Vue par Jipé.

Date 31/7/2006 6:00:00 | Sujet : Italia Vostra

Un billet de Si Je Peux !

Cliquez sur les photos pour les agrandir.

Quand j’étais petit, l’Italie, pour moi c’était Rimini, ses plages agencées en rang d’oignons, sa rue de magasins qu’on arpentait inlassablement tous les soirs… parce qu’en Italie, ils ont un an d’avance sur nous pour la mode… me répétait mon père chaque année… Lui qui ne misait que sur cette costa del sol version spaghetti.



L’été passé, j’ai fait la connaissance d’un type fabuleux… et là… paf ! Coup de foudre !, le vrai, comme dans les films ! Mais il y avait un hic… Y a toujours un hic dans ce genre d’histoire.
C’est que ce brave monsieur venait de passer 2 ans de sa vie en Italie (jusque là rien de bien grave, il avait un an d’avance sur la mode et puis voila), et qu’il allait terminer ses études à Turin (c’est là que ça foire). C’était donc parti pour les huit plus longs mois de ma vie !

Internet nous a aidés à passer ces huit mois dans les meilleures conditions possibles, mais à peine eut-il foulé du pied le sol turinois que nous étions déjà afféré à trouver une date pour que je puisse venir le rejoindre le temps d’un week-end… Le coût du transport aérien s’étant démocratisé, nous nous sommes vus quasiment un week-end par mois. Un cadeau inespéré au début.



Bref, ma vision de l’Italie a bien fort changé en peu de temps : exit l’image de l’Italie hyper-touristique ! Je la visitais maintenant en compagnie d’un de ses fils adoptifs. Souvent en me baladant à ses cotés, résonnait dans ma tête la chanson de Gilbert Bécaud, version masculinisée : « Il avait un joli nom mon guide… »

J’ai ainsi découvert un autre visage de l’Italie. Et de cette Italie-là, je suis tombé amoureux (ce qui fait que je suis quand même tombé deux fois amoureux en 2005, c’était un bon cru).
Il m’a fait vivre la ville, découvrir sa gastronomie, ses habitudes, m’a fait prendre goût à ce petit café serré qui ponctue si bien un bon (ou même moins bon) repas. De la pizza de chez Gennaro Esposito (la meilleure de la région, il paraît… et je confirme) à la glace de chez Grom que l’on déguste sous le soleil d’automne ; du sourire de la vendeuse de pâtes fraîches à la chaleur de la ville observée depuis le sommet la Mole ; du Bicerin au Hafa café… je suis fou de cette ville ! De jour ou de nuit, sous le soleil ou sous la neige, elle a un charme fou. Et mon petit homme me l’a faite découvrir avec une telle passion.



Pour beaucoup de monde, les JO d’hiver se sont déroulés du 11 au 26 février. Cinq mois auparavant, je découvrais Turin en travaux pour les JO. J’ai vu la ville gorgée de touristes, sous la neige. En mars, je l’ai vue à nouveau libérée de la foule, mais resplendissante !
Quelle ville merveilleuse, quel pays agréable !

Quand j’étais en Belgique, il me donnait des nouvelles de l’évolution des travaux, des événements dans la ville, des grèves qui la paralysaient aussi...
J’ai vu débarquer dans ma boîte à e-mail quelques musiques quasiment inconnues ici et qui me transportent dans la péninsule dès que je les entends. Désireux d’éviter de consommer trop d’espace mémoire à mon hôte, je vous en propose une. Celle qu’il m’a envoyée en premier : I treni a vapore, de Fiorella Mannoia… Une invitation au voyage


Allez Serge, encore quelques années et puis on part tous les deux s’installer là-bas

JP


Un billet de Si Je Peux !




Cet article provient de Ron
http://ron.infirmier.free.fr

L'adresse de cet article est :
http://ron.infirmier.free.fr/modules/news/article.php?storyid=1085