du « Putain tyavu comment mon Canon il est plus gros que le tien, bouffon fumé ! ».




Nous les dépassons.
La crevasse s’étend sur deux cents mètres, large de deux mètres au maximum, moins d’un mètre parfois (ami claustrophobe…) et nous la parcourons, lentement, sidérés par la beauté du lieu. Je dis sidérés et je le pense, la lumière y étant incroyable, les cavités se croisant et se défaisant dans de larges boucles sinueuses, généreuses, les couleurs changeant au gré du (pourtant faible ce jour-là) soleil, illuminant soudain un recoin sans intérêt pour en faire un mini théâtre posé et léché. La branche morte prend vie, le sable est caressant, la poussière en suspension devient magique, l’instant mémorable devient une image mentale que nous ne sommes pas prêts d’oublier.



L’endroit est le plus photographié des lieux touristiques du Grand Ouest, on comprend aisément pourquoi. Mes photos (comme les jours précédents) ne rendent pas honneur à la majesté de la nature en ces lieux. Il faut voir cet endroit une fois dans sa vie. Il faut.



Endroit dangereux, néanmoins, puisque onze personnes y trouvèrent la mort en 1997, la pluie tombante pouvant transformer le canyon en un corridor aquatique mortel, se remplissant d’un gigantesque torrent boueux en quelques minutes. Pas d’inquiétude, les Navajos connaissent le bizness et ne vont pas se tirer une balle dans le pied en y noyant tous leurs touristes de passage…du moins j’espère ! A noter que si vous vous garez en arrivant par la nationale, dans le parking, évitant de fait le trajet en 4x4 en provenance du centre-ville, l’ardoise est divisée par deux…mais les panneaux annonçant le prix au rabais sont discrets, forcément.



On mange vite fait dans un Taco Bell ce midi, sorte de McDo ne proposant que de la nourriture mexicaine (du moins « mexicaine vue par une chaîne de fast-food ») à un prix défiant toute concurrence. Je ne comprends pas comment la chaîne ne s’est pas encore implantée en France tellement les menus sont mangeables, goûteux parfois et changent carrément de tous ses burgers anonymes et gras qu’ils nous refourguent à prix d’or quand on passe au McDo.


A la sortie de la ville, le HorseShoe Bend est assez pauvrement indiqué. Un petit parking sur lequel une dizaine de voitures s’endorment. Un vieux panneau de bois qui indique la proximité du site, de l’autre côté d’une colline ardue, à moins d’un kilomètre. Nous entamons la balade, digérant les tacos du midi en nous demandant ce que nous allons bien pouvoir découvrir de l’autre côté.



A priori, de loin, un pont de pierre traverse un précipice mais ce n’est qu’en se rapprochant que nous apercevons avec stupeur le travail incroyable de la nature pendant ces milliers d’années. Devant nous, un précipice de plus de deux cent mètres, une boucle du fleuve Colorado enserrant un flanc de montagne qu’elle a creusé pendant des années, une eau limpide et glaciale, de la végétation, ça et là. Un silence absolu, même le vent subitement se fait discret.





Nous nous approchons du bord, époustouflés. Je n’en suis toujours pas revenu. Et je crois même préférer ce lieu au Grand Canyon tellement je m’y suis senti vivant. Nulle barrière ne protège l’accès à la falaise (amis sujets au vertige…amis suicidaires…) et chacun peut se promener le long de la boucle, sur des centaines de mètres, découvrant une fois de plus un paysage si beau que nulle photo ou description ne pourra jamais « égaler ». A voir, à revoir. Quel pied !



Nous nous arrachons à regret de notre contemplation béate pour partir vers le lac (artificiel) Powell qui servit de décor aux scènes du film « la Planète des Singes », pour les plus de trente ans. Je ne parle pas du pitoyable remake Burtonien, merci bien.



Le temps s’est un peu couvert, il fait de nouveau frais. Je refuse de payer 15 dollars pour approcher la marina (et puis quoi encore, on va pas douiller cent balles pour voir des bateaux de plaisance mouiller dans un faux lac au trou du cul du monde, nomého ?) et je me contente du panorama splendide en 360, tout en haut d’une petite montagne. Chapeau aux offices du tourisme qui font un boulot exhaustif et épatant en indiquant chaque panorama, chaque lieu à découvrir, tout au long du trajet.



Nous arrivons un peu tard pour pénétrer à l’intérieur du barrage (ça ne me gêne pas plus que ça, je ne suis pas super rassuré à l’idée de visiter un endroit creux en béton retenant des milliards de litres de flotte congelée)…mais la vue depuis les bâtiments est saisissante. Quelques photos. On prend le temps de savourer sa journée.

Le coucher de soleil est mémorable, l’hôtel ayant eu le bon goût de se construire à flanc de colline, devant la chaîne de montagnes environnante. Nous prenons notre chaise, sur la terrasse de la chambre et, pendant que la télé pérore des heures durant sur la future incarcération de Paris Hilton, le soleil disparaît, laissant place à un ciel étoilé complet comme je n’en ai plus vu depuis des siècles.
Cette nuit-là, enfin, le décalage est oublié et je peux dormir mes sept heures. Je me sens en plein dans mon voyage, dans mes baskets, dans ma vie. Je suis heureux.




