Ma journée (épuisante)

Date 27/8/2007 13:10:00 | Sujet : Livres

Hier, j'ai pris le train pour aller rencontrer des lecteurs, à la Forêt des Livres, à Loches. Et puis pour recevoir un prix Littéraire. Pour la "Chambre d'Albert Camus"...Merci à mon infirmière perso (et son mari) qui se sont occupés de moi toute la journée !

On est arrivé dans une gare super glamour, que les voyageurs vers Bayonne connaissent bien :


En arrivant, j'ai vu Edith Cresson, sur un balcon. Il paraît qu'elle a beaucoup fait pour la cause homosexuelle au Royaume-Uni. Respect !



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On est parti déjeuner, et moi, j'ai eu de la chance, voulant une table discrète, sans trop de people, je me suis retrouvé devant la table d'honneur, avec plein de gens qui écrivent...


Y'avait même David Abiker, qui m'a reconnu en m'appellant par mon prénom (j'ai eu à la fois un infarctus ET une érection, croyez-moi, c'est super désagréable).


Je ne voulais pas déranger Bernard Pivot qui prenait le temps de découvrir mon livre...


Edith Cresson, elle, souriait à tout le monde, et moi je me disais respect, elle qui a tant fait pour les fourmis au Japon.


Y'avait Pierre Péan, que j'ai confondu avec Pierre Gilles de Gennes (mais Pierre Péan il m'a dit que c'était pas grave) qui discutait avec Monseigneur Gaillot Di Falco...


Quand Gonzague a pris la parole, tout de suite, le silence s'est fait, on écoutait tous religieusement (surtout Monseigneur di Falco).


Christine Bravo, Ma keupine Bénédicte Desforges du blog Police, elle me regardait avec les yeux bizarres, elle voulait savoir si j'avais mes papiers.


Frédéric Beigbeder, lui, n'avait aucune inhibition devant le micro, et j'espère pour lui qu'il n'allait pas rentrer en voiture, il valait mieux.


Bon, les photographes me cherchaient, je sais, mais ils ne regardaient pas au bon endroit.


Quand soudain Gonzague a voulu parler cuisine :



Bénédicte a noté la recette religieusement, comme Monseigneur di Falco.


Macha Méryl-Streep, qui animait une super émission le soir à la radio "Allô Macha" (mais elle m'a dit que c'était pas elle, après, j'étais tout gêné) est venue chanter en Russe, on reprenait tous en choeur "Petrouschka", c'était divin ! (même pour Monseigneur Di Falco).


Roger Hanin, aussi, était de la partie.


Quand Mathilda May est passée devant moi, je suis mort de bonheur. En vrai, elle est encore plus belle que toutes les photos que vous voyez d'elle. Pour être aussi mince, elle doit boire que de la Contrex et se nourrir des étiquettes autour des bouteilles, je vois pas comment autrement.


Après, on est allé signer. Enfin, surtout Tatiana de Rosnay, qui me confiait qu'elle avait une page Myspace, un compte FaceBook, qu'elle utilisait MSN avec toutes ses lectrices... Pour lui river le clou, je lui ai balancé que moi j'avais Twitter et elle a eu l'air calmée deux minutes. Mais je sens qu'elle a noté le truc, alors je vais aller m'ouvrir une paillote sur Second Life, elle y a pas encore pensé, AH AH AH !!



Après, on a eu une table ronde super sympa avec un public et je racontais plein de conneries, moi j'aime bien quand il y a du monde et puis je voulais contredire le responsable culturel du Point (Christophe Ono-dit-Biot, il est jeune et beau, ça m'énerve). En sortant, Bénédicte elle me dit "Putain comme t'es trop bon, toi, en direct à la radio..." Je lui dis "QUOI ?" "Ben oui, on était en direct sur France Bleu !". Je suis mort de honte en quelques secondes, dans une allée, devant des caisses de livres de Jacqueline Monsigny. Guillaume Musso me regardait, inquiet, il croyait que j'étais attaché de presse, avec mes vêtements de pauvresse.


Y'avait Patrick Poivre d'Arvor, ouais. Je lui ai filé un bonbon à la réglisse, il m'a parlé de l'usure du pouvoir, j'ai compati, avec le blog, mon influence, tout ça, on a la même problématique, lui et moi, tu vois.


Les fans arrêtaient pas d'arriver, comme cette fille, que je ne connais ni d'Eve, ni d'Adam, elle voulait une photo, voilà, c'est fait, c'est bon, oh les gens, alors ! (HIIIIIIIIIIIII Alix de Saint André qui me connaît à MOOOOOA, elle vient sur le bloooooooog) (je meurs).


Encore une fan, mais je l'avais déjà vue, attends, je peux pas passer un quart d'heure avec tout le monde, moi. Place aux autres, hein.



Thibaut de Saint Pol, un jeune auteur sexy talentueux, dont nous reparlerons. Tatiana, à gauche, venait de découvrir un texto lui annonçant que ses rosiers du Japon avaient été abîmés par la chute d'un doberman. Je compatissais, à mort.


Un animal de compagnie, d'accord, mais les gens abusent, je trouve. C'est que ça sent fort, cette bête à corne. Sinon, c'est sobre, chez Gonzague, j'aime bien.



Gérard Bouchard et moi, on est devenu insépaaaarables !


Dans le salon de Gonzague, avec Mathilda, Frédéric, Edith, PPDA et les autres, je me sentais complètement à ma place, vous imaginez.



Et puis est venu le prix. Et le discours. Le vide. Je ne sais plus ce que j'ai dit. J'ai toujours trouvé stupide les gens qui pleuraient quand on leur remettait un prix. Vu que je pleure encore un peu depuis hier, je me la fermerai, désormais. Je voudrais remercier Gonzague pour cette journée merveilleuse et aussi, surtout, surtout, les gens qui ici, chaque jour, dans les commentaires et les critiques, ont fait que j'ai eu la chance de participer à tout ça... Un début d'une vie un peu spéciale.

Merci. Sincèrement. Je ne suis pas toujours bon sur tout, parfois je sors des maladresses cosmopolites et parfois je me trouve nul (pas vous, incroyable), mais vraiment, depuis trois ans, c'est porté par vos paroles et nos échanges que je continue sur ma lancée, avec fierté. Merci.








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