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Re: Echange de maison 7/10/2013 9:06
Re: Echange de maison 27/8/2013 9:27
Re: Il est temps de se dire Adieu. 1/11/2008 12:06
Re: Il est temps de se dire Adieu. 1/11/2008 10:04
Re: Il est temps de se dire Adieu. 1/11/2008 9:36
Re: Il est temps de se dire Adieu. 1/11/2008 9:04
Re: Il est temps de se dire Adieu. 1/11/2008 7:38
Re: Il est temps de se dire Adieu. 1/11/2008 1:38
Il est temps de se dire Adieu. 1/11/2008 0:35
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 23:15
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 22:37
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 22:35
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 21:38
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 21:37
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 20:43
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 20:22
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 19:52
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 18:45
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 18:16
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Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 17:08
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 16:18
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 16:14
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Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 12:08
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Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 11:32
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Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 10:32
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Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 9:11
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 9:05
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 8:40
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 8:36
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 7:15
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 6:44
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 4:03
Re: Promo 31/10/2008 3:03
Re: Soirée Diapo (4) Hong Kong : 13 000 bouddhas, et moi ... 31/10/2008 2:59
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 2:48
Re: Il est temps de se dire Adieu. 31/10/2008 2:35
Ils semblent murmurer à ton oreille... 31/10/2008 0:05
Re: Il est temps de se dire Adieu. 30/10/2008 23:53

Italia Vostra : Vu par Trentaine Ordinaire
Posté par Ron le 2/8/2006 12:00:00
Italia Vostra

Fête italienne : chroniques d'une soirée annoncée, un billet de Trentaine Ordinaire qui clôt le cycle Italien
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La trentaine passée, avec des gamins-boulets aux pieds, les occasions de s'amuser sont rares.

Heureusement il reste les grandes réunions (en majorité de famille), notamment les mariages (parce que finalement dans les enterrements, l'ambiance est plutôt froide -même en ces temps de canicule- sauf s'il s'agit du grand-oncle à héritage).

J'entendais profiter du mariage de mon grand-frère avec une italienne : direction Como pour la cérémonie et la fête associée.

Je passe sur les dix heures de voiture et l'arnaque du parking de l'hôtel (qui est en fait un parking public payant - réduction à 35 euros par jour au lieu de 45 euros).
Je me force à me coucher tôt le vendredi soir pour m'assurer de tenir debout (et de préférence en rythme) toute la nuit de samedi à dimanche.

Samedi après-midi : cérémonie religieuse impressionnante en 3 langues (italien, français et anglais-la langue commune des mariés) mais bon l'important c'est quand même la bouffe après.
Samedi soir : apéritif sublime, dîner à se taper le cul par terre (je soupire encore rien qu'à penser au rizotto qui nous a été servi).

Quelques personnes sont déjà sur la piste de danse dès 21h00, personnellement j'ai peur de quitter la table : je ne veux pas prendre le risque de rater un plat.

Petite pause entre les fromages et le dessert : je me risque à shaker mon body, histoire de dissiper la torpeur alcoolique qui commence à me gagner, et accessoirement de faire plaisir à ma femme en gigotant à côté d'elle.
J'en profite pour lui faire une petite remarque empreinte de jalousie (comme d'habitude cela fonctionne, comme d'habitude cela m'énerve que cela fonctionne : j'apprécie peu la convention amoureuse -"si tu n'es pas jaloux, c'est que tu ne m'aimes pas"- et la confiance, cela n'existe pas alors?)

La pièce montée et l'heure de minuit se chevauchent, apportant avec elles un répit apprécié de mes petites jambes de sportif "merde j'ai 100 mètres à courir pour avoir mon RER".
Après les photographies gnan-gnan des mariées en train de couper le gâteau à quatre mains et des mariées les bras emmêlés s'approchant les coupes des lèvres, le volume sonore de la musique remonte et je me prépare à danser jusqu'à l'apparition de crampes au mollet.

A travers les brumes éthyliques, mes neurones détectent plusieurs faits bizarres : abasourdi, je dois me rendre à l'évidence, entre les accords étranges et langoureux, la lumière plutôt vive et le ballet des serveurs-débarasseurs, à minuit trente nous sommes en plein quart d'heure américain, signe que la soirée est bientôt finie.

L'instant de stupeur passé (après tout, il est concevable que les salles de réception aient des horaires à respecter), une organisation brouillonne se met en place : Qui est capable de conduire? Qui rentre à son hôtel? Qui vient continuer la fête jusqu'au bout de la nuit dans les bars qui ne vont pas manquer dans cette ville touristique en ce mois de juillet?

Une vingtaine d'irréductibles se retrouvent arpentant les rues, tendant l'oreille pour discerner en vain des traces d'échos de bruit qui pourraient indiquer que quelque part peut-être il y a quelque chose d'ouvert (de préférence avec de l'alcool et/ou de la musique), pour finalement s'échouer lamentablement sur les bancs d'une place déserte.

Ah les nuits en Italie sont belles mais bon dieu qu'elles sont longues : moi qui croyais que les méditerranéens étaient des noctambules, j'en ai été fort marri.


Fête italienne : chroniques d'une soirée annoncée, un billet de Trentaine Ordinaire


Italia Vostra : Vue par Séti pahitchock karéalisé Vertigo ?
Posté par Ron le 1/8/2006 6:00:00
Italia Vostra

Un post de Ilétrotopourveronikjano


Les aqueducs, les cafetières bialetti, le tiramisu, tout ça, c'est de la gnognotte. Il y a selon moi deux choses qui font toute la singularité et le prestige de l'Italie. Elles se cachent dans l'intimité du foyer, pour ne révéler qu'aux seuls initiés l'ingénuité et le raffinement de leur conception.

