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Re: Echange de maison 7/10/2013 9:06
Re: Echange de maison 27/8/2013 9:27
Re: Il est temps de se dire Adieu. 1/11/2008 12:06
Re: Il est temps de se dire Adieu. 1/11/2008 10:04
Re: Il est temps de se dire Adieu. 1/11/2008 9:36
Re: Il est temps de se dire Adieu. 1/11/2008 9:04
Re: Il est temps de se dire Adieu. 1/11/2008 7:38
Re: Il est temps de se dire Adieu. 1/11/2008 1:38
Il est temps de se dire Adieu. 1/11/2008 0:35
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 23:15
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 22:37
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 22:35
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 21:38
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 21:37
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 20:43
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 20:22
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 19:52
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 18:45
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 18:16
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 18:02
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 17:38
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 17:20
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 17:08
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 16:18
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 16:14
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 16:09
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 16:05
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 14:48
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 14:10
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 13:32
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 12:08
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 12:08
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 11:52
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 11:32
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 10:47
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 10:32
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 10:25
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 9:11
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 9:05
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 8:40
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 8:36
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 7:15
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 6:44
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 4:03
Re: Promo 31/10/2008 3:03
Re: Soirée Diapo (4) Hong Kong : 13 000 bouddhas, et moi ... 31/10/2008 2:59
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 2:48
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 2:35
Ils semblent murmurer à ton oreille... 31/10/2008 0:05
Re: Il est temps de se dire Adieu. 30/10/2008 23:53

Voyages : J'ai fait le Viet-Nam, mec (5)
Posté par Ron le 26/2/2005 6:00:00
Voyages

( François est revenu de sa semaine au loin)

Nous partons en moto, visiter des champs, des paysages, et profiter un peu de la campagne vietnamienne.
Pour la première fois depuis mon arrivée, mon escorte de superflics locaux a disparu.
Nous sommes seuls, au milieu des rizières, le soir tombe lentement, la lumière est magnifique, il n'y a pas un chat, je veux faire une photo.
- Arrête la moto, François.
Au loin, penchées dans la même position, une douzaine de femmes, chapeaux pointus, ramassent du riz, dans un champ situé à 200 mètres, en rhytme et en silence.
Je décide de descendre la petite pente au bord de la route, d'enlever mes chaussures, et de pénétrer dans l'eau, pour comprendre un peu ce que ça fait, pour prendre surtout un cliché magnifique, et parce que l'idée m'amuse au plus haut-point.
Je dépasse un panneau écrit en vietnamien, auquel je prête une attention légère.
Le premier contact de mes pieds dans l'eau n'est pas désagréable, je progresse lentement, j'ai relevé mon pantalon, le voilà l'exotisme que je cherchais.
Je me baisse un peu, et je commence à mitrailler les femmes, au loin.
Je sens que ça va faire des clichés sublimes (je ne me trompe pas, ils seront vraiment très beaux, un mois plus tard, quand je passerai chez les chercher). Mon vieil appareil hérité de ma tante pèse une tonne, mais il ne me trahit jamais.

Débarquant de nulle part, une vieille femme se lance sur François et lui gueule violemment dessus en vietnamien.
je m'arrête une seconde de photographier et je me retourne, interdit, j'interroge François des yeux, à quelques mètres.
Il me fait un signe apaisant :
- Continue, Ron, continue, elle est furax parce que c'est une propriété privée, et elle veut un backshish, c'est tout, bouge pas, je parle bien le viet, t'inquiète.
- Tu vas lui filer de la thune ? (je lui gueule en m'éloignant)
- Ouais, t'occupe.
Je mitraille, je mitraille, je me sens Cartier Bresson un jour d'inspiration, pas moins, et j'entends la vieille partir.
Sans me retourner, je crie à François :
- C'est bon ?
- Ouais, ouais, tu sais, ce qu'ils veulent tous, c'est du fric ici, gaffe à pas trop marcher sur son riz, c'est tout.
(quel riz ?, je me dis en moi-même )
Je reviens un peu en arrière, me rapprochant de la route, et je vois un homme jeune revenant avec la vieille dame, tous deux trottinant vers François..
Il s'agace un peu, ressort son portefeuille, prend une attitude grand seigneur que je déteste immédiatement :
- Ok, nous faire photo, PHOTO (il articule), mais voilà dollars, vrais dollars.
Le jeune type lui sort dans un français parfait :
- Nous ne voulons pas d'argent, Monsieur, ce que ma tante essaye de vous expliquer, c'est que votre ami est dans un champ de mines non déblayé depuis 1973.