Une courte vidéo au HorseShoe Bend, j'ai du mal à m'approcher sans trembler ! (10 secondes)




Voyages : Soirée Diapo (4)
Posté par Ron le 1/6/2007 6:00:00
Voyages



Jour 5 Monument Valley

Le gros plus de la journée : la solitude totale devant les plus beaux paysages à cent bornes à la ronde, une lumière changeante incroyable.

Le gros moins de la journée : la poussière rouge, portée par un vent impitoyable, qui s’infiltre partout (dans l'appareil photo ou même entre les dents…)

L’info que je regrettais de ne pas savoir : On ne peut pas visiter Monument Valley un jour de pluie ou le lendemain d’un jour de pluie avec une routière… La piste devient boueuse à la moindre goutte de pluie et « dévore les voitures », pour reprendre l’expression du guide. Par chance, il n’a pas plu ce jour-là.

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Voyages : Soirée Diapo (3)
Posté par Ron le 29/5/2007 6:40:00
Voyages



Jour 4 Laughlin/Grand Canyon

Le gros plus de la journée : la route qui mène à l’entrée du Grand Canyon, totalement banale, on n’est absolument pas prêt à voir ce qu’on va voir, le choc est total.

Le gros moins de la journée : IMAX Grand Canyon, une arnaque. Cher, le film censé vous en mettre plein la vue en soirée n’est qu’une couillonade patriotique pour mangeurs de donuts avachis.

L’info que je regrettais de ne pas savoir : la température peut-être glaciale après le coucher du soleil.



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Voyages : Soirée Diapo (2)
Posté par Ron le 20/5/2007 8:30:00
Voyages



Jour 2 Los Angeles et Jour 3 Los Angeles/Laughlin

Le gros plus de la journée : La visite des Studios Universal, le panneau Hollywood.

Le gros moins de la journée : Venice Beach, un peu glauque quand il n'y fait pas beau, je ne viendrais pas m'y promener le soir mais ça passe en journée. Si vous aimez les ambiances "Teknival"...


L’info que je regrettais de ne pas savoir : ne pas hésiter à s'arrêter dans une station-service quand
vous en voyez une, vous pouvez très bien passer les trois heures suivantes dans un désert complet, sans arrêt possible.



La première nuit est un cauchemar, même si je me couche épuisé, un Stilnox ® dans la tête et une paire de boule quiès pour être complètement tranquille, je ne peux m’empêcher de subir la circulation sur le boulevard attenant, les ébats du couple de la chambre d’à côté et les premiers effets du décalage horaire qui se font sentir. Allongé à 22h, je me réveille en pleine forme à 2h30. Je me tourne et me retourne, rien à faire, c’est le milieu de matinée en France et mon sommeil de mouche le sait bien.
Déjà que j’ai du mal avec les changements dans ma propre chambre, à mes propres horaires, quand tout va bien… Avec le recul, trois semaines plus tard, je me rends compte que le décalage n’est gênant qu’à l’aller, les quatre premières nuits sont atroces et puis on s’y fait. C’est le retour qui achève, vraiment. Plus possible de fermer l’œil la nuit, épuisé en matinée, somnolent en après-midi, je vais prendre un boulot de caissier dans un sex shop de nuit à Pigalle pour avoir la paix, si ça continue.

Wisteria Lane, la rue des Desperate Housewives. Pas visible tous les jours, se renseigner avant d'acheter son billet. Voir aussi la petite vidéo plus bas...






Nous partons à Universal City visiter les Studios Universal, un de mes rêves depuis toujours. A l’entrée, on nous propose deux parkings, un à vingt dollars la journée (pour les grosses feignasses) avec accès direct au parc, un à dix dollars, avec « un peu de marche, tout de même ». Je choisis celui-ci, sans hésiter, malgré l'insistance du mec à l’accueil. Je fais bien, ce qu’ils appellent « un peu de marche » se résume à la distance voiture/caisse centrale quand vous vous garez à Auchan, soit moins de 5 minutes à pied.

Ce sera ainsi pendant tout le voyage, on nous proposera régulièrement (et pour de l’argent) de nous garer plus près pour éviter des distances, encore un peu de dépenses caloriques en moins pour un peuple qui passe sa vie à surbouffer, à garer sa voiture au pied du lit s’il le peut et à se voir proposer des pass VIP en voiturette de golf dans tous les endroits touristiques. Ennemis du moindre effort. Le parc est situé sur deux niveaux, tous accessibles par des escalators. Trente minutes à pied d'un bout à l'autre, maxi.



Je comprends avec un peu de déception que les Studios Universal (55 dollars par personne, ajouter 20 dollars pour l’option « eat all you can eat » sans les boissons, forfait bouffe inutile et 20 dollars de plus pour un pass VIP qui vous permet de ne pas faire la queue : complètement inutile hors saison, nous sommes arrivés à l’ouverture, avons fait les attractions majeures le matin sans jamais attendre et fini le parc en cinq/six heures. Il n’y a pas un chat (au mois de mai)…Universal Studios, donc, n’est ni plus ni moins qu’un « EuroDisney » vaguement orienté cinéma, à deux trois (fabuleuses) exceptions près.

La place de Retour vers le Futur.


On nous fait faire « La Momie » grand 8 dans le noir avec effets spéciaux (je meurs la première fois mais comme nous ouvrons la journée, ces abrutis à la caisse nous laissent dedans repartir pour un tour ! Argh je remeurs), « BackDraft », attraction live à effets spéciaux (feu, explosions, tremblement de terre) impressionnante et étouffante, « Schrek 4d », un film en relief qui arrose et souffle dans les oreilles (bof) ou « Retour vers le Futur 3D », l’attraction majeure du parc qui a bien vieilli depuis son lancement il y a plus de quinze ans. Etc etc.



