Soirée Diapo (3)

Date 29/5/2007 6:40:00 | Sujet : Voyages



Jour 4 Laughlin/Grand Canyon

Le gros plus de la journée : la route qui mène à l’entrée du Grand Canyon, totalement banale, on n’est absolument pas prêt à voir ce qu’on va voir, le choc est total.

Le gros moins de la journée : IMAX Grand Canyon, une arnaque. Cher, le film censé vous en mettre plein la vue en soirée n’est qu’une couillonade patriotique pour mangeurs de donuts avachis.

L’info que je regrettais de ne pas savoir : la température peut-être glaciale après le coucher du soleil.



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Nous quittons Laughlin, petite ville étape (quelques casinos) sans le moindre regret, au matin, alors que la chaleur du désert nous accable déjà. La route est incroyable, malgré une infinie ligne droite s’étalant à perte de vue entre les montagnes taillées à la dynamite et une limitation que j’aurais trouvée contraignante en France, le trajet en voiture est un vrai bonheur.

Juste un mot sur le concept d’auto tour, cette idée de visiter un pays par ses routes, en prenant son temps, en s’arrêtant comme on le souhaite, quand on le souhaite, autoradio en fond sonore, clim. et GPS de rigueur pour vraiment traverser un continent sans souci, bref cette idée d'autotour donne un sentiment de liberté et bien-être qui fait un bien fou quand on travaille à Paris.

J’étais certes le seul à conduire mais je n’ai ressenti aucune difficulté, sur des distances variant entre 300 et 550 kilomètres par jour. La route était parfaite (au Nevada, du moins…l’Etat a les moyens grâce aux casinos), il n’y a pas un chat dessus et les Américains conduisent vraiment pépère sans se prendre la tête.





Globalement, mais il est plus prudent de vérifier sur la carte, on trouve des stations-service à toutes les grosses intersections entre deux nationales, avec une petite ville autour. Ne pas s’imaginer cependant un réseau dense de routes quadrillant un état : il est difficile de se perdre ou de rater un arrêt quand la Interstate sur laquelle vous vous trouvez est la seule route goudronnée à trente bornes à la ronde.





Mauvaise surprise possible dans quelques coins (la vallée de la mort qui porte bien son nom ou le désert de Mojave, rien pour s’arrêter pendant des heures). Je précise pour avoir eu une grosse frayeur qu’il est interdit de pisser en bord de route dans deux états que nous avons dû traverser (vous pouvez vous faire arrêter pour « conduite indécente », direct en tôle devant le juge !).

Chaque station-service dans lesquelles nous avons fait un arrêt (une cinquantaine) possédait ses toilettes (propres !), des coins café/sodas (on se sert tout seul son demi-litre de faux café ignoble puis on revient payer à la caisse) et plein de merdouilles sucrées à tester pendant la demi-heure qui suit. Oh, des M&M’s au beurre de cacahouète ! Oh, un snickers édition spéciale au Chocolat Blanc Crémeux ! Oh, un Coca Cola Light Energy Plus enrichi en vitamines ! Ça alors !! Ça fait quoi si j’en bois ? Voyons voir !





Grand Canyon.
Rien n’y prépare, rien.
Une longue route y mène. Quelques hôtels sur le bord, à gauche, à droite, un cinéma, un supermarché puis l’entrée du parc. Quatre guérites. Des rangers encaissent les 25 dollars (par voiture) et tendent une brochure qui explique où se garer, quoi voir, les dangers de la faune, des promenades sur les falaises, de la déshydratation. Des navettes gratuites passent un peu partout, bien avant le lever du soleil et ce jusqu’au soir. Elles déposent les touristes (rares en ce début mai) sur des points de vues tous plus différents les uns que les autres, s’étalant d’est en ouest sur une vingtaine de bornes (je ne parle que de la partie touristique accessible à tous, le Canyon fait des dizaines de kilomètres de long, de large).






Il n’y a pas de mots, de photos, de films assez puissants pour décrire le Grand Canyon, le choc que nous avons ressenti en garant la voiture ce midi-là. Devant nous, à perte de vue, dans un silence total, se dégageait une faille rouge, ocre, jaune, blanche, creusée ça et là par des millions d’années. Je ne peux pas le dire mieux.
J’ai ressenti dans ma vie d’homme peu de chocs « culturels » liés à des paysages mais la vue du Grand Canyon fait partie des choses les plus marquantes qu’il m’ait été donné de voir. Il y aura dans ma vie de touriste un avant et un après.



La vue…Les vues, plutôt, puisqu’on peut compter pas moins d’une trentaine de « spots » pour contempler la nature, dans une lumière sans cesse changeante mais tendant à se magnifier aux heures vespérales, si variée et chaleureuse que je pensais à la Sainte Chapelle un soir de septembre, pour les couleurs violettes, brunes, bleu nuit, par moments.



La brume pouvait parfois gâcher le plaisir mais il suffisait d’aller un peu plus loin. Nous ne parlions plus, assis sur une souche à regarder disparaître le soleil entre les montagnes. C’était magique.

Les écureuils (gris) sont omniprésents et s’approchent sans complexe, les troupeaux de biches traversent nonchalamment la route pour venir brouter une herbe un peu sèche à quelques pas de nous, on se demande presque qui est le plus gêné par la présence de l’autre.

Nous avons très bien dormi ce soir là.





Dépenses du jour :

Imax 2 places = 24 dollars
Entrée du parc (par voiture) = 25 dollars
Café + Donut = 3 dollars

Je vous ai même fait une chtite vidéo de 90 secondes : "Et ça fait quoi alors en vrai quand on y est le Grand Canyon ?"





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