Mon sang se glace.
Je commence à regarder autour de moi.
Pas un chat dans le champ,bien sûr que tout le monde est dans celui d'à côté.
Je sens monter une crise d'angoisse à sa mère.
François bredouille une connerie.
Je hurle :
- Espèce de connard, je croyais que tu comprenais le vietnamien, hein ???
Il me montre ses paumes de main, impuissant.

Il est laid, désormais, je le trouve très laid, c'est le garçon le plus laid de la création.
La panique monte en moi, je vais mourir seul dans un champ à la con, au fin fond du viet-nam, et personne n'en saura rien, c'est pas juste, c'est pas juste, il m'a dit qu'il parlait la langue, c'est pas juste, merde.

-----------------------------------------

Le jeune type m'a guidé, en descendant lui aussi dans l'eau. Sa tante lui parlait doucement et montrait du doigt des points de repère invisibles. Nous étions à deux mètres de la rive. j'avais peut-être parcouru 6 mètres seul avant son arrivée.
Je le sentais pas rassuré.
J'avais une haine terrible en moi.
Et sur le panneau, du côté rizière, il y avait écrit, à la main, et en français : "attention danger mines".

J'ai tellement été choqué que je n'ai pu articuler un mot du retour, et ce pauvre type que je croyais aimer non plus.




Voyages : j'ai fait le Viet-Nam, mec (4)
Posté par Ron le 25/2/2005 6:22:00
Voyages

Le mot sur la table est rédigé au stylo rouge, griffoné en urgence, vraisemblablement, dans une orthographe douteuse.
J'ai une vision très précise de la scène, dans cet immense appart, de ces ventilateurs tournant au plafond, cette pièce encombrée de hautes plantes d'appartements et de livres,et moi assis en caleçon sur le rebord de la table, je déchiffrais péniblement son billet, et le vacarme de la rue montait doucement jusqu'au troisième étage.

Abasourdi, je suis allé ouvrir l'énorme et épaisse fenêtre, pour faire quelques pas sur le balcon. Instantanément, j'ai ruissellé de sueur, et j'ai froncé les sourcils en subissant le concert incessant des klaxons 20 mètres plus bas.
J'ai regardé à droite, et j'ai vu, tout au fond, derrière l'épais brouillard de pollution, perdu dans le smog, le palais du gouvernement ("la maison du peuple") , énorme batisse Stalinienne semblait me narguer. J'ai pensé à Winston Smith dans 1984, étrangement, peut-être pour la solitude.

J'ai même ouvert un livre, à ce moment, assis contre le rebord du mur bouillant, m'enivrant de la chaleur moite et des gouttes qui me tombaient entre les sourcils, il faisait tellement chaud, tellement lourd que je pouvais presque "mordre" l'air, comme de la barbe à papa, tellement il était épais.
Le livre était American Psycho, pas vraiment le genre de roman à lire à l'autre bout du monde quand on a le moral dans les chaussettes.

Vers 10 heures, sentant que ma peau allait se craqueler si je restais plus au soleil, je suis rentré dans l'appartement, pour y trouver madame Won, la maîtresse de maison, qui m'avait préparé un petit déjeuner.
Il y avait des mangoustans (un fruit tellement délicieux qu'il semble sorti tout droit de l'olympe), quelques rouleaux de printemps, et un bon thé chaud.
Je repris le mot et le relus pour la centième fois.

" Mon cher,
Tu ne compren rien a rien, et j esper que cette semaine loin de moi te fera reflechir au sens de la vie, et que tu comprendra qu'on peu aimé sans fidélité, que ça n'a rien à voir, et qu'on en reparlera quan tu seras calmer. je reviens dans une semaine, ma maison est ta maison, répond au téléphone si ça sonne. François".

Et voilà.
Ce type est médecin, hein.

Lost In translation, ou presque, 8 ans avant que ça sorte.
Résumons.
J'avais du temps, de l'argent, un pays à voir, et pas un chat pour m'accompagner.
Je pouvais rentrer.
Je pouvais rester.

J'ai regardé l'appart, j'ai regardé une nouvelle fois les ventilateurs tournants, et j'ai fait un pari.
Si tu ouvres le livre au hasard et que tu tombes sur le verbe rester, tu restes.
Si le verbe n'y est pas, tu appelles Lufhtansa et tu replies le camp.
Evidemment il y était, ce maudit verbe.

