Entourage

Date 12/4/2007 12:00:00 | Sujet : Télévision

Entourage, Série en trois saisons 2004/...

Pour faire court, Entourage, c’est « Sex & The City » version garçons hétérosexuels qui aiment les filles à forte poitrine, entre deux parties de Playstation 3. Et une grosse pizza aux six fromages. Ca sent la testostérone à plein nez. Et ça dégomme Hollywood. Moi, j’aime.


L’histoire narre l’ascension vers la gloire de Vincent Chase, jeune star hollywoodienne qui démarre sa carrière, entouré de trois de ses potes, son fameux « entourage ». Vincent a déjà tourné un film qui a plutôt pas mal marché, va signer pour un deuxième qu’il aimerait « indie » et pas commercial.

Ari, son agent, le pousse vers les grosses productions. Shauna est sa PR, celle qui gère son image. Entourage traite simplement de l’importance d’être constant d’avoir les bons amis, les bons professionnels, le bon cercle autour de soi, lorsqu’on est un artiste.



La première saison (très courte) installe la série et souligne les rapports (très bourrins, très masculins) entre les quatre garçons, leur obsession pour le sexe et leur culture de ladre new-yorkaise.

Si Vincent survole tout et tout le monde, sans jamais se poser ou s’intéresser plus d’une demi seconde à qui que ce soit, son demi-frère Johnny Drama, acteur de quinzième zone, cherche désespérément une miette de gloire, d’attention, d’amour ou un rôle, enfin, un rôle pour exploser à son tour. C’est un raté.



Turtle, l’abruti de base (…au grand cœur, on ne passe pas très loin du cliché) sert de chauffeur et d’homme à tout faire et ne veut que du sexe. Son physique ingrat ne l’aide pas et il se sert constamment de l’aura de Vincent pour attirer des filles dans ses bras, jamais pour très longtemps.

Eric, le vrai personnage principal, est le plus attachant des quatre. Il est le seul à avoir les pieds sur terre, à regarder partir l’argent par les fenêtres, à lire les scripts en entier, à soupirer devant les frasques des trois compères. Il a la totale confiance de Vince qui se repose entièrement sur lui, et c’est à travers ses yeux que le spectateur découvre son univers impitoyable : Dallas. Hollywood.

C’est pas mal du tout, pas mal du tout.
Les dialogues claquent, les situations sont drôles (inspirées de celles vécues par le producteur Mark Wahlberg lors de son arrivée dans le milieu, quinze ans plus tôt), les épisodes défilent vite (22 à 30 minutes). Je n’aime pas le côté bêtement viril de la série que je trouve régulièrement agaçant (« Ah ah ah, c’est moi qui a la plus grosse, non c’est moi, ta gueule, toi, allez viens boire une bière ah ah ah ») mais le portrait de cette jeune star montante est dessiné avec précision, profondeur…et un doigt de cruauté. Monde atroce où la moindre décision prise en un instant (« je tourne avec lui ? Non, avec lui ») coule ou lance une carrière.

Ca me détend entre deux Cold Case. J’aime beaucoup. Et puis bon...Il y a Adrian Grenier. Je ne vous fais pas un dessin.









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