Ces deux choses sont le scolapiatti pensile, et la chasse d'eau à bouton.

J'ai découvert le scolapiatti à Salerne, puis à Naples. Je ne sais pas si c'est propre à l'Italie du sud, mais c'est drôlement malin. Qu'est-ce que c'est ? C’est un meuble de cuisine, suspendu au-dessus de l'évier, dont la porte peut s'ouvrir comme celle d'un placard ordinaire, vers le côté, ou bien vers le haut. Toute l'ingéniosité du scolapiatti vient du fait que le panneau inférieur de ce placard est remplacé par un égouttoir à vaisselle ! Eh oui ! Il est là tout le génie de la terre qui vit naître un Da Vinci ! Finis les empilements permanents de vaisselle sur le bord de l'évier : on empile tout sur le scolapiatti, on referme et ça goutte doucement dans un petit réservoir ou directement dans l’évier. Et quand c'est sec, le placard est un vaisselier comme un autre ! C'est pas la classe, ça ?







Le second objet est moins malin que terriblement raffiné. C'est le chiotte à chasse d'eau à bouton. La chasse est suspendue relativement haut, et le tuyau qui la relie à la cuvette est emmuré et invisible. Par conséquent, on ne l'actionne pas par une vulgaire tirette. Non, non, non. Trop barbare, trop wisigoth. Il faut appuyer sur un élégant bouton rond et chromé, dont le mécanisme secret (sans doute entraîné par un câble) se met prestigieusement en branle pour faire fonctionner le raffiné siphon. Ca m'épate toujours de voir qu'ils se cassent le popotin à emmurer un tuyau et un bouton pour faire élégant, alors que notre petite chasse d'eau à réservoir a fait les preuves de son fonctionnalisme spartiate.




Au passage, le bidet est encore extrêmement courant là-bas, mais je n'ai pas distingué de différences fondamentales de fonctionnement avec les nôtres...

Campioni sono loro !


Un post de Makébello : Eliéjackno


Italia Vostra : Vue par Jipé.
Posté par Ron le 31/7/2006 6:00:00
Italia Vostra

Un billet de Si Je Peux !

Cliquez sur les photos pour les agrandir.

Quand j’étais petit, l’Italie, pour moi c’était Rimini, ses plages agencées en rang d’oignons, sa rue de magasins qu’on arpentait inlassablement tous les soirs… parce qu’en Italie, ils ont un an d’avance sur nous pour la mode… me répétait mon père chaque année… Lui qui ne misait que sur cette costa del sol version spaghetti.



L’été passé, j’ai fait la connaissance d’un type fabuleux… et là… paf ! Coup de foudre !, le vrai, comme dans les films ! Mais il y avait un hic… Y a toujours un hic dans ce genre d’histoire.
C’est que ce brave monsieur venait de passer 2 ans de sa vie en Italie (jusque là rien de bien grave, il avait un an d’avance sur la mode et puis voila), et qu’il allait terminer ses études à Turin (c’est là que ça foire). C’était donc parti pour les huit plus longs mois de ma vie !

Internet nous a aidés à passer ces huit mois dans les meilleures conditions possibles, mais à peine eut-il foulé du pied le sol turinois que nous étions déjà afféré à trouver une date pour que je puisse venir le rejoindre le temps d’un week-end… Le coût du transport aérien s’étant démocratisé, nous nous sommes vus quasiment un week-end par mois. Un cadeau inespéré au début.



Bref, ma vision de l’Italie a bien fort changé en peu de temps : exit l’image de l’Italie hyper-touristique ! Je la visitais maintenant en compagnie d’un de ses fils adoptifs. Souvent en me baladant à ses cotés, résonnait dans ma tête la chanson de Gilbert Bécaud, version masculinisée : « Il avait un joli nom mon guide… »

J’ai ainsi découvert un autre visage de l’Italie. Et de cette Italie-là, je suis tombé amoureux (ce qui fait que je suis quand même tombé deux fois amoureux en 2005, c’était un bon cru).
Il m’a fait vivre la ville, découvrir sa gastronomie, ses habitudes, m’a fait prendre goût à ce petit café serré qui ponctue si bien un bon (ou même moins bon) repas. De la pizza de chez Gennaro Esposito (la meilleure de la région, il paraît… et je confirme) à la glace de chez Grom que l’on déguste sous le soleil d’automne ; du sourire de la vendeuse de pâtes fraîches à la chaleur de la ville observée depuis le sommet la Mole ; du Bicerin au Hafa café… je suis fou de cette ville ! De jour ou de nuit, sous le soleil ou sous la neige, elle a un charme fou. Et mon petit homme me l’a faite découvrir avec une telle passion.



Pour beaucoup de monde, les JO d’hiver se sont déroulés du 11 au 26 février. Cinq mois auparavant, je découvrais Turin en travaux pour les JO. J’ai vu la ville gorgée de touristes, sous la neige. En mars, je l’ai vue à nouveau libérée de la foule, mais resplendissante !
Quelle ville merveilleuse, quel pays agréable !

Quand j’étais en Belgique, il me donnait des nouvelles de l’évolution des travaux, des événements dans la ville, des grèves qui la paralysaient aussi...
J’ai vu débarquer dans ma boîte à e-mail quelques musiques quasiment inconnues ici et qui me transportent dans la péninsule dès que je les entends. Désireux d’éviter de consommer trop d’espace mémoire à mon hôte, je vous en propose une. Celle qu’il m’a envoyée en premier : I treni a vapore, de Fiorella Mannoia… Une invitation au voyage


Allez Serge, encore quelques années et puis on part tous les deux s’installer là-bas

JP


Un billet de Si Je Peux !


Italia Vostra : Milano par Oli
Posté par Ron le 30/7/2006 6:00:00
Italia Vostra

Un billet d'Oli.