Le vrai clou de la visite (hélas complètement aléatoire selon les tournages, vous pouvez ne pas voir ce que j’ai vu ce jour-là) reste la visite en petit train des studios, on passe devant les immenses bâtiments abritant le tournage des séries NBC (« Heroes »…) pour finir par une visite des décors, ce jour-là, de Wisteria Lane, la rue des Desperate Housewives, le clou de la visite, en musique, dont voici un petit film d’une minute.
Décors de la place de la mairie dans « Retour vers le futur », de la maison de « Psychose » (plus convenu) ou du décor incroyable du dernier Spielberg, un vrai boeing 747 éventré par l’équipe des décorateurs et étalé sur une centaine de mètres dans une rue post-apocalypse. C’est très anecdotique mais amusant.

(Le plateau de king Kong, le plateau de "La Guerre des Mondes")







Ils nous en donnent pour notre argent avec plein de surprises que je n’éventerai pas mais qui justifient le prix du billet. Ce parc n’est pas un « vrai » studio de cinéma qui propose de voir des tournages in situ (hormis pour les possesseurs du pass VIP mais sous certaines conditions) mais un classique parc d’attractions (moins fourni qu’Eurodisney) basé sur le cinéma. C’est plaisant. Nous quittons les lieux en début d’après-midi (je suis rassasié de musique forte et d’odeurs de graille) pour partir vers Rodéo Drive (la rue Gucci Prada Vuitton, aucun intérêt) puis le panneau Hollywood qui nous tend les bras à quelques kilomètres, un vrai bonheur à regarder. Ça fait bizarre.





Ça ne justifie pas un voyage mais aller à Los Angeles sans aller photographier le panneau Hollywood me semblerait aussi con que de ne pas aller traîner devant la Tour Eiffel à Paris au moins une fois.

La Marmotte me propose de découvrir Venice Beach qui, paraît-il, regorge de jeunes sportifs surmusclés jouant au basket-ball devant les touristes. Sûrement les jours de chaleur, alors, parce qu’avec 15 degrés, un vent glacial et de gros nuages noirs, nous n’avons pas vu grand monde.
Je me suis même senti plutôt mal à l’aise dans cet endroit limite, regorgeant de SDF faisant la manche, de bars à tatouages ou de commerces vendant des bongs.






Ce n’est pas une destination familiale hors saison, nous aurions dû pousser plus au nord vers Santa Monica… si j’avais eu la force. Gros inconvénient de Los Angeles, les distances. Si la route est globalement agréable (leurs bouchons sont de la gnognote comparés au périph parisien aux heures de pointe, désolé, j’étais assez stupéfait de ne trouver que des ralentissements) il faut compter avec des déplacements d’une heure à une heure trente minimum pour aller d’un endroit à l’autre. La vitesse est strictement limitée (et plutôt bassement : entre 30 et 70 miles au maximum sur autoroute), encadrée par des flics omniprésents. Chaque autoroute (que j’appellerai plutôt des « grosses rocades ») dessert rapidement un quartier dans lequel, ensuite, il faut subir des feux réguliers, rendant chaque traversée un peu monotone.





Rien à voir avec Paris, cependant, il y a de la place pour tous, pour rouler, se garer, tourner au feu. Pas de stress à L.A. lorsqu’il s’agit de conduire, c’est un bon point.





Nous partons le lendemain vers Laughlin, à quatre heures de route de là, changement d’Etat (le Nevada, les routes y sont impeccables) et traversée du désert qui ressemble, ma foi, à un vrai désert. Heureusement que j’ai l’idée saugrenue de pisser et d’acheter un peu d’eau avant de partir, nous ne trouverons plus un seul stop possible sur les 300 kilomètres suivants ! Pas une station-service, pas un mac do, pas un parking, rien. Juste une longue double bande grise entourée de sable gris, monotone mais superbe, rythmée par les chansons de l’Ipod et le doux ronronnement de la clim.

Laughlin surgit soudainement au milieu du désert, petite ville dortoir, Las Vegas du pauvre, une dizaine de casinos cheap, des petits vieux clope au bec s’endimanchant pour jouer des dollars à la chaîne sur des slots machines bruyantes, le désert étouffant à perte de vue : aucun intérêt. Ce n’est qu’un étape mais nous découvrons enfin l’Amérique profonde, ses prolos immigrés clandestins qui servent dans les fast-food, ce centre commercial (Outlet) désert et glauque faisant face à l’hôtel mais séparé par une immense avenue que nul piéton jamais ne traverse, cette chaleur épuisante, écrasante, qui nous assèche la bouche et nous colle contre le siège de la voiture, clim. encore réglée à fond. Demain, le grand Canyon, à quelques heures. Ouf !




Nous manquons mourir sur une sortie d’autoroute.

La tête ailleurs, un peu décalé, roulant à plus de 100, je pense rétrograder pour faire le plein et je mets le levier de vitesse sur « R » (marche arrière). Dans un atroce crissement de pneu, la voiture dévore du bitume sur quarante mètres, nous laissant secoués et retenus par les ceintures, choqués, pendant qu’une odeur de caoutchouc atroce envahit l’habitacle. Le moteur a failli exploser, je regarde dans le rétro, personne derrière. Je reprends la route, les genoux en coton et un fou rire nerveux rétrospectif m’envahit, augmenté par la face blême et les lèvres serrées de mon amoureux qui ne pipe mot.



