Soirée Diapo (1)

Date 17/5/2007 6:00:00 | Sujet : Voyages

De retour après plus de deux semaines sur les routes aux USA, je vais pouvoir raconter ce que j’ai moi-même cherché partout avant de partir, sur le Web, une description un peu détaillée de ce qu’on peut voir sur place, à quel prix, dans quelles conditions. J'avais adoré la Floride en 2005, si latino, si dépaysante.

Nous avons payé chacun 2100 euros pour un auto tour incluant la location d’une voiture avec GPS (presque obligatoire pour se promener à Los Angeles et bien utile partout ailleurs), quinze nuits d’hôtel et un aller Paris-Los Angeles, retour San Francisco-Paris sur Air France (vol direct, le pied), somme que je trouve correcte pour tout ce que nous avons fait et vu. Voyage parcourant Californie, Arizona, Utah, Nevada.

Il a fallu ajouter le prix de l’essence (monté en flèche lors de notre séjour, et qui est plus cher en Californie du nord tout en restant raisonnable :0.80 centimes d’euro le litre ! Qu’ils en profitent pendant que ça dure !), celui de la nourriture (la plupart des hôtels offrent un petit déjeuner copieux inclus mais pas tous… et quand il n’y a pas de frigo dans la chambre, ni de four micro-ondes, il faut bien manger dehors…), les entrées des parcs nationaux (20 à 25 dollars par voiture et par parc, nous en avons vu cinq), des musées, du Studio Universal (55 dollars par personne), des réserves indiennes (record à 28 dollars par personne chez les Navajos pour le fameux Antilope Canyon) et des magnets. Oui, j’achète des magnets de partout, j’ai un budget magnet équivalent à celui de la Défense.
On ajoute le prix des transports en commun à San Francisco (24 dollars par personne pour quatre jours), quelques cochonneries sucrées de ci de là parce qu’il faut bien alimenter la bête après cinq heures d’autoroute dans le désert et on dépense quand même un bon 3000 euros sans sourciller.
Les américains ont inventé le capitalisme, passer des vacances là-bas sans vouloir dépenser, c’est impossible. Mais comme la plupart du temps on en a pour son argent (service impeccable, paysages sublimes, parcours pensé pour faire plaisir au touriste), on sort sa Visa Premier avec le sourire.

Le gros plus du voyage : la sensation d’espace, de liberté, de tranquillité, surtout en y allant hors saison (début mai). Il n’y a pas un chat à Monument Valley…mais Yosemite est déjà bien rempli (j’y reviendrais).

Le gros moins du voyage : les déplacements en voiture qui, même s’ils font partie du jeu, peuvent se révéler épuisants ou monotones (six heures dans le désert de Mojave ou la Vallée de la Mort, c’est six heures à regarder du sable sur le côté). J’ai conduit tout seul pendant deux semaines, moyenne de 450 kilomètres par jour, oui, c’est largement faisable et oui, on est aussi bien content quand ça s’arrête !

L’info que je regrettais de ne pas savoir : l’écart de température entre deux destinations peut être gigantesque, nous sommes passés de plus de trente degrés à l’ombre (Las Vegas) à - 4 (et flocons de neige) dans la même journée (Bryce Canyon).
Je n’avais pas du tout anticipé de tels changements, pensant « California Dreaming », vive le soleil, le ciel bleu, la mer et les palmiers. Non. Ca caille à San Francisco (même en plein soleil, la ville est balayée par le vent) et ça brûle sur Vegas (on se ballade le nez en l’air, tête nue…en plein désert, tout de même…Personne n’irait à Dubaï faire le zouave dehors à midi…moi j’ai acheté ma casquette en urgence pour échapper à l’insolation).

C’était bien, ce voyage, vraiment.

Jour 1, Paris-Los Angeles.

On arrive un peu décalé aux USA, neuf heures de moins dans la tronche, il est quatorze heures pour eux, plein soleil, et moi je commençais déjà à bailler. L’aéroport de LA est immense (cherchez pas à imaginer « immense » chaque fois que je vais l’employer, tant qu’on voit pas comment les ricains ont pris leurs aises sur le territoire, on peut pas le comprendre) et nous cherchons le comptoir Hertz pour récupérer la voiture…
Il n’y a plus de comptoir de locations dans l’aéroport (il fallait le savoir !), on doit donc sortir dehors et prendre un bus gratuit qui vous amène à la compagnie, en quinze minutes...pile devant les portes "Arrivals", chaque compagnie a donc des bus à ses couleurs qui passent régulièrement et vous emportent dans leurs locaux. Ok.

La clim. est à fond, on entend les Beatles sur WYCBFM (toutes les radios ont des noms à la con fait d’initiales étranges, me demandez pas pourquoi) et tout le monde se regarde avec le sourire du type qui vient de se fader douze heures en classe éco, chiffonné, yeux écarquillés mais pas au bout de ses peines.