Quand on va à Milan, c'est rarement pour le tourisme. D'ailleurs, on se rend vite compte qu'il n'y a pas grand chose à visiter là-bas: même les guides de voyage n'y consacrent que quelques pages. Quand on va à Milan, c'est pour le boulot. Pour y faire ce qu'y font les Milanais, travailler et faire du shopping.

Quand on arrive à Milan, on en a la même impression que de ces villes industrielles qui ont mis du temps à comprendre l'intérêt du ravalement de façade: Grenoble, Charleville,... La navette de l'aéroport fait tous les quartiers ouest les plus miteux avant d'arriver en centre ville, à la gare centrale. Et c'est alors qu'on peut découvrir un deuxième aspect antisex de la ville: l'architecture cubes-de-béton. On se croirait à Rotterdam ou au Havre. Superbe. D’ailleurs, la skyline est trop bordélique pour rappeler les belles villes du sud, Lisbonne, Toulouse ou Florence.



Quand on veut manger à Milan, le premier jour, c'est souvent un dimanche qu'on arrive, donc c'est souvent la galère pour trouver un restau ouvert. On n'a plus qu'à bouffer au McDo ou fluncher à la cafétéria de la piazza Cavour. Saletés de pratiquants !

Quand on veut se déplacer à Milan, on découvre des tramways dont Bucarest ne voudrait plus - les oranges aux banquettes en bois -, des automobilistes qui anticipent le passage au vert du feu tricolore (mais pas le passage au rouge, étrangement), et un métro sale, super bruyant, aux passages irréguliers, et pour lequel le premier achat de billet relève du bizutage.

Et quand on veut dormir à Milan, on découvre que l'hôtel a au moins une étoile de trop au compteur, des prix à la gueule du client, et que la chasse d'eau est un robinet qu'on ouvre plus ou moins longtemps pour tout nettoyer.

Et pourtant, quand on reste à Milan, c'est là qu'on découvre pourquoi les gens y restent.

A Milan, vous avez des trattorie sublimes, où on vous accueille avec l'apéritif et les amuse-bouche en verrine comme dans les restaux classes français , où vous vous demandez où est l'arnaque (y'en a pas), et où vous mangez comme un dieu pour 20 euros. Les cafés vous proposent des cocktails à 7 euros vous donnant droit de boustifailler au buffet à tapas, à remplir des assiettes de penne, de pomodoro-mozzarella, d'omelettes aux épinards, de lasagne, d'endives farcies et de tout plein de trucs en vous demandant où est l'arnaque (y'en a pas). Et pour les pressés, des panini carrément meilleurs qu'à Rome (aucun rapport avec ceux de chez nous), des tout craquants-moelleux, qui dégoulinent de fromage sur la tranche d'aubergine et de roquette.

A Milan, y'a des fashionistas comme partout ailleurs. Lunettes couvrant la moitié du visage, coiffure de footballeur allemand anémique, jeans montrant l'absence ou l'opulence des fesses, chemise à l'échancrure malvenue et t-shirt moulant bien le dernier repas chez la mamma. Mais si on les ignore, on trouve aussi, en cherchant bien, ces ragazzi habillés chez Armani (Emporio, pas Jeans évidemment), ces donne de chez Versace. Et en allant voir les vitrines des frères Prada galerie Victor-Emmanuel II, on découvre le costard dont on a toujours rêvé, la perfection absolue, à un prix fixé exprès pour que ça reste un rêve. En même temps, les gens sont habillés dans tous les genres ici. Mais quoi qu'il arrive, ils sont "habillés". Mêmes les pas gâtés par la nature font un effort. J’ai vu des laiderons verruqueux s’habiller sexy. Prendre son temps pour choisir ses fringues, c'est une première psychothérapie.



Et puis on passe devant les manifestants communistes qui veulent abolir le patronat, devant les tags « Razi Raus » (Ratzinger, le Benoît XVI), et on se souvient qu’ici, même l’archevêque est plutôt pour le préservatif.

En se baladant dans les rues de Milan, on passe devant des églises ne payant pas de mine, où on découvre à l'intérieur les premiers temples chrétiens de la région, le cadavre bien présenté de Saint-Ambroise (un bon millier d'années au compteur et toutes ses dents...), et des décors d'où on s'attend à voir surgir Audrey Tautou et l'Albinos.

Puis plus en périphérie, ce sont ces cités ouvrières, des petites maisons aux murs jaunes où vivaient les ouvriers de chez Pirelli, avec leur balcon aux colonnades épaisses où Giulietta aurait pu écouter Romeo, des frises florales rococo qui parcourent le haut des murs sous les toits, des petits jardins de laurier ou d'oranger, et, on le devine, la mamma qui prépare à manger pour tutta la famiglia. Y a qu'à Lisbonne que j'avais eu cette même impression pittoresque.

Alors on comprend que Milan n'a pas fait beaucoup d'efforts pour le touriste. Mais que c'est une ville qui est faite pour que ses habitants puissent y manger, y faire leur défilé de mode pour eux-mêmes, y chatter dans la rue pendant le pranzo ou la cena, y passer leur vie tout simplement. C'est une ville pour ceux qui y vivent, pas ceux qui y vont. Une ville qui se vit, pas une ville d’exposition. La seule ville où il est impossible de ne pas plonger, de se retrouver Milanais en un rien de temps, invité partout à manger une pizza ou se faire des tapas dans un petit bar du quartier. La seule ville qui me fasse ça.

Milano, ti amo.

Ce texte a été écrit un soir de coupure de courant à l’hôtel. Dans la capitale économique du pays. Evidemment.


Un billet d'Oli.