Il va s’en dire que je ne lui aurais jamais pardonné telle erreur, ressassant avec délectation des années plus tard la fois où « il aurait pu tous nous tuer, doux Jésus ».

Cependant la pensée de ma bêtise suscite encore à l’heure où je rédige ces lignes une hilarité incompressible, hilarité que je partage avec vous : nous aurions pu mourir comme des tanches et je trouve follement amusante l’idée de passer de 100 à « marche arrière » en un instant, faisant exploser le moteur par-dessus le capot pendant qu’un immense camion Truc US nous aurait culbuté à l’arrière, cet énorme bruit de freins me fait encore venir des larmes aux yeux.


Vidéo de 55 secondes : Wisteria Lane.



Je vous spoile un peu la visite des studios en train ( dans cette vidéo de 50 secondes.) avec une surprise...humide... On était un peu sidérés par l'ampleur du truc. Cette rue a servi pour le premier Star Wars (scène du bar) et sert encore régulièrement pour les endroits mexicains... Tout le studio utilise à l'infini les mêmes lieux, repeints d'une couche pour figurer l'Inde de Mohinder dans "Heroes" ou... l'entrée de la colonie Anglaise de "Pirates des Caraibes"... au même endroit, donc.


Voyages : Soirée Diapo (1)
Posté par Ron le 17/5/2007 6:00:00
Voyages

De retour après plus de deux semaines sur les routes aux USA, je vais pouvoir raconter ce que j’ai moi-même cherché partout avant de partir, sur le Web, une description un peu détaillée de ce qu’on peut voir sur place, à quel prix, dans quelles conditions. J'avais adoré la Floride en 2005, si latino, si dépaysante.

Nous avons payé chacun 2100 euros pour un auto tour incluant la location d’une voiture avec GPS (presque obligatoire pour se promener à Los Angeles et bien utile partout ailleurs), quinze nuits d’hôtel et un aller Paris-Los Angeles, retour San Francisco-Paris sur Air France (vol direct, le pied), somme que je trouve correcte pour tout ce que nous avons fait et vu. Voyage parcourant Californie, Arizona, Utah, Nevada.

Il a fallu ajouter le prix de l’essence (monté en flèche lors de notre séjour, et qui est plus cher en Californie du nord tout en restant raisonnable :0.80 centimes d’euro le litre ! Qu’ils en profitent pendant que ça dure !), celui de la nourriture (la plupart des hôtels offrent un petit déjeuner copieux inclus mais pas tous… et quand il n’y a pas de frigo dans la chambre, ni de four micro-ondes, il faut bien manger dehors…), les entrées des parcs nationaux (20 à 25 dollars par voiture et par parc, nous en avons vu cinq), des musées, du Studio Universal (55 dollars par personne), des réserves indiennes (record à 28 dollars par personne chez les Navajos pour le fameux Antilope Canyon) et des magnets. Oui, j’achète des magnets de partout, j’ai un budget magnet équivalent à celui de la Défense.
On ajoute le prix des transports en commun à San Francisco (24 dollars par personne pour quatre jours), quelques cochonneries sucrées de ci de là parce qu’il faut bien alimenter la bête après cinq heures d’autoroute dans le désert et on dépense quand même un bon 3000 euros sans sourciller.
Les américains ont inventé le capitalisme, passer des vacances là-bas sans vouloir dépenser, c’est impossible. Mais comme la plupart du temps on en a pour son argent (service impeccable, paysages sublimes, parcours pensé pour faire plaisir au touriste), on sort sa Visa Premier avec le sourire.

Le gros plus du voyage : la sensation d’espace, de liberté, de tranquillité, surtout en y allant hors saison (début mai). Il n’y a pas un chat à Monument Valley…mais Yosemite est déjà bien rempli (j’y reviendrais).

Le gros moins du voyage : les déplacements en voiture qui, même s’ils font partie du jeu, peuvent se révéler épuisants ou monotones (six heures dans le désert de Mojave ou la Vallée de la Mort, c’est six heures à regarder du sable sur le côté). J’ai conduit tout seul pendant deux semaines, moyenne de 450 kilomètres par jour, oui, c’est largement faisable et oui, on est aussi bien content quand ça s’arrête !

L’info que je regrettais de ne pas savoir : l’écart de température entre deux destinations peut être gigantesque, nous sommes passés de plus de trente degrés à l’ombre (Las Vegas) à - 4 (et flocons de neige) dans la même journée (Bryce Canyon).
Je n’avais pas du tout anticipé de tels changements, pensant « California Dreaming », vive le soleil, le ciel bleu, la mer et les palmiers. Non. Ca caille à San Francisco (même en plein soleil, la ville est balayée par le vent) et ça brûle sur Vegas (on se ballade le nez en l’air, tête nue…en plein désert, tout de même…Personne n’irait à Dubaï faire le zouave dehors à midi…moi j’ai acheté ma casquette en urgence pour échapper à l’insolation).

C’était bien, ce voyage, vraiment.

Jour 1, Paris-Los Angeles.