----------------------------------------

Dans la rue, à Ho Chi Minh, c'est un peu l'anarchie, mais dit comme ça, ça n'évoque rien, pour un esprit occidental. Il faut imaginer des dizaines de petites motos fumantes, passant dans les deux sens de la route, sans panneau de signalisation, ou ne les respectant pas lorsqu'il y en a, et des grappes de gens agglutinés sur ces motos (jusqu'à 6 parfois).
Pour prendre un taxi, il suffit de se tenir sur le bord de la route et de lever le bras.

Tout vietnamien désireux de se faire un peu d'argent ( une semaine de salaire pour une course, et en dollars !) ou tout autochtone un poil curieux s'arrêtera forcément pour vous prendre, fera semblant de parler anglais (peu de personnes parlent anglais entre 19 et 45 ans, dans les classes populaires, mais ça évoulue vite, très très vite) et vous fera signe de monter à l'arrière.

Vous vous retrouvez donc, guidé par un inconnu, au coeur d'une forêt de moto, entouré de vietnamiens moqueurs ou héberlués de voir un blanc à leurs côtés, roulant doucement vers une destination mystérieuse, les cheveux au vent, enfin rafrâichi quelques instants de la moiteur insoutenable.
Le feu rouge est très drôle, lorsqu'ils le respectent, les viets à côté, sur les motos, manquent tomber lorsqu'ils me voient assis à l'arrière d'une moto locale.
On regarde surtout mes jambes poilues (je suis en pantacourt) et les filles se touchent le nez, pour comparer avec le leur.
Mon chauffeur n'a pas bien compris ma destination, je demandais une pharmacie pour acheter un peu de stilnox, mais il me laisse devant un barbier-masseur, dans une ruelle tiers-mondesque que ça en peut plus, et le patron himself me fait des grands signes pour que je vienne m'installer sur son fauteuil.

-Et pourquoi pas, après tout, je me dis, c'est les vacances !

Deux conseils quand on va chez le barbier dans ce genre de pays.

1) on vérifie que les lames sont utilisées pour la première fois (ce que je n'ai pas fait)
2) on négocie le tarif avant ( ce que je n'ai pas fait non plus).

Ca évite de stresser comme un fou à la première coupure sur le menton, et ça évite de vexer tout le monde quand le type sort un nouveau prix, différent de celui indiqué sur la porte.
J'ai eu un mal fou à lui faire comprendre que je ne voulais pas de massage, encore moins de jeune fille pour la nuit, mais je me suis quand même fait entrâiner dans l'arrière boutique, allongé sur une table refoidie, et masser le cuir chevelu au jet d'eau, par une jeune fille visiblement fascinée par mon nez, mes poils et la taille de... mes pieds.

Je décide d'aller visiter le réseau souterrain de Cu Chi.
C'est pas un endroit pour les claustros.
Ouais.
Ben, si vous avez un ennemi angoissé à liquider, je vous file l'adresse.
Le type de mon escorte, un des deux qui fait semblant de rien quand je le regarde de temps en temps, fait une drôle de tête quand il me voit approcher pour lui demander la direction du site.
- Vous êtes sûr vouloir aller là ?
- Oui, pourquoi ?
- Terrible, Cuchi, Terrible !!
- Ah bon ? A ce point ?
- Maison du peuple, bien meilleur !!
- On verra demain, la maison du peuple.

Et j'enfourne la moto.
Je pense qu'avec ma folle nuit à Cardiff en 1997 et ma crise de coliques néphrétiques l'année dernière, on est dans le top 5 des pires moments de ma vie.
Cu Chi ?
L'enfer.
Ami touriste, tu aimes les sensations fortes ?


Voyages : J'ai fait le Vietnam, mec (3)
Posté par Ron le 23/2/2005 12:00:00
Voyages

J'avais deux choix.
Où je prenais l'avion dans la minute, deux claques dans le beignet de ce goujat, et ciao bello, noméjerev, d'ou sort ce blaireau, maman, regarde ce qu'on a fait à ton fils, Mon fiiiicheeee !! Jy vais te le tuer avec du schtraîmelll tite fraîche celui-là, mon fiiichhe, bref, scandale et voilà.