Italia Vostra : Un Tiramisu fait avec amour !!
Posté par Ron le 29/7/2006 6:00:00
Italia Vostra

Une recette d'Isabelle


Mon métier comme dirait ma fille c'est de faire des gâteaux et des desserts en général dans un restaurant : tous les desserts !
j'aime bien ces deux desserts facile à faire, rapide, pouvant se faire le matin pour le soir. Le tiramisu, objet des gourmandises de Ron heu Luigi : pourquoi autant de recettes que de régions que de personnes et tout le monde a son avis même ceux qui ne savent pas d 'ailleurs !
alors moi j'ai ma recette :





500 grs de mascarpone bien froid
20 cl de crème liquide bien froide
6 oeufs
200 grs de sucre ( glace ou semoule )
café et amaretto
boudoirs
cacao noir non sucré

battre les blancs en neige
battre la crème liquide en chantilly
mélanger les jaunes , le sucre : faire blanchir, y mettre une goutte d'amaretto
y ajouter le mascarpone : bien mélanger et ajouter la chantilly
tremper les boudoirs dans un mélange café (1/2) amaretto (1/4) eau ( 1/4) d'un seul coté et les mettre dans le plat sur le coté sec ( le liquide va descendre doucement en imbibant la partie sèche et ne pas détremper le fond )
couvrir le plat de boudoirs et recouvrir de crème : pour les plats assez haut on peut mettre deux couches biscuits crème

et là au moins 4 h au froid ( pas le congélateur non plus ), le matin pour le soir c 'est bien
au moment de servir saupoudrer de cacao

et là des puristes vont hurler, dire mais n'importe quoi on met pas de crème : je fais ce que je veux, moi j' en met de la crème et les gourmands se lèchent les babines et la cuillère et le plat ...

sinon pour faire encore hurler les puristes :

aux fruits rouges: avec des boudoirs roses: biscuits roses de Reims ou avec des macarons roses ou verts .

sablés au parmesan en guise de boudoirs
rème salée a l' olive ou au caviar d'aubergine
pancetta grillée émiettée

je m' égare mais la version tiramisu salée est pas mal

sinon la panna cotta : une merveille quand il fait chaud

de la crème liquide chauffée avec une gousse de vanille et liée à la gélatine : on fait prendre au frais et on recouvre de coulis de fruits rouges , de sorbet fruit de la passion , marmelade d 'abricot ...., mangue bien mûre passée au mixer : on s'égare c'est plus vraiment italien tout ça

l'Italie pour moi est alimentaire : les farfalle , penne , tagliatelle, spaghetti , lasagne , aubergines , tomates séchées , le parmesan ( que serais je sans lui ) et l' huile d'olive
je n'y suis jamais allée , n'irait sans doute jamais ,je manque de motivation mais j' explore les recettes , les idées , les mélanges ,les produits et je me crée ma little italy dans ma cuisine


Italia Vostra : Vue par Triton
Posté par Ron le 28/7/2006 6:00:00
Italia Vostra

Ceci est un billet de Triton

Whaou! Ron qui m'envoie un mail à moi, damned! J'aurais croisé Cindy
Crawford sur le bord de la piscine, ça m'aurait pas fait plus d'effet. Et
Donc, c'est pourquoi? L'Italie... L'Ita-quoi? Mais j'y connais rien à
L’Italie, je parle pas l'Italien, qui est la langue de l'Italie; j'ai
Jamais couché avec un Italien, qui est l'habitant de l'Italie (ou
Peut-être avec une moitié de quart d'origine italienne mais je pense pas
Que ça compte). Et j'y ai jamais fichu les pieds en vacances, en Italie,
qui est... enfin bon, voilà quoi.

Alors, il y a bien cette escale en Italie (je crois qu'y à un truc qu'il
faut mettre "Italie" assez souvent: c'est pour google). Cette unique
escale, de deux jours, dans le golfe de Gênes. Enfin, cette escale,
c'était tout de même pendant mon tout premier embarquement d'élève
Officier! Sur mon tout premier bateau! (Regard rêveur, suspendu une minute
au moins, le temps qu'une petite gêne s'installe)

Et en prime, elle prenait -même au coeur d'un hiver particulièrement
piquant- une saveur d'exotisme qui ne pouvait tenir en bouche que parce
que pendant un mois déjà j'avais écumé la Méditerranée en ligne entre deux
ports, dont l'un sentais très fort la solitude et le gaz et l'autre...
l'autre de toute manière c'était une enceinte militaire que tu poses pas
le pied sur le quai le monsieur il a dit (et le monsieur a d'autant plus
d'autorité que son machin c'est un vrai).

L'escale inopinée du coté de La Spezia donc, est arrivée comme une bouffé
d'air frais qu'on respire à pleins poumons et d'autant plus qu'ici, ça
sent bon. Nous avions deux jours. Inutile de préciser qu'il s'agissait de
deux jours où je ne devais me repointer sur le bateau qu'avec une vraie
bonne raison ou bien pour dormir un peu.

Alors j'ai découvert l'Italie. Un endroit incroyable où tout le monde
portait d'énormes lunettes de soleil même sans soleil mais ça avait une
classe phénoménale. Un endroit où le chocolat en terrasse est tout petit
mais complètement à pleurer et le sucre il descend pas dans le fond...
densité qu'ils appellent ça. Et un endroit où en bon élève sorti par mes
supérieur je n'apprenais qu'à baragouiner un truc du genre "Due birre per
favor".

C'était l'époque où les lieutenants refilaient la cagnotte à n'importe qui
de libre pour m'accompagner et la consigne: "tu bourres la gueule au
zef!". Pas bien difficile en somme puisque ma première cuite n'avait pas
l'âge du dernier Beaujolais. Voyez un peu l'image que je donne de la
marine. Mais parfois on est des gens sérieux.

