Nous nous sommes tant aimés

Date 23/9/2007 7:40:00 | Sujet : Vie Quotidienne




Sortie en kiosque du numéro 200 de Mad Movies (ça nous rajeunit pas) que j'ai acheté, en souvenir de ma jeunesse. L'équipe originale n'est plus là depuis longtemps (quoique...dans les dernières pages, un petit village résiste à l'envahisseur...) et je n'ai pas regardé assez les petites annonces pour y trouver un petit "cherche désespérement"...Mad Movies : Le goût de mon adolescence, des films de SF ou d'horreur. A noter un excellent article consacré aux versions remontées de films pour la télé comme "Au Service Secret de Sa Majesté" qui avait été diffusé en deux parties à la télé américaine, tout en flash-back. Si vous aimez les détails de cinéphile geek, allez donc faire un tour sur l'excellent blog de Forgotten Silver, auteur de l'article, on y apprend mille choses dans chaque billet :
Ma rubrique, sur quatre pages ce mois-ci (on se ne refuse plus rien) est consacrée aux pépites et massacres de la télé américaine en ce qui concerne les versions longues. Cela va du portnawak (Au service secret de sa majesté remonté en flashback) au remontage salvateur (1941, Waterworld).
Le mois prochain, Mad Movies 201 incluera en bonus un fac-similé du premier numéro de Mad.


Le site de Forgotten Silver



Blogywood Land consacre un petit billet à la mort du magazine Première US, juste avant celle de l'édition Française. (9000 ventes ? allez, en gros...)

Il fut un temps, pas si lointain, où Première était un très bon magazine de cinéma. En ce temps là , internet n'existait pas mais la concurrence papier était féroce.
Et puis, mine de rien, il y avait des journalistes qui savaient écrire. Et aujourd'hui ? Aujourd'hui, je tiens le numéro de septembre (Jean Dujardin en couv) entre