Où je me disais...Mon Ron, tu viens de te taper deux fois la distance Terre-Lune pour ce mec sublime, certes un rien volage, mais la distance ne favorise pas les relations, et puis ce garçon est sûrement sincère, il ne te trompait pas, là, c'était juste comme ça, peut-être même la première fois, et non, Thierry, je ne pense pas que sucer c'est tromper, et puis j'avais ma botte secrète de Ronnie le latin-lover, je pouvais le reconquérir.
Et puis la merde, j'avais emprunté 15 000 balles à Gétélem, c'était pas pour battre le record du monde de vitesse Paris- Ho chi Minh.
J'ai donc eu un moment de faiblesse.
Une sorte de crisette de larmouilles, vite séchée par un dîner romantique, de belles paroles, et une folle nuit.
(enfin, folle nuit, je me comprends, à c'te âge là, je ne différenciais pas amant chaud-bouillant sensuel et frottis-frottas de colégiens malhabiles en rut..Avec le recul, François, si tu me lis, je peux te le dire, tu es aussi sensuel qu'une planche de merisier)
Bref.
J'ai fait ma Hillary Clinton.
J'ai apporté le costume moi-même au pressing et continué à sourire à la presse.
Pourtant, pourtant, j'aurai du me douter que le reste du séjour allait être cahotique.

Tiens, le premier soir, après le restau...
Vous vous dîtes, le médecin a merdé, il va brillament se rattrapper et trouver the perfect place for the perfect kiss.
Sortant du petit "troquet" adorable, François dirige les motos vers un parc, pas très bien éclairé, et me fait signe de m'arrêter.
Nous laissons les motos pour nous assoir sur un banc.
J'attends la suite, le coeur battant :
- Demande en mariage, achat de pavillon à Quimper, sauver deux labradors à la SPA, un chacun, présentation à Belle-Moman, Grand prix de Diane avec chapeau Chanel pour moi, je m'égare...
Il me montre du doigt des femmes seules, assises sur les bancs, dans l'obscurité, chacune munie d'une petit pot en terre cuite à côté d'elle.
Surpris, je regarde mieux.
- Ben, qu'est ce qu'elles font ?
- Elles attendent le client.
- Hein ?
- Ouais, c'est le parc des branlettes, ici, comme la prostitution est interdite officiellement.
- Le quoi ??
- En fait, en arrivant, elles jettent des cailloux sur l'ampoule du lampadaire situé au-dessus d'elle, font l'obscurité, attendent le client, qui se met assis à leur droite, comme s'ils discutaient, le type sort sa...et elle, elle plonge sa main dans le pot, c'est de l'huile essentielle de massage, et roule ma poule, tu atteins le nirvana en moins de 5 minutes pour 2 dollars. C'est divin, je viens souvent quand je...
Il s'arrête et me regarde.
- Ca va pas ?
- Tu te fous de ma gueule ?
- Ben quoi ?
- Je me tappe quasiment l'atlantique à la nage dans une baignoire leroy-merlin pour venir te voir et tu m'amènes dans un parc à putes pour me détendre ?? Après que je t'ai surpris avec ton amusement du mardi ?? C'est une blague, François? dis moi pas que c'est du sérieux, tout ça, non ?
- OOh mais ne sois pas aussi coincé, on dirait mon ex.
- Oh ben charmant, charmant, on va parler de ton ex, maintenant. Je suis dans le trou du cul asiatique du monde, bouffé par les moustiques, assis sur un con de banc viet et entouré de putes aux mains graisseusses, et monsieur me parle de son ex !
- Ne sois pas vulgaire, Ron, tu ne sais que trop bien l'être.
- Je t'emmerde, François. Je rentre à l'appart.
- Je ne te retiens pas, préviens moi quand tu seras aimable.
- Pauvre type !

J'enfourche ma honda de location, je démarre et...
Je réalise.
Y'a pas de panneaux.
Pas de signalisation.
Il fait nuit.
Peu de rues sont éclairées.
Bah.
Je vais bien y arriver, si je me souviens bien, y'avait une sorte de gros batiment blanc au coin de la rue, ouais, c'est ça, au coin de la rue.
Deux bonnes heures après, en larmes, à un stop, un des types de mon escorte prend pitié, arrête sa moto, et je le remarque enfin.
- Perdu, monsieur, perdu ?
- Oui.
- Suivre nous, monsieur, suivre nous.
- Merci.
Parti comme j'étais, je devais être en Italie tellement j'avais roulé.
Je range la moto, je monte les escaliers, j'avais vraiment besoin d'un calin, d'un peu d'affection.
Je rentre dans l'appart, prêt à faire ma tête du petit gars malheureux qui veut qu'on l'aime, et...
Personne.
L'appart était vide.
Le salaud avait découché.
- Pu.ain comme je vais me l'attrapper demain, celui-là.

Je me suis couché sans remarquer le mot sur la table de la cuisine.