Le soir de l'escale, après une visite non exhaustive de Porto Venere où
venait nager les poètes anglais, nous avons forcément terminé dans un
troquet du centre de La Spezia. Le soleil se couche tôt en ces saisons et
latitudes, le latin un peu moins, ce qui permet de maintenir l'ambiance.
Au bout d'un nombre affreux de chopes, un lieutenant nous quitte, moi et
l'élève assez plus ancien que moi pour détenir un ascendant, avec
évidemment la rituelle somme nécessaire pour m'achever malgré mes
(faibles) protestations.

Je n'aime pas vraiment la bière. C'est un peu amère et bien que ça pétille
comme le Sprite qui coule dans mes veines, il lui manque la douceur et le
taux de colorants d'un bon verre de Tang® fait maison. La bière donc, je
ne commence à l'apprécier qu'après le premier litre, lorsque les
informations remontant de mes papilles gustatives s'égarent sur le chemin
cérébral quelque part du coté d'un gros orteil. Et c'est en général à ce
moment que ma vessie, elle, me signale de façon pressante que mon gros
orteil est plein et qu'il va falloir faire quelque chose, et vite donc.
C'est aussi le moment que choisit la tenancière pour refaire la propreté
de ses lieux d'aisance ce qui, moi, me mets pas à l'aise du tout.

Vous sentez comme la pression monte?! (je parle de celle du récit, merci)
C'est un truc dans les histoires pour accrocher le lecteur quand il va se
passer quelque chose. Alors, bon, moi je maîtrise pas ça comme un pro, il
me faudrait peut-être une bande son un peu stressante comme dans un bon
nanard hollywoodien. hum, hum... violons et tout.

Au bout de deux tentatives plus ou moins claudiquantes pour expliquer à la
dame que je flirte avec l'urgence catastrophique Defcon 5 et elle: deux
flopées de gestes en Italien (incompréhensibles donc) désignants
alternativement le balais qui bloque l'entrée du lieu brillant d'humidité
et une pendule à aiguille dont l'heure (en Italien encore) ne me disais
plus grand chose, je décidais dans un éclair de fulgurance éthylique
d'aller pisser dehors.

La nuit était belle et sans doute étoilée. Il y avait malgré l'heure
avancée pas mal de monde dehors, mais je serais incapable de me souvenir
s'il s'agissait d'un week-end. C'était décidément l'endroit où venir se
planter en bonne compagnie pour penser à des choses romantiques, le
romantique froid de l'hiver qui est presque aussi fort que celui de l'été
mais un peu plus dur à dégotter (pis on est des marins, enfin).

J'étais jeune et innocent alors. Je ne savais pas encore que j'obéissais à
une sorte de réflexe inné qui consiste à sortir d'un bar enivré et dans
une suite logique à uriner au plus loin dans leurs propres pots à
géraniums. Non, rouge jusqu'aux oreilles et tirant des bords, je cherchais
un morceau de rue discrète où enfin me soulager, hors de vue des terrasses
animées.

Mal m'en pris, car il ne fallu pas plus de deux intersection pour que je
me trouve en vue de... mon Commandant. J'étais pas ivre au point de le
héler (pas con, le gars). J'étais juste assez clair pour me dire que non,
ce serait pas la classe si je le croisais dans cet état, décidément. Mais,
lui, qui cherchait son chemin, à tout de même décidé de se retourner.
Image un peu surfaite de moi frôlant le caniveau et regardant partout sauf
ailleurs et de lui marchant au milieu de la chaussé, se retournant pour me
tomber dessus parce qu'évidemment juste à cet instant il n'y a plus que
nous deux dans la rue. Si il dégaine en disant un truc de cowboy, moi, je
pleure.

Je lui bafouille alors, que tient, ben c'est une chance et que bien le
bonsoir, et puis on prenait un (un) verre à coté, et comme on l'a aperçu
tout ça. "C'est une chance!" qu'il me dit aussi et de me proposer de nous
en offrir un (encore un) autre, de verre. Et moi de pas oser lui dire que
j'erre dans la rue pour pisser un coup (retenue stoïque) et de le ramener
(à chaque embranchement la version du "on vous a entrevu" en prend un
coup), de le ramener, donc, dans le fond de la taverne où, bienveillant,
mon collègue m'attend, avec déjà une chope neuve sur la table; et moi j'en
pleure, mais c'est un over-flow.

Le temps de ma promenade aura au moins laissé aux toilettes le temps de se
sécher (soulagement visible. niveau de crédibilité en chute libre).

Ma réputation était faite foutu. La suite de mon escale n'est
de toute manière qu'un flou brouillard ponctué d'injonction lorsque
j'attaque les rues à reculons ou que les poubelles me bousculent. Il a
fallu en plus retrouver le vieux juste avant de rembarquer (état: tout
pareil quatre chopes plus loin quoi) et qui tient à nous faire goûter un
peu de Grappa avant de repartir... ben tient!

Et voilà, (ah! la marine!) mon (unique (ou presque)) souvenir d'Italie.
Ah si! J'ai mangé des pâtes et aussi un tiramisu, mais entre nous ma mère
le fait mieux (j'ai jamais posté la recette du tiramisu? damned, je m'y
mets tout de suite qu'elle soit prête pour le spécial Italie!).

This is Triton Corsaire, out.

