Ma vie de Fan (1)

Date 16/6/2006 6:00:00 | Sujet : Divas

Billet sonore. Tous les morceaux évoqués sont écoutables d'un clic droit.

Générique !




J’ai passé plus de trois mois avec elle. Avec eux, aussi, mais surtout avec elle.
Quand elle est entrée au château, elle m’a tout de suite plu. Sa bouille, ses intonations, son petit sourire en coin, son rire, ses fringues de cagole. Sa gourmandise, ses gros yeux qu’elle prenait quand elle n’était pas contente et même son bandeau sur les cheveux. J’étais fan de « Jenny », comme disait Olivia :
- Tu vois, Jenny, je trouveuh que Armandeuh là, elle a pas été justeuh avec toa pendant l’évale en couple parce que moi je trouveuh que sur un plan-euh émotionneulh, tu as donné le meilleur de toi-même sur le primeuh. Jenny, tu m’écouteuh ?

Olivia elle parlait comme ça tout le temps, avec son accent du Sud, de chez moi, et Olivia, je l’adorais aussi, mais pas pour les mêmes raisons. Olivia elle était plus artiste de gauche engagée je fume des joints je soutiens les intermittents, alors que Jenny, elle, non, elle était un peu fille à papa qui a un magasin de jeans de marque sur le vieux port, qui vote à droite mais pas trop et qui change la mercèdès entrée de gamme tous les deux ans. Ca me plaisait plus.



Olivia au départ elle sortait avec un type depuis deux ans et ils s’appelaient au téléphone (une minute par jour mais Jenny elle lui donnait sa minute, souvent) pour se dire qu’ils s’aimaient, et « bébé tu me manques » et « bébé tu devrais te méfier de Jean Pascal et de Jenny, tu vois pas ce qu’on voit à la télé, nous, je te le jure, bébé, ils complotent contre toi » mais ça, Olivia, elle ne le croyait pas, forcément, de là où elle était elle manquait de recul et elle ne voyait pas les quotidiennes.

Avant que son couple ne prenne l’eau (rapport au fait qu’elle sortait avec Patrice dans la salle CSA ou pendant les pauses, derrière la salle de répètes, on le devinait grâce aux sous titres que la prod’ elle collait sous les images), ils avaient fait venir son fiancé sur le plateau pour donner un peu de piment à l’émission et là, en direct, le mec il avait déclaré sa flamme à contrecœur, on le sentait pas trop enthousiaste devant les caméras de TF1 mais je pense qu’il avait du voir le feu au lac, de loin.
Sa meuf, seule, avec Patrice, le mec cool.

Cool mais beau, un peu rebelle, un peu branleur, un peu triste, totalement piège à meuf esseulée. Alors le fiancé d’Olivia il se lança en direct un auto défi, prouver à sa belle et à la France entière (d’après Nikos) qu’il l’aimait plus que tout et qu’elle était attendue comme le retour du futur II par les fans du I.
Il lui offre sa bague.
Nikos lui demande si c’est une bague de fiançailles. Gêné, il lui répond « non, c’est juste une bague de doigt ».
Sublime.

Y’avait aussi un jeune pédé Belge qui s’appelait Stéphane et il était un peu naïf, lui, parce qu’il voulait que Kamel Ouali s’arrête pendant son cours pour lui expliquer un peu mieux les enchaînements des pas. Parce que je ne sais pas si vous connaissez les cours de Kamel mais ça enchaîne à mort. Et un, et deux, et « Patrice tu te donnes plus, là, PLUS ENCORE, on dirait que tu chasses un moustique, merde, je veux qu’on croit que tu te déboîtes l’épaule, allez, UN ET DEUX ET HOP Jenny tu sautes dans les bras de Jipé » et là, généralement, Jipé il s’écroulait parce que Jenny elle avait pas mangé que des feuilles de laitues, avant.

Bref, le Stéphane il a disparu plus vite qu’une boite de macarons Ladurée ouverte dans une soirée de diabétiques.

Je parlerais bien de Mario, le nain belge qui savait chanter (un exploit dans cette première fournée) ou de l’exil de Jipé à Londres (allait il revenir ?) mais j’ai trop peur d’oublier la Sidonie, la première nana à haïr ® de la Starac I (elle a ouvert la route pour « Sentier » Eva (promo II) , « Lesbos »Anne Laure (II aussi, une sorte de Jodie Foster meuglante) ou « Alvéolas » Gregory (III), le bronchopatheux qui avait une tête à vendre des lingettes désinfectantes pour un sanatorium).
Ah, la Sidonie, quelle conne tatouée, pardonnez moi, mais quelle conne tatouée. Il ne lui manquait que la Lorada, une Harley et un Stade de France. Le tatouage du Husky, elle l’avait, le tatouage de l’Indien, elle l’avait, les lunettes de vues bleues, elle les avait aussi. Ah, Sidonie, je crois que je te déteste encore.



Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais avant d'être une star de la chanson Française Alternative, Olivia Ruiz a eu le temps de massacrer un soir le fameux Gimme Gimme Gimme
Je vous recommande les passages suivants pour mieux déguster la performance des élèves de Dammarie les Lys :
Le morceau ICI, s'écouter quand vous n'avez pas le moral

- Karine qui change les paroles en "you want to hear my prayer" à 0.52s par exemple et ce par deux fois (au lieu de "no one to hear my prayer") et la note, la note, maudite note à tenir. Raphie s'étrangle.

- à 1.30 Jennifer (pas encore au régime en poudre) perd sa corde vocale en direct sur ces deux mots : "Movie stars" ! Ca a l'air de rien, mais ça doit faire mal.

- à 1.44, Olivia qui "gazeintouzenight" avec son accent anglais superbe.
FABULEUX


- Feulement atrocement, mais alors atrocement faux, Karine accouche péniblement à 1.54 - 1.57 et manque tuer un technicien d'une note perdue.



Ceci dit, si vous voulez vraiment perdre une oreille et toute crédibilité dans votre voiture, jetez vous sur ce duo Catherine Lara/ Rod Stewart Karine, La Rockeuse de Diamants. C'est un mélange de Rondo Veziano, de Metallica et du meurtre d'un âne attaché à un arbre.


Bonus
Jean Pascal : Brigitte Bardot, version personnelle.

(…)



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