Voyages : j'ai fait le Viet-Nam, mec (2)
Posté par Ron le 22/2/2005 6:00:00
Voyages

L'avion, quand on est pauvre, faut être clair, c'est méga-chiant.
On n'a pas de place pour les jambes, pas de place pour les bras, la tête tombe sans cesse d'un côté, de l'autre, la couverture est minuscule, et DIEU que le monde est vaste, finalement.
16 heures d'avion en tout.
Aéroport d'Ho Chi Minh.
Des énormes cratères parsemaient la jungle, vu d'en haut, tout au long des 50 derniers kilomètres. Jusqu'à Bangkok, l'avion était plein, mais désormais, nous sommes une petite douzaine.
J'ai un peu de mal à croire que la piste d'atterissage soit cette minuscule bande de béton défonçée, je ne sais pas si ce sont les américains en partant, ou les communistes en arrivant, mais visiblement, y'a encore des réparations à faire suite aux légèrs heurts militaires du coin.
Il n'y a pas de "passerelle", et je sors directement par une petite échelle sur le tarmacadam.
Je me dépêche pour éviter le réacteur, parce qu'il doit faire au moins 45 degrès à côté.
Ah.
Ok.
Non, c'est pas le réacteur.
Il fait 45 dégrès.
Point.
Et débute ainsi cet état qui ne va pas me lacher deux semaines durant, l'état du Poisseux-Man, le truc le plus agréable, si si, quand tu visites ce genre de pays...Tu dégoulines en permanence, deux secondes après la douche, tu commences déjà à suinter, il faut changer de chemise trois fois par jour (ça tombe bien, ralph lauren en fait des mignonnes à 10 dollars...gare à la douane).
Ambiance 40/46 degrès, 150% d'humidité, c'est simple, c'est bienvenue au SAUNA, en pantalon, chemise et chaussettes blanches.

Je manque défaillir deux fois en moins de 10 minutes.
L'aéroport est climatisé à 10 degrès maxi, choc thermique non négligeable, dégoulinage interrompu instantanément, et remplacé par grelottement tout aussi désagréable.
Passage de douane chaleureux, presque enthousiasmant, bienvenue en République Socialiste, camarade Weasley.
Le type me checke des pieds à la tête. Regarde mon adresse. Et, en une seconde, se placent derrière moi deux discrets compagnons qui ne me lacheront plus d'une semelle pendant les 15 jours à venir. Privilège de loger en ambassade ? Nom trop américain pour le pays ? Traitement classique réservé aux huiles ?
Alors, maintenant que j'ai fait mon Tom Cruise, avec mes deux mollosse, je peux le dire, oui, marcher dans la rue, les musées ou les marchés avec deux "gardes du corps" est une vraie chierie.
Les gens vous matent, les vrais autochtones ne s'approchent pas.
Et la seule fois où je me suis retrouvé seul sans eux, la seule fois, j'ai failli crever de la mort la plus conne qu'un touriste français ait jamais expérimentée à Oncle Ho- Land.
On verra ça plus tard.

Je défaille donc une deuxième fois.
Sans mentir, derrière le grillage qui entoure le hall d'arrivée, écrasés, entassés, se massent 400 vietnamiens hystériques et hurlants qui secouent les grilles en appellant les rares touristes qui sortent au compte goutte de la douane.
Un type se saisit de ma valise, que je tiens encore fermement :
- Taxitaxitaxi you want taxi I drive taxi you need taxitaxi good taxi come with me american !!
- Mais lâchez ma valise enfin !!
- Taxitaxitaxi you want taxi I drive taxi you need taxitaxi good taxi !!! Sir sir !!
Un deuxième, puis un troisième, puis une dizaine de types m'entourent et commencent à se battre pour prendre ma valise.
J'essaie de rester digne, de rester poli, je représente la France à l'étranger tout de même, et puis on m'attend, et donc je cherche dans la foule une pancarte amicale portant mon nom.
D'un flegme impérial, presque digne, je lance :
- MAIS VOULEZ VOUS LACHER CETTE PUTAIN DE VALISE BORDEL DE MERDE OU J APPELLE LA POLICE !!!

Ils s'arrêtent tous d'un coup d'un seul, et me regardent :
- Phap ? Phap ??
- QUOI phap ??
- PHAP ?? gentil fhap ??
Je décide que je suis excédé par ses rites d'approches bassement commerciaux, et je lance un définitif :
- Ecoutez messieurs, lachez-moi, je vais faire seul, je SUIS déjà venu plein de fois. I KNOW THE COUNTRY !

Déçus, presque tristes, ils se barrent tous.
Je passe la grille.
Discrètement, derrière un poteau, j'entrouvre ma valise, et je chope mon guide du routard, pour savoir quelle ligne de métro prendre pour aller au centre, ou quel bus.
Je jette un petit coup d'oeil au paysage.
Ah ouais, quand même.
Métro, mon cul.