_Bon voilà.
_Quoi! C'est ça pour toi l'Italie, un vieux souvenir miteux! Dans Des
Racines et des Ailes
, ils...
_Oui, ben dans machin, ils ont des moyens, merde! Alors j'allais
pas louer le Palais Grassi pour écrire mon billet non plus!
_N'empêche une histoire de beuverie, c'est faiblard...
_On est marin et on s'offre les souvenirs qu'on peut. Mais si y faut je
vous raconte une blague: t'as déjà entendu celle du vieux et de la
charrue?
_Ouais, je connais la même avec un Rabbin...
_pffffff



Ceci est un billet de Triton


Italia Vostra : Romains Emois par Monsieur LeChieur
Posté par Ron le 27/7/2006 6:00:00
Italia Vostra

Romains émois un billet de Monsieur LeChieur

J'avais quinze ans, la première fois que je suis venu à Rome. Voyage organisé par le lycée, train de nuit et stazione Termini, avec hébergement dans une confrérie religieuse et pâtes à tous les repas. Si j'en crois les rares images qu'il me reste de cette semaine de visites effrénées, j'ai dû y voir de bien belles choses : les forums, le plafond de la Sixtine, les chambres de Raphaël, les restes du cirque Maxime, la villa d'Hadrien, Ostia Antica, ce genre de trucs... Je me souviens aussi d'une lumière magnifique sur la place Navona, de la fraîcheur d'une brise place d'Espagne, et de mes jambes qui hurlaient d'épuisement, à force de courir à travers la ville antique.

Mais, surtout, je me souviens de L.

Chaque matin, vers six heures, elle entrait dans ma chambre sur la pointe des pieds, se glissait sous mes draps, et me réveillait doucement en se frottant contre moi. Elle portait un pyjama si fin que je sentais la fermeté de sa poitrine, la chaleur de son ventre, presque le grain de sa peau. Moi, je dormais nu. Elle me collait fort. Douloureusement.

Elle était belle, L. J'avais fait sa connaissance éblouie le jour de la rentrée en seconde, j'avais 14 ans. Son visage, son sourire, le petit grain de beauté au-dessus de sa lèvre, sa nuque délicate, la courbure de son dos, la finesse de ses jambes, la promesse de ses seins... Et puis sa peau, couleur de caramel blond...

Je l'avais abordée sans trop y croire. Moi, le têtard chevelu, geek bien avant l'heure, j'aurais pu inspirer le moindre intérêt à une fille pareille ? Pas possible ?

Alors, il y avait eu une longue période d'émotions confuses. Des semaines entières de petit vertige, à se remplir des mots de l'autre, à savourer un café ou un rayon de soleil en parlant de nos fragments d'existence... à faire connaissance, quoi. En déroulant un fil invisible entre nous, puis en tirant chacun de son côté : lequel de nous deux allait casser le fil ? Lequel de nous deux aller ENFIN le franchir, ce putain de premier pas ?

Aucun.

Un beau jour, j'ai pris sa main. Elle a serré la mienne. J'ai lâché le fil et je suis parti.

Parce que j'étais un merdeux de 14 ans, et que je croyais que mes certitudes de boutonneux à lunettes étaient plus importantes que mes vibrations les plus intimes. Parce que L., fille de gendarme, voulait entrer en droit après le bac pour y préparer le concours de commissaire de police. Parce que je braillais « plus de chefs, plus de flics, plus de curés et plus d'armée » avec mes potes, sur l'air d'OTH. Parce que je prenais des poses en lisant Bakounine ou en pogotant aux concerts de Bérurier Noir. Parce que je me rêvais en punk, quand je n'étais qu'un pantin pathétique.

L'année scolaire a passé, puis les vacances et l'année de première. Entre-temps, j'ai rencontré C. et cette fois je n'ai pas lâché le fil. De son côté, L. est tombée dans les bras velus d'un homme de Néandertal, J., le fils du prof de sport. Puis on est partis à Rome en mai, sans C. ni J. Réservé aux latinistes !

Et donc, pendant cette semaine enchantée, le petit rituel de l'aube. Son corps chaud sous mes draps, ma main sous son pyjama, des émotions pour toute la journée. Impossible d'aller plus loin : je partageais ma chambre avec deux puceaux de première « S », section maths, physique, biactol et frustrations. Le genre à se pincer pour vérifier qu'ils ne rêvaient pas, non, non, une fille avait BEL ET BIEN poussé notre porte. Trop occupés à se rincer l'oeil pour avoir la délicatesse de s'éclipser en prétextant une douche, ces deux cons.

Après le petit-déjeuner, L. disparaissait. Elle rejoignait sa classe de scientifiques, je ralliais ma bande de littéraires. Rendez-vous le matin suivant, pas avant.

On est rentrés en France, train de nuit, gare de Lyon, correspondance pour chez nous. On a retrouvé C. et J. sur le quai. On s'est perdus de vue. Après le bac, je l'ai croisée deux ou trois fois sur le campus, puis plus jamais. J'espère qu'elle devenue commissaire de police, comme elle en rêvait. Ça me réconcilierait avec la maréchaussée. J'ignore si elle a oublié cette semaine italienne d'il y a presque vingt ans, et cette façon moqueuse qu'elle a eue alors, à chaque lever du jour, de me dire silencieusement : « tu vois ce que tu as manqué, ducon ? ».



Romains émois un billet de Monsieur LeChieur


Italia Vostra : Une recette de Cécile
Posté par Ron le 26/7/2006 6:00:00
Italia Vostra

Une recette de Cécile


Salut Ron,

Tu as lancé le thème "Italie"... En trois mots je te glisse ce qu'il m'évoque et surtout, je t'envoie une recette de cuisine delamorkitue (malheureusement pas de photos, je suis en grève de cuisine en ce moment mais si tu insistes vraiment, j'essaierai d'en faire ce week-end ou en début de semaine prochaine).

