Ne le dis à personne

Date 18/11/2006 7:20:00 | Sujet : Cinéma

Vu le film de Guillaume Canet à 9h (j’aime bien aller au cinéma à 9h) et me suis fait la réflexion suivante au tout début : « Un film avec Dussolier qui porte une moustache, c’est forcément lui le coupable ».

Si vous n’avez pas mis les pieds dans un cinéma depuis vingt ans, « Ne le dis à personne » est un grand film. Pour les autres, c’est gentillet, parfois ridicule (le passage dans les banlieues, la balade en 4x4 toutes vitres ouvertes dans Paris, la musique grandiloquente) et très inutile. Cluzet est extraordinaire. Berléand aussi. Point.

Gros inconvénient du cinéphile pop-corn que je suis, je sens "l'assassin" "le méchant" ou le twist tout de suite. Tout de suite. Quelques grosses surprises, parfois (Sens Unique, Le Sixième Sens, The Game, Fréquence Meurtre) mais beaucoup d'ennui le reste du temps. Nous partagions ma mère et moi ce trait en commun, lorsque nous voyions un film, dans le temps, c'était à celui qui se penchait en premier vers l'autre pour lui dire "C'est lui, c'est évident".
Elle gagnait souvent.

Dans le genre, regardez plutôt Obsession de Brian De Palma.




Petit jeu. 9 ans en vrai séparent Cluzet (1955, il a trouvé la fontaine de jouvence, François, on lui donne à peine quarante ans) de Dussolier (1946) qui jouent un fils et son beau-père dans le film.

Quel autre extraordinaire film d'aventure réunit un père et son fils dans une quête spirituelle, politique et philosophique (blablabla) alors que les deux acteurs ne sont séparés que de douze années seulement dans la vraie vie ?



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