Deux poules, des routes défonçées en goudron terreux, des cahuttes, des mobylettes partout, des fils électriques qui pendouillent entre les maisons, une circulation infernale, pas un panneau écrit en anglais à perte de vue, et moi qui suis dans une belle merde.
Je n'ai jamais quitté l'Europe.
L'aventure, pour moi, c'était le Sud du Portugal.
Bienvenue chez les toys, démerdassek.

Je repère un chauffeur qui m'a l'air pas trop con, et je lui donne l'adresse de l'endroit où je dois me rendre, une résidence surveillée pour diplomates expatriés.
Le type sent l'aubaine, il a pas tort.
J'ai du lui filer 6 mois de salaire pour le prix d'une course.
Que ceux qui ne connaissent pas le Viet-Nam et qui l'imaginent grouillant, bordélique, étouffant et dépaysant se rassurent, c'est bien ça. En 5 minutes de taxi, j'avais oublié que j'avais une vie en France, j'étais dans un film, j'étais ailleurs, dans un truc qu'on ne voit qu'à la télé,qu'on ne lît que dans les livres. J'étais une fourmi minuscule dans le bordel assourdissant de la vie Vietnamienne.
Et j'étais seul.

En fait, ce premier contact, ce moment que je redoutais le plus était arrivé.
J'avais débarqué à l'autre bout du monde, dans une civilisation dont je ne possédais ni les codes, ni la langue, armé de mon seul guide et de mon sens pratique, du peu d'héritage laissé par mes voyages précédents, et du fol espoir que François serait bien là, à l'adresse indiquée.

La résidence était belle.
Le type armé à l'entrée me guide dans un dédale de vieux couloirs en marbres immenses, donnant sur des portes en bois toutes closes, ou des fenêtres ouvertes sur un jardin de palétuviers (?) et en avançant dans ce couloir gris, je sens le souffle des énormes ventilateurs en bois tournant au plafond, reliques sublimes des années 50.
Il me montre du doigt une porte, claque des talons, et s'en va.
Je frappe.
Rien.
Je frappe de nouveau.
Rien.
Stupidement, j'abaisse la poignée.
Elle s'incline et la porte s'entrouvre.
Appart' immense, 300 mètres carrés, climatisés, des ventilos partout, pas un bruit à première vue, sauf un peu de musique, au fond, à droite, tout au bout d'un long couloir.
- François ? François ???
Rien.
Je pose ma valise, je jette dessus mon pull inutile, et je remonte lentement le couloir sans trop faire de bruits, pour ne pas lui faire peur, et pour lui faire une petite surprise.
Je le connais, il est tellement dans son job qu'il a du oublier, ou avoir une urgence, ou avoir bossé toute la nuit ou..

Un grand lit.
Une grande chambre.
Deux mecs à poil dessus.
L'un visiblement très affairé sur l'autre.
François, et un type local. Jeune.
Moi :
- Oh ben.
François, d'un coup, tourne la tête :
- ROOOOOON !! Mais t'es là !!
Sourire gigantesque sur sa face. Il se met sur un genoux, saute avec sa jambe sur le marbre et arrive vers moi à poil, pour me prendre dans ses bras.
Je me laisse faire, comme un con, les bras ballants le long du corps.
Je ne sais même pas quoi dire.
Il me secoue :
- Je suis trop trop trop content de te voir ! Mais tu es arrivé en avance ?
J'articule :
- Attends, attends là, une seconde, c'est qui, lui ?
(je montre le jeune type du doigt)
- Oh lui ? c'est rien, c'est une pute. Il vient le mardi, des fois, quand je bosse pas. Oh putain, mec, comme je suis trop trop trop content de te voir.
Et l'homme de ma vie du père de mes enfants de l'amour éternel me resserre dans ses bras.


Voyages : J'ai fait le Viet-Nam, mec (1)
Posté par Ron le 21/2/2005 6:00:00
Voyages

Le deal était simple.
Je partais le rejoindre là-bas, lui, le médecin de mon coeur, beau comme un François Barroin sexy(c'est dire si j'aime les hommes coincés-UMP-de bonne famille) à 30 ans, et il m'attendait, les bras ouverts, prêts à prendre mes deux grosses malles pleines de ma petite vie et de mes petits objets, pour que je m'installe avec lui à l'ambassade, couler des jours heureux.
Il s'appellait donc... François, allez, on va garder l'allusion à Baroin, et il faisait son service militaire en expat', comme médecin d'ambassade au Viet-Nam, pour 18 mois.
J'étais achement plus jeune, un jeune puceau sorti de l'école, et je pensais qu'on pouvait tomber amoureux d'un physique en ocultant tout le reste. Je pensais qu'un magnifique visage faisait oublier une absence d'humour, qu'un petit cul d'enfer compensait largement des réactions psycho-rigides, mais plus grave, je pensais aimer, alors que je ne faisais que désirer.