Donc.
L'italie pour moi c'est kay Scarpetta. Si. La médecin légiste de Patricia Cornwell qui nous met l'eau à la bouche avec ses recettes qui ont l'air toutes meilleures les unes que les autres.
L'Italie c'est aussi les Vespa, les mecs qui parlent fort, beaucoup, et surtout pour ne rien dire.
Et puis c'est le foot, le vélo, le dopage, la triche.... la mafia...
J'ai pas une image super reluisante de l'Italie en fait.
Mais d'un autre côté, ils ont le Chianti, le tiramisu, le jambon d'Aoste, un bout du Mont-Blanc (quoique, c'est peut-être la Suisse ça, non?)... et la sieste. Culte. Immanquable.
Mais bon... en fait je ne suis jamais allée en Italie. A peine j'ai traversé la frontière en faisant une ballade dans les Alpes. Mais ça compte pas. Il n'y avait personne et tout d'un coup les gens ne se sont pas mis à parler en italien.

Tout ça pour te proposer une recette de poulet au citron à la mode sicilienne. Ma que si !

Temps de préparation : compter 2 heures

Ingrédients pour 2 personnes :
- 2 ou 3 blancs de poulet. Environ 250/300g de viande
- une bouteille de vin blanc sec, soit italien si on trouve soit un sylvaner
- du persil (frais c meilleur)
- 4 citrons (ou plus si on adore le citron) pressés
- un bouillon cube de volaille
- de la farine
- de l'huile d'olive
- du beurre

Recette :
Couper les blancs de poulet en lamelles.
Mettre la farine dans une assiette creuse. Poser les blancs de poulet découpés dans la farine, les recouvrir tous de farine.
Dans une poële, faire chauffer une cuillere a soupe d'huile et du beurre (au feeling). Mettre sur feu doux. Une fois que la poele est chaude, poser les blancs de poulet recouverts de farine. Les laisser dorer 3 minutes de chaque côté puis les mettre de côté.
Dans un faitou (ou une cocotte ou une grandeeee casserolle) mettre un litre d'eau et un cube de boullion. Rajouter les jus de citron ainsi que 30cl de vin blanc. Quand ca boue, mettre une cuillere a café de farine (pour faire prendre la sauce). Y ajouter les blancs de poulet et le persil.
Laisser mijoter pendant environ 45minutes.
Le poulet finira de cuire dans la sauce qui réduira et qui sera succulente à manger avec du pain.

En accompagnement, traditionnellement, des tagliateles fraiches. OU si vous voulez quelque chose de plus light, de la mâche ou de la roquette fera l'affaire !

Voilà !
Tu peux en faire ce que tu veux hein !
Encore bravo pour ton blog

Une recette de Cécile


Italia Vostra : Wikende à Rome
Posté par Ron le 25/7/2006 6:00:00
Italia Vostra

Une journée en StéréotypITALIE, texte reçu par mail


Attiré par la dolce vita et le farniente , je me décidai pour un séjour romain.

Aussitôt arrivé, fatigué par le voyage, mais désireux d’entrer au plus vite dans la culture italienne, je me rendis dans un café.

Je m’installai à une terrasse pour déguster un café ; j’hésitai un instant : capuccino, espresso, latte… je me décidai enfin pour un stretto, dont la qualité était conforme à l’idée que l’on se fait d’un café italien : serré à souhait ! Pendant que je dégustais mon café, la radio diffusait des chansons d’amour, je sentais que j’allais en devenir un accro.
« Ti amo e chiedo perdono ricordi chi sono ti amo ti amo ti amo”

La tête haute, le pas sûr, un beau brun entra : les yeux noirs et malicieux, le cheveu gominé, vêtu d’un pantalon au pli milimètré, d’un veste en cachemire à la coupe irréprochable sur un t-shirt parfaitement blanc faisant ressortir son bronzage impeccable, portant des chaussures de cuir véritable, le tout ne pouvant provenir que chez Gucci, Versace, ou Dolce & Gabana, en tout cas d’un grand couturier de milanais,. Il s’approcha de moi avec un sourire enjôleur, s’assit et me lança « ciao Bello Ragazzo ! ».

Il m’invita à déjeuner chez lui. Conquis par son charme, j’acceptai aussitôt.
Tandis que nous nous dirigions vers le parking, je me demandai intérieurement : Ferrari, Alfa Romeo, fiat cinquecento, lol… Coupé ou berline de luxe, décapotable, …
Et, oh surprise !! Pourquoi n’y avais-je pas songé plus tôt ? là, garé avec quantité d’engins identiques : un scooter ! Une vespa plus exactement nous attendait.

Sans casque, cramponné à sa taille, slalomant entre Fiat et Piaggo, oscillant au rythme des virages, secoué par des accélérations et des freinages brusques, je traversai la ville, à la fois ravi et terrorisé par la conduite de ces bouillants italiens : feux rouges grillés, démarrages sur les chapeaux de roue, stationnement en double file, dépassements dangereux, piétons frôlés, klaxons, vrombissements des moteurs poussés à leur dernière extrémité…
Pendant la folle traversée de cette « Roma », j’en découvrais les merveilles : la fontana di Trevi, piazza di Spagna, piazza Navona, il Vaticano, églises à profusion,
Nous arrivâmes miraculeusement à bon port !

J’entrai donc dans la maison de mon séducteur. Là, je rencontrai sa mamma, eh oui, la vraie mamma, celle qui prépare et sert les repas, et qui reste dans la cuisine alors que les convives se régalent de ses mets délicieux. Bien ronde, toute vêtue de noir, elle me jetta d’abord un œil noir, puis me fit un large sourire en me prenant (m’etouffant) entre ses bras (ses seins généreux) :

« Benvenuto, Bello. Per gli amici del mio Mario, mia casa è sempre la vostra casa. «

Puis elle retourna s’activer aux fourneaux, étant donnée l’heure du repas qui approchait.