On arrive un peu décalé aux USA, neuf heures de moins dans la tronche, il est quatorze heures pour eux, plein soleil, et moi je commençais déjà à bailler. L’aéroport de LA est immense (cherchez pas à imaginer « immense » chaque fois que je vais l’employer, tant qu’on voit pas comment les ricains ont pris leurs aises sur le territoire, on peut pas le comprendre) et nous cherchons le comptoir Hertz pour récupérer la voiture…
Il n’y a plus de comptoir de locations dans l’aéroport (il fallait le savoir !), on doit donc sortir dehors et prendre un bus gratuit qui vous amène à la compagnie, en quinze minutes...pile devant les portes "Arrivals", chaque compagnie a donc des bus à ses couleurs qui passent régulièrement et vous emportent dans leurs locaux. Ok.

La clim. est à fond, on entend les Beatles sur WYCBFM (toutes les radios ont des noms à la con fait d’initiales étranges, me demandez pas pourquoi) et tout le monde se regarde avec le sourire du type qui vient de se fader douze heures en classe éco, chiffonné, yeux écarquillés mais pas au bout de ses peines.

Un truc marrant que m’a fait remarquer la marmotte, pendant tout le séjour, tout le séjour, partout et en tout lieu, dès que j’entrais dans un endroit, j’entendais soit un morceau des Beatles, soit des Wings ou de Paul Mccartney en passant la porte d’un magasin. Bizarre !

Le type au comptoir me remet les clefs d’une Ford Taurus et…démerdassek ! Une automatique ! Tu es naze, tu viens de te taper l’atlantique assis sur un fauteuil en fer à regarder Casino Royale doublé en Ouzbèk sur un écran de trois centimètres, il est presque minuit et le type il dit « laisse la position sur D en permanence et te prend pas la tête, ça roule tout seul ! »
Ouais.
En vrai, c’est un peu plus compliqué que ça. Sous l’œil las des employés, j’ai du faire dix tours de parking pour comprendre comment ça marchait, comment on faisait marche arrière et surtout pour ne pas appuyer sur le frein en pensant débrayer !
Et puis on se lance.



Le gps annonce qu’on doit tourner à gauche puis à droite puis suivre l’autoroute sur quatre miles. L’autoroute à huit voies. De notre côté seulement. Huit voies et quatre sorties. Tu te concentres sur la voiture, les autres conducteurs, la destination, la clim. qui crache son air glacial, tu regardes un peu la route et…même avec le gps, tu te plantes, parce que la dame du satellite, elle a du mal elle aussi, des fois, quand elle voit des sorties de partout. Des échangeurs atomiques qui poussent ça et là et qui crachent des bagnoles longues et grosses, conduits par des gens sortis tout droit d'un casting de Rick Hunter.

Je pensais à quoi à ce moment là ? A Jack Bauer. A toutes ses centaines d’heures de série que je me suis avalé depuis que je suis gosse et qui montrent toutes ce décor là, ses freeway, ses grosses bagnoles. Je pensais à Six Feet Under, à Nate, à Ruth. Je pensais à faire attention pour ne pas avoir de carton (ça, ça viendra deux jours après) et aussi à ne pas m’endormir. Je me crispais sur le volant, peut-être plus qu’en Irlande (conduite à gauche, volant à droite), ne connaissant pas les réactions de la voiture, ne sachant pas si elle allait donner du moteur lors d’un démarrage en côte, comment on faisait pour traverser un carrefour quand il n’y a pas de feu. Tout ça, quoi.

Et pourtant, une fois posées les valises, même à une heure (française) indue, on a quand même envie de repartir et d’en prendre plein les yeux. Je suis pas venu pour rien, merde, on est à Los Angeles, tu te rends compte, le vrai Los Angeles de la télé ! Je veux voir les noms des Stars écrites par terre, dans les étoiles ! Je veux voir, on y va ! C’est ou ? On y va !



Vinvin m’avait prévenu, ça prend cinq minutes, c’est vrai, on se gare sur le côté, on met une pièce de 25 cents (« un quarter ») dans le parcmètre et on regarde les mains des stars dans le béton, les étoiles des acteurs, on regarde et puis voilà, il y a plein de gens qui font pareil et qui s’en vont juste après comme nous parce que ce n’est pas non plus magique à ce point. Je veux voir le théâtre où ils remettent les oscars, voilà, c'est fait. Trente secondes.




J'apperçois Madonna peinte sur la façade d’un hôtel. Je dis à La Marmotte :
- On bouge ?
- On va ou ?
- Au Griffith Observatory, j’en rêve !
- Ok.



Bien sûr, c’est fermé le lundi et j’avais oublié mais comme il est situé tout en haut d’une colline, la vue est incroyable sur toute la ville, gâchée un peu par le smog (le brouillard de pollution) et le vent frais qui s’est levé. Il n’y a presque personne autour de nous, le soir tombe, on est heureux. Un type nous dépasse à cheval, je le reconnais de suite, il monte à cru, c’est Gary Sinise ! Il fait « Hello » de toutes ses dents à La Marmotte qui répond poliment puis nous dépasse, bientôt entouré par plein de locaux qui le prennent en photo en lui posant des questions.
C’est donc ça, Los Angeles, on voit vraiment des acteurs aussi facilement ??



On rentre à l’hôtel pour s’écrouler. Nuit blanche, c’est plus vraiment l’heure de dormir, c’est pas encore le moment pour le corps de l’adaptation au nouveau continent. Le Stilnox marche pas.
C’est pas grave, je suis tout excité, on est aux States, baby !!

Allez, vidéo de 45 secondes, vue de Los Angeles et du panneau Hollywood, je l'ai faite pour vous façon ce qu'on voit quand y est. La prochaine fois, je vous raconte comment on est allé sur le plateau des Desperate Housewiwes, à Wisteria Lane.