J'avais une petite vie de merde, pas vraiment excitante, pas vraiment bien payée, une petite vie d'infirmier dans un hôpital miteux de province, le genre où il ne se passe rien, car les meilleurs cas sont expédiés au loin, par hélico. Je connaissais tout le monde au réf', tout le monde dans les couloirs, je me garais en ville et je tombais sur des collègues, les courses au Leclerc se transformaient en tournée des bises et des salut-tu-va-bien ?
Bref, l'avenir me semblait morne.
François était venu secouer ça.
De façon charnelle dans un véhicule du SAMU ( même pas que je n'oserai en parler ici... )
Et de façon plus générale, il semblait donner un nouveau sens à mon quotidien, je devenais son ombre, l'ombre de sa main, et l'ombre de son chien. Je lui faisais des compils audios pour sa grande voiture de fils de riche, lui me faisait goûter son miel et diriger ses cerfs-volants.
Ce mec était un artiste, un médecin, un penseur, un écrivain, un épicurien, bref, un homme désireux de tant aimer la vie, sa vie, qu'il n'avait plus de place pour m'aimer, moi.
Mais j'étais jeune.
Et il était beau, ce con.
Très très beau.
Très très rigide, aucun humour, aucune sensualité.
Très très beau.
"Qui croyait vous qui l'emporta ?"
J'avais 22 ans, merde.

Prendre un billet pour le Viet-Nam me pris, quoi, allez, 5 minutes.
Il fallut appeller Gretelem pour emprunter un peu, à 17.80% et des brouettes, mais j'étais sur mon nuage, j'allais pouvoir dormir sous ma moustiquaire, enfiler mon pantalon beige, ma chemise blanche et enlacé par lui sur la terrasse, devenir...



J'ai vécu, en Asie, et par deux fois, des séjours cauchemardesques.
Le Viet-nam, d'abord, puis Hong Kong, l'année dernière.
Une horreur à vivre, mais marrant à raconter, avec un peu de recul.
Voici donc le récit de mon voyage à moi, ouais, car j'ai "fait le Viet-Nam", vois tu petit.
Le deal était simple.
- Jure moi que tu seras à l'aéroport pour venir me chercher !
- Mais bien sûr, enfin !
- C'est juré, hein ? Que je me tappe pas 16 heures d'avion pour arriver dans le trou du cul du monde, seul !! J'en flippe déjà.
- Promis, trésor.


Confiant.
J'étais confiant.
Et bé.
Si j'avais su.


Voyages : Je flippe
Posté par Ron le 7/2/2005 18:18:00
Voyages

Je m'en vais à Miami dans 15 jours et je flippe de trop, c'est incroyable, sur un petit détail argh insignifiant.
La voiture.
Et vas-y que je cogite, dans tous les sens.
Le matin, le midi, aux repas, le soir, et même j'en rêve.

- je vais pouvoir conduire une automatique ?
- les panneaux, y'a rien écrit dessus, je vais pas me perdre ?
- je vais pas me faire tuer au feu rouge dans un ghetto, par des gens méchants qui écoutent du rap, avec des gourmettes en or ?
- comment on fait pour louer une voiture à Miami ?
- et mon permis, s'ils le prenaient pas ?
- peut-être que je vais rester à l'hôtel, j'ai pas besoin de sortir, finalement.

Genre, je flippe.
J'ai fait du trekking dans la jungle au Viet-nam, on s'est paumé, pour dormir dans un arbre, évité de justesse un champ de mine anti-personnel, j'ai bossé aux Urgences de nuit, en Psy, avec des malades de première, j'ai eu 3 accidents de bagnole dont un gravissime, mais



je flippe de partir en vacances à Miami.
Quelqu'un connaît ?


Voyages : Dans 24 jours.
Posté par Ron le 1/2/2005 22:32:00
Voyages

Si tout va bien, et je ne vois pas pourquoi si ça n'irait pas...
Dans 24 jours, je vous laisse pour une semaine de farniente.
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Ca va faire du bien.
Plus de métro, plus d'odeurs au petit matin, plus de courses à franprix, juste un transat, un gros bouquin, la Marmotte, les palmiers, un cocktail et 7 jours de repos absolu.