Je fus conduit dans la salle à manger, où la télévision diffusait bien évidemment le match entre la Juve (de Turin) et Milan AC.
Quelques membres de « famiglia » italienne, étaient déjà rassemblés autour d’un verre de Chianti, habillés dans les maillots de la squadra qu’ils supportaient en véritables tifosi qu’ils étaient ! Quel brouhaha ! chacun d’eux cherchait à se faire entendre plus que son voisin ; je compris, aidée par leurs gestes démonstratifs, qu’ils parlaient d’affaires plus ou moins mafieuses.
Une fois que tous les convives furent arrivés, nous passâmes à table.
Une énorme assiette de jambon de Parme, accompagné de copeaux de parmesan ainsi qu’un plat de fromages variés : mozzarella, gorgonzola, ricotta … attisaient mon appétit.
Ensuite, la mamma nous servit « la pasta » : une de ces plâtrées de pâtes comme jamais plus je n’en mangerai !
Mon assiette dégageait mille saveurs ; si joliment présentées, les « tagliatelles »
alla bolognese » me donnaient l’eau à la bouche ; je m’imaginais les préparatifs culinaires : d’abord la cuisson des pâtes : tout un art ! « al dente » bien sûr !… puis l’élaboration de la sauce, mettant en scène huile d’olive, tomates du jardin, bien rondes et rouges, basilic frais …
Malgré le délice de ce plat, il me fût difficile d’en venir à bout, tant la quantité était grande. Alors, quelle surprise lorsque la mamma nous apporta la suite : escalope de veau à la milanaise, accompagnée d’une bonne salade verte.
Mais ce copieux repas n’était pas encore fini : place aux fruits, dessert, sans oublier le caffé, … et grapa pour couronner le tout !

Je profitai du moment de la sieste pour m’éclipser dans les rues de Rome. Il était alors trois heures et les rues étaient désertes. Le soleil brillait. Je rêvais à ce beau pays et aux merveilles dont il regorge : les images de la Toscana, Fiorenze et des Medici, Venezia et sa Piazza San Marco, Pisa, Sicilia, Sardegna… se mêlaient dans ma tête aux airs d’opéra de Verdi, Rossini, aux 4 saisons de Vivaldi d’un vieil enregistrement de la Scala di Milano…
Je me transportai à l’époque de la Renaissance : le quattrocento et tous ses artistes si renommés me présentaient leurs œuvres : « Leonardo da Vinci » et sa célébrissime Gioconda ; Botticelli et la naissance de Vénus ; Michel Angelo, son David, ses fresques de la chapelle Sixtine, l’art italien dans toute sa splendeur.

Je sortis de mes rêves, alors qu’il était déjà l’heure du dîner et les restaurants m’attiraient avec leurs bonnes odeurs. J’entrai donc dans une pizzeria.
J’hésitai entre un bon plat de pâtes : spaghetti, farfalle, penne rigate, tortellini, lasagne, cannelloni, … accompagnées de sauce aux noms tous plus alléchants les uns que les autres : al pesto, alla carbonara, alla bolognese, all’ arrabbiata,
N’arrivant pas à me décider, je jetai un coup d’œil sur la carte des pizzas : margherita, quattro stagioni, regina, quattro formaggi, frutti di mare, … J’optai finalement pour un risotto..lol
Le moment du dessert arrivant, comment me décider entre une part de tiramisu ou les nombreuses gelati : stracciatella, cassata, nutella, bacio, nocciola,…

Alors que j’étais sur le point de sortir, je demandai au pizzaiolo de me donner le secret de sa délicieuse pizza ; il me répondit :

« prenez une bonne pâte au sang chaud,
ajoutez-y un soupçon de fierté,
un zeste d’arrogance.
Mélangez le tout tranquillement,
sans vous presser, en incorporant beaucoup de joie de vivre,
et faites chauffer le tout
au feu de la passion.
Et « mache », vous obtenez un parfait italien ! »

Une journée en StéréotypITALIE, texte reçu par mail


Italia Vostra : Une recette de Nimiane
Posté par Ron le 24/7/2006 6:00:00
Italia Vostra

Bonjour,
Tu réclamais des recettes de cuisine : voici la mienne avec son petit texte.
A toi de voir si tu souhaites la publier …
Tu peux mettre mon nom.
Bonne journée.
Nimiane





Ma famille est d’origine italienne (et espagnole, mais dans le cas présent, ce n’est pas ça qui nous intéresse ).
Il n’empêche : je ne suis pas encore allée en Italie, je n’ai pas appris l’italien au collège et au lycée, je n’aime pas le foot : bref, l’Italie et moi, ça fait deux !
Mais mon grand-père, né en Italie, m’a donné une recette qu’il aimait beaucoup. Je ne sais pas de quelle région d’Italie elle provient. Cela s’appelle ‘Saltimbocca’ - orthographe non garantie !!!- , ce qui veut dire, selon mon grand-père, je cite, ‘ça saute dans la bouche tellement c’est bon !’ ( et pas d’esprit mal tourné !!!!!).
A vous d’essayer et de voir !

Ingrédients :
- Escalopes de veau extra-fines, celles pour la pierrade sont très bien
- Parmesan
- Jambon cru
- Sauge, fraîche si possible.

Réalisation :
- Bien aplatir les escalopes si besoin.
- Recouvrir de jambon cru.
- Recouvrir de lamelles de parmesan.
- Recouvrir de quelques feuilles de sauge.
- Bien rouler le tout et tronçonner en morceaux de 2 à 3 cm. Faire tenir chaque morceau avec un cure-dent.
- Faire revenir dans une poêle puis baisser à feu doux pour permettre une cuisson complète.
- Et c’est tout …

A vous d’essayer … en espérant que cela vous plaira !


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