Dépenses du jour :
Carte Postale : 35 cents
Un timbre pour la France : 75 cents
Magnet : 2 dollars
Repas McDo 1 personne : 6.95 dollars
Une bouteille de 50 cl de Coca Light : 1.35 dollars.


Voyages : Californie Jour 15
Posté par Ron le 13/5/2007 6:00:00
Voyages

Nous sommes partis pour quinze jours en Californie.
Los Angeles, Las Vegas, Grand Canyon, Yosemite, San Francisco...
Quelques photos en attendant les miennes, retour en France vers le 16 mai.


Voyages : Y'a le ciel, le soleil et la mer
Posté par Ron le 19/4/2007 21:10:00
Voyages



Je prépare notre départ en Californie la semaine prochaine et nos quatre mille kilomètres de routes américaines vont me laisser le temps d'écouter un peu de zique. L'Ipod est plein, certes, mais je voulais me faire une compil un peu spéciale pour conduire...(oui, je sais que les radios locales sont incroyables mais quand je conduis, j'aime bien MA zique, désert de Mojave ou pas).


En conséquence, je pense à des morceaux très "californiens", "on the road"... Des idées dans ce style ?
(je range vos propositions par ordre alphabétique)

* 10 CC "I'm Not In Love"
* Aimee Mann : Bo de Magnolia
* Air : Californie
* Air : All I Need
* America : Ahorse With No Name
* Al Stewart Year of The Cat
* Andrew Sisters Mister Sandman
* Beach Boys "God Only Knows" "Wouldnt it be nice" etc
* Belle Stars : Iko Iko
* Benjamin Biolay : Los Angeles
* Billy Joel - Honesty
* Carly Simon - You're so vain
* Carole Laure - Save the last dance for me / Stand by your man
* Chicago If You Leave Me Now
* Chris Isaak San Francisco days
* Chris Cornell : You Know My Name
* Crystal Gayle - Don't it make my brown eyes blue
* De Palmas: Sur la route
* Eagles Hotel California
* Gnarls Barkley : Crazy
* Harry Nilsson : Everybody's Talkin'
* James Brown - living In America
* JJ Cale - Cocaine
* Joe Dassin : L'Amérique
* Katie Melua: On the road again
* Leon Redbone - My blue heaven
* Lenny Kravitz : California
* Lou Reed : Walk On The Wildside
* Lynyrd Skynhyrd - Sweet Home Alabama
* Mamas & Papas California Dreaming
* Madonna : Hollywood
* Massive Attack - Unfinished Sympathy
* Maxime Le Forestier : San Francisco
* Muse : Knight fo cydonia
* Nicolas Peyrac : So Far Away
* Notting Hillbilies - Your own sweet way
* Ottis Redding : Sitting On The Dock Of The Bay
* Patrick Juvet - I Love America
* Phantom Planet - California
* Polnareff : Lettre à France
* Radiohead : Electioneering
* Red Hot Chili Peppers : Californication, Road Trippin'
* Scott McKenzie (If you're going to) San Francisco
* Shivaree : Goodnight Moon
* Siouxie and the banshees : Burn-up
* Sinatra : LA is a Woman
* Springsteen - The River
* The Beatles : Blue Jay Way


J'ajoute ici ce que je trouverai dans vos commentaires. D'avance, merci.


Voyages : Pékin Express
Posté par Ron le 18/4/2007 18:40:00
Voyages

Pékin Express, c'est monsieur et madame Poujade en vacances :

"Oh ben les Népalais ils sont souriants, c'est pas comme ces cons de Chinois qui crachent partout, qui fument dans les bus, qui sont sales et malpolis à pas parler notre langue et à pas vouloir nous emmener à deux cent bornes quand on se jette dessus le capot de la voiture, ça au moins au Népal, ils sont souriants et quand on voit leurs écoles climatisées naturellement à 24 élèves par classe alors que nous on se plaint des 28, moi je te dis que ça te relativise les propos d'un Claude Allègre, en plus, je le dis comme je le pense mais au moins, eux, ils ont pas à payer des étrangers pour envoyer des ballons dans des buts, ils ont des éléphants du coin pour le faire, et gratos !"


Exit Tatie Danièle & Couille Molle, après une seule nuit à ne pas avoir supporté les ronflements, 45 ans d'amour, quelle patience, elle sait pas encore que Dieu a inventé la boule quiès, la chambre à part et les opérations des sinus, pauvrine. On t'entendra plus gueuler sur les locaux, presque ça me manquerait, avec toi, c'est un peu de franchouillardise si gerbante qui s'en va, Nicole.


Heureusement qu'il nous reste nos deux Alsaciens, Ertan Xénofobic & Sylvia Sépamongenràmoa, des gars bien de chez nous (de chez eux) qui ne font pas mentir les urnes, putain non, on sent bien qui passe dès le premier tour là-bas, je me comprends, vive l'Alsace française, ma brave dame. Sidéré d'apprendre qu'elle avait une gosse, la blonde. Elle lui donne une belle leçon éducative pour plus tard, à sa gamine, y'a pas à tortiller !