Voyages : Londres 2
Posté par Ron le 30/1/2005 6:00:00
Voyages

Je suis très déçu/énervé, finalement, du rendu de ces images sur ce CD, et ça m'a décidé à acheter cet appareil photo numérique qui me manque tant depuis des lustres.




<br


Voyages : Londres 1
Posté par Ron le 29/1/2005 14:44:15
Voyages

( désolé pour la qualité des photos, la Fnac a vraiment merdé la compression sur le CD, elles sont très bien sorties sur le papier)



Westminster : Marmotte & Moi
Vue d'en haut de Tower Bridge
Pause au Royal Albert Hall




C'est plus pour vous donner une idée générale du truc qu'un réel aperçu de mes talents limités de photographe.









Voyages : Londres (3) Fin
Posté par Ron le 19/1/2005 6:00:00
Voyages

On a beau prendre notre temps, il fait encore jour, toujours aussi beau, et c'est pas l'envie de rentrer à l'hôtel qui nous démange. Je propose à la Marmotte un tour à Covent Garden, j'aime pas personnellement, c'est touristique à mort que ça en peut plus, mais bon, faut avouer, pour une première fois, allez, ça se laisse voir.

On rentre dans une boutique guindée juste avant la grande Halle couverte et un grand type maigre et chauve essaye un chapeau.
Il me jete un regard intéressé et me demande cash comme si on se connaissait depuis la fac :

- How do I look, honestly ?

Je le reconnais pas tout de suite, mais je sens qu'il est connu, il a cette assurance qu'ont les famous people, ce mec est sûr de lui, je l'ai déjà vu quelque part, mais ou ?
Je lui réponds ce que j'en pense :
- So, so !

La marmotte me tire le bras pour me montrer un costume sublime et me chuchote, l'air conspirateur du mec qui sait, en me montrant le chauve :
- T'as vu, c'est le chanteur de REM !

Ah, c'est pour ça que je l'avais pas reconnu de suite, j'aime pas REM. Et en plus, ce chapeau, c'était vraiment une horreur sur sa very important head.

J'écris mes cartes postales à la terrasse d'un café, c'est dingue, il fait toujours super bon, on est en janvier, et il ne pleut pas. Le soleil se couche et nous nous dirigeons vers TOWER RECORDS pour acheter des dvd's, et là, plus de TOWER, mais un VIRGIN à la place, punaise, je ne suis plus au jus.

Will & Grace, saison 2, saison 3 et saison 4,hélas non sous-titrés, j'hésite, seulement 21 livres le coffret, mais bon, je ne vais pas comprendre les blagues...j'hésite aussi sur la saison 1 des 4400...Je ne prends rien finalement, et on se fait éjecter poliment du magasin.

Une comédie musicale, peut-être, pour finir la soirée ? Y'a jason Donovan dans Chitty-chitty Bang-Bang, ça peut être marrant, non ?
Non, c'est pas marrant.

Troisième et dernier jour, un lundi, ça se sent que les gens bossent, le métro est bondé mais Westminster Abbey pas du tout..C'est vide, les pas résonnent sous les drapeaux centenaires, c'est classe tout de même (on passe aussi devant l'endroit où ils avaient veillé Diana quelques nuits, j'aime beaucoup ce vieux palais marron.) medium_dianatruc.jpg...Plus classe que Harrod's, autre grand classique du wikende à Londres, je m'achète plein de jelly beans, et je les grignote en détaillant la déco égyptienne d'un goût...certain.
Y'a un frigo avec une télé, des voitures à 25000 livres pour enfants de Saoudiens et pas un chat...Harrod's, la vision du bonheur des riches et de leur solitude aussi, quand même.
On file déjeuner au BRITISH MUSEUM, car c'est un vrai bonheur sous la nouvelle coupole, et j'ai quand même le temps de voir les collections Syriennes (un bonheur) et mésopotamiennes (je peux en prendre un peu pour mettre sur la cheminée, dites ?)

C'est le retour en Eurostar, je m'endors sur la vitre, ça réveille mon torticolis, et on attend un taxi sous la pluie gare du Nord.Le type écoute un match de foot à fond sur sa radio et ne nous adresse pas la parole (tant mieux), bienvenue à PARIS.

Couché 23h, il me fallait écouter les libertines, j'avais l'air dans la tête depuis samedi, oooh what u're gonna dooooo kathy ??

Sont fort en musique, ces anglais.
Très forts.


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