Un truc marrant que m’a fait remarquer la marmotte, pendant tout le séjour, tout le séjour, partout et en tout lieu, dès que j’entrais dans un endroit, j’entendais soit un morceau des Beatles, soit des Wings ou de Paul Mccartney en passant la porte d’un magasin. Bizarre !

Le type au comptoir me remet les clefs d’une Ford Taurus et…démerdassek ! Une automatique ! Tu es naze, tu viens de te taper l’atlantique assis sur un fauteuil en fer à regarder Casino Royale doublé en Ouzbèk sur un écran de trois centimètres, il est presque minuit et le type il dit « laisse la position sur D en permanence et te prend pas la tête, ça roule tout seul ! »
Ouais.
En vrai, c’est un peu plus compliqué que ça. Sous l’œil las des employés, j’ai du faire dix tours de parking pour comprendre comment ça marchait, comment on faisait marche arrière et surtout pour ne pas appuyer sur le frein en pensant débrayer !
Et puis on se lance.



Le gps annonce qu’on doit tourner à gauche puis à droite puis suivre l’autoroute sur quatre miles. L’autoroute à huit voies. De notre côté seulement. Huit voies et quatre sorties. Tu te concentres sur la voiture, les autres conducteurs, la destination, la clim. qui crache son air glacial, tu regardes un peu la route et…même avec le gps, tu te plantes, parce que la dame du satellite, elle a du mal elle aussi, des fois, quand elle voit des sorties de partout. Des échangeurs atomiques qui poussent ça et là et qui crachent des bagnoles longues et grosses, conduits par des gens sortis tout droit d'un casting de Rick Hunter.

Je pensais à quoi à ce moment là ? A Jack Bauer. A toutes ses centaines d’heures de série que je me suis avalé depuis que je suis gosse et qui montrent toutes ce décor là, ses freeway, ses grosses bagnoles. Je pensais à Six Feet Under, à Nate, à Ruth. Je pensais à faire attention pour ne pas avoir de carton (ça, ça viendra deux jours après) et aussi à ne pas m’endormir. Je me crispais sur le volant, peut-être plus qu’en Irlande (conduite à gauche, volant à droite), ne connaissant pas les réactions de la voiture, ne sachant pas si elle allait donner du moteur lors d’un démarrage en côte, comment on faisait pour traverser un carrefour quand il n’y a pas de feu. Tout ça, quoi.

Et pourtant, une fois posées les valises, même à une heure (française) indue, on a quand même envie de repartir et d’en prendre plein les yeux. Je suis pas venu pour rien, merde, on est à Los Angeles, tu te rends compte, le vrai Los Angeles de la télé ! Je veux voir les noms des Stars écrites par terre, dans les étoiles ! Je veux voir, on y va ! C’est ou ? On y va !



Vinvin m’avait prévenu, ça prend cinq minutes, c’est vrai, on se gare sur le côté, on met une pièce de 25 cents (« un quarter ») dans le parcmètre et on regarde les mains des stars dans le béton, les étoiles des acteurs, on regarde et puis voilà, il y a plein de gens qui font pareil et qui s’en vont juste après comme nous parce que ce n’est pas non plus magique à ce point. Je veux voir le théâtre où ils remettent les oscars, voilà, c'est fait. Trente secondes.




J'apperçois Madonna peinte sur la façade d’un hôtel. Je dis à La Marmotte :
- On bouge ?
- On va ou ?
- Au Griffith Observatory, j’en rêve !
- Ok.



Bien sûr, c’est fermé le lundi et j’avais oublié mais comme il est situé tout en haut d’une colline, la vue est incroyable sur toute la ville, gâchée un peu par le smog (le brouillard de pollution) et le vent frais qui s’est levé. Il n’y a presque personne autour de nous, le soir tombe, on est heureux. Un type nous dépasse à cheval, je le reconnais de suite, il monte à cru, c’est Gary Sinise ! Il fait « Hello » de toutes ses dents à La Marmotte qui répond poliment puis nous dépasse, bientôt entouré par plein de locaux qui le prennent en photo en lui posant des questions.
C’est donc ça, Los Angeles, on voit vraiment des acteurs aussi facilement ??



On rentre à l’hôtel pour s’écrouler. Nuit blanche, c’est plus vraiment l’heure de dormir, c’est pas encore le moment pour le corps de l’adaptation au nouveau continent. Le Stilnox marche pas.
C’est pas grave, je suis tout excité, on est aux States, baby !!

Allez, vidéo de 45 secondes, vue de Los Angeles et du panneau Hollywood, je l'ai faite pour vous façon ce qu'on voit quand y est. La prochaine fois, je vous raconte comment on est allé sur le plateau des Desperate Housewiwes, à Wisteria Lane.




Dépenses du jour :
Carte Postale : 35 cents
Un timbre pour la France : 75 cents
Magnet : 2 dollars
Repas McDo 1 personne : 6.95 dollars
Une bouteille de 50 cl de Coca Light : 1.35 dollars.



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