Les Deux Cagoles Débrouillardes, Marie Suzie et Marie Suzon

nous font un sans-faute, et vas-y que ça mouille ("peuchère, on s'y habitue si vite à tous ses va-nu-pieds qu'on en pleure toutes les larmes, le lendemain. C'est pas à Marseille que je te chouinerais comme ça pour un Boat People Tunisien échoué dans le vieux port, escarte-pigoune ! Bon, Marie-Suzie, tu me donnes un peu de déo, je vais faire ma cagole devant le temple à Bouddha, histoire d'aller récupérer trois offrandes, on va se faire une soupe de nouilles, il me reste trois plants de romarin que j'avais cueillis dans la garrigue avant de partir ! Attention en traversant, putain, regarde moi ces cons de Népalais, ils savent pas tenir la route ! Dis tu crois pas que le Stéphane Rotenberg il a pas un peu les kinder qui ballotent dans la culotte, peuchère, ça me déconcentre, j'ai le mistral qui me balaie dans la calanque, il faudra que je lui montre ma bonne mère avant d'arriver à Bombay, je mouille toute de partout que j'en suinte même mon botox, boudioucon")

pour les voir pleurer en musique, c'est à 7 minutes
la visite de l'école par Nelly et Nadine, c'est juste après, à 8 minutes. Un grand moment...


Voyages : Pékin Express Hommage
Posté par Ron le 10/4/2007 21:00:00

Hong Kong



Je me souviens de la moquette de ma chambre au Peninsula, épaisse comme le sable chaud d’un désert gris.

Je me souviens du ferry qui traversait la baie pour un franc.

Je me souviens du vent glacé qui s’engouffrait entre les passerelles séparant les immenses immeubles.

Je me souviens du feu d’artifice géant sur la baie, mille bateaux illuminés, des rayons lasers sur les toits des immeubles et la folle clameur montant de la ville annonçant le nouvel an chinois.

Je me souviens d’une ascencion au Peak, en taxi, et de cette route sinueuse en lacet, vertigineuse et embouteillée.

Je me souviens du trajet en hélicoptère pour aller jouer au casino, à Macao, et du retour où j’ai eu un peu peur dans la tempête. Le pilote n’avait pas l’air à l’aise et l’appareil tremblait de partout.

Je me souviens du métro superbe, de ses écrans lcd tactiles au dos des fauteuils, de l’interdiction de boire, de manger, de mâcher du chewing-gum. J’ai bu un peu d’Evian, un soir, il était plus d’une heure du matin, dans une rame déserte. Un homme, un policier en civil, s’est rué sur moi de l’autre bout du wagon et m’a menacé d’une amende.

Je me souviens du marché de Jade, du marché des oiseaux, du marché des touristes et des polos de rugby à 13. Je me souviens du prix ridicule de ces trois magnifiques photos d’époque que j’ai chinées pour les faire encadrer, et du regard de la vendeuse qui devait me prendre pour un fou de vouloir de telles vieilleries.



Je me souviens de ce village de pêcheurs où j’ai dû montrer du doigt un vieux calendrier sur un mur, que je voulais ramener. La vieille édentée m’a longuement considéré de la tête aux pieds avant de m’énoncer le prix. Qu’importe, je le voulais.

Je me souviens de la bicyclette que je voulais absolument emprunter pour aller aux courses de lévriers et du sourire moqueur des autochtones qui me dépassaient en criant American, crazy ! Je me souviens avoir hésité plus d’une heure en sortant pour retrouver la mienne avant d’en choisir une, au hasard. La dame de la boutique s’est inclinée peut-être un peu plus bas encore en me revoyant revenir avec un vélo qui n’était pas le bon mais elle n’a rien dit.

Je me souviens du Panda qui mâchonnait son bambou en me regardant, pensif, clairement ennuyé d’être observé pendant son repas.

Je me souviens de ce Chinois qui me massait le dos et qui, en me retournant, m’a mis la main au paquet en me souriant, souhaitant visiblement passer un moment agréable avec un Occidental. J'étais scié.

Je me souviens de mes douleurs dans la cheville, foutue entorse se réveillant de nouveau, après des heures de marche dans la ville, je me souviens avoir erré dans des rues étourdissantes pour trouver un réflexologue, tentant de décrypter les affiches sur les devantures, montant des marches glauques jusqu’au quatrième, trouvant une vieille femme portant un calot blanc qui me montre un banc de bois écaillé. M’ôtant d’autorité la chaussette et la chaussure elle-même avant de m’arracher des cris de douleur par ses pressions de marbre, elle réussit à me guérir en une heure.

Je me souviens de ce taxi qui m’attendait en bas de l’hôtel, et qui connaissait mon prénom, et qui voulait me montrer ce qu’on ne montre pas. De ma peur en découvrant un quartier HLM vide ou presque, de mon dégoût des odeurs puissantes de latrines publiques au pied de la barre d’habitations, de mon envie surhumaine d’aller pisser et du regard de ce vieil homme me voyant entrer lorsqu’il en sortait. Il était en bleu mao de la tête au pied, j’étais, pour des raisons particulières, en costume d’occidental.



Je me souviens de ce thé au café Starck déshumanisé, tout en haut du Péninsula, et du libé du jour offert par un serveur habillé de gris, et de l’héliport, et du ballet incessant des hélicoptères et d’avoir pensé à Winston Smith, à la novlangue et au télécran comme si j’étais plongé dans l’enfer d’Orwell.

Je n'oublierai pas ton regard de brute, tes manières, ce que tu as voulu me faire et que tu as fait.

Je me souviens de mes larmes, de ma fuite et de mon errance dans la ville fériée, de mon repas en larmes dans une chaîne de pizzerias américaines, seul endroit ouvert, de la serveuse Philippine qui me proposait de pleurer un peu plus loin et du paravent qu’ils sont allés chercher pour me cacher des deux autres clients. Je me souviens de t’avoir maudit et d’avoir voulu rentrer et d’avoir refusé par fierté et d’avoir prolongé.

Je me souviens du parc d’attraction en haut de la montagne, qu’on atteint par un téléphérique et qui est bondé, tout le temps, bondé comme en Chine, et ce n’est pas peu dire. Je me souviens de notre dernière dispute, de mon amour-propre reprenant le dessus et de cet escalator où je t’ai dit « c’est fini » en me retournant vers toi qui ne comprenais rien.

Je me souviens que Cathay Pacific possède le métro qui relie le continent à l’aéroport gagné sur la mer et qu’il suffit de poser les bagages à l’entrée du métro pour les retrouver quatorze heures plus tard à Paris.

Je me souviens du film que j’ai vu dans ce multiplexe ultra moderne, Le Dernier Samouraï, sous-titré en mandarin. Je n’ai pas aimé. Tu as aimé. Je me disais que c’était bien l’histoire de nos deux incompatibilités. De nos deux sensibilités.

Je me souviens de ce Bouddha géant sur la montagne de l’île de Lantau et du bateau qu’il faut emprunter pour s’y rendre, de ces plages de sable fin, de la soupe végétarienne que les moines concoctent pour les pèlerins, de la vie du vrai Bouddha qui mit fin à ses jours en s’immolant par le feu et dont le corps se transforma en mille cristaux dont je vis de près l’un, tout en haut de la dernière marche du dernier étage du Bouddha creux. Je me souviens de ma déception.



Je me souviens du décalage horaire et des gens faisant leur tai-chi sur des terrasses au petit matin, du petit-déjeuner typique, de la couleur du thé, de la couleur des pâtes, de la couleur des légumes, de l’odeur qui montait du gril.

Je me rappelle avoir voulu déjeuner seul dans un « restau typique » et d’être resté comme un con face à la carte, en mandarin. Des signes, des signes, pas une seule lettre reconnaissable. M’éloignant un peu pour trouver un poissonnier afin de montrer du doigt ce que j’aurais voulu manger, je me souviens avoir été dégoûté par les grands bacs blanc sale en plastique dans lesquels évoluaient des carpes ou des brochets et du sang qui séchait par terre, entre deux tables basses en plastique sur lesquelles mangeait une famille de mongols accoutrés comme des paysans partant à un mariage, la fille louchait sévèrement en suçant une écrevisse puis j’ai vu qu’elle devait être aveugle.

Je me souviens de la grippe aviaire et du tamiflu (je prononce flu comme le flux) que je prenais déjà à titre préventif, un le matin un le soir et du manugel dans les mains dès que je touchais quelque chose, de mes gants de laine, achetés par paquets de cinquante et jetés chaque demi-journée, de ce masque qu’il a fallu porter pour aller visiter une tombe Ming ( ?) située en zone sale. Je me souviens avoir détesté porter ce masque et voulu faire le brave en l’ôtant une seconde, puis, constatant que j’étais le seul à avancer le nez à l’air, l’avoir prudemment remis.

Je me souviens de ces Nike et de ces pumas à cent balles la paire, de ma joie de trouver une veste Columbia à trente balles un soir où je pelais de froid.

Je me souviens avoir pu déposer mes photos à 23 heures pour les récupérer à minuit, sur cédé, pour moins de 7 euros. Avec un album offert et le double tirage. Je me souviens de l’Anglais qui tenait la boutique et qui ne voulait pas que je reparte sans une pellicule en noir et blanc. "You must shoot in black & white tomorrow if’re going to Mongkok, seriously"

Je me souviens avoir perdu ma Ventoline dans le tram et l’avoir retrouvée à la consigne.

Il y avait des écharpes Harry Potter, je me souviens bien, mais je n’ai pas trouvé celle de Serpentard, et il était hors de question que je mette celle de ces culs bénis de Gryffondor. J’ai ramené une collection non officielle de statuettes de la série et un truc que tu attaches au portable et qui clignote, L’étrange Noël de Mister Jack, un mini cercueil clignotant donc, Camille était folle de joie.

Je me souviens t’avoir haï comme jamais.

Je me souviens avoir juré que je reviendrais avec la bonne personne, un jour, que plus jamais on ne me ferait pleurer à l’autre bout du monde, que se sentir seul devant la plus belle baie avec celle de Rio, c’était se sentir atrocement mortel. Je me souviens avoir pensé que j’étais maudit avec l’Asie, décidément.

Souvenirs d'une ardente ville tentaculaire.

« Son port est parsemé et scintillant de feux
Et sillonné de rails fuyants et lumineux.
Son port est ceint de tours rouges dont les murs sonnent
D'un bruit souterrain d'eau qui s'enfle et ronfle en elles.
Son port est lourd d'odeurs de naphte et de carbone
Qui s'épandent, au long des quais, par des ruelles.
Son port est fabuleux de déesses sculptées
À l'avant des vaisseaux dont les mâts d'or s'exaltent.
Son port est solennel de tempêtes domptées
Et des havres d'airain, de grès et de basalte »

Émile
Verhaeren Tous droits réservés © Editions Labor










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Voyages : Dernier round
Posté par Ron le 30/1/2007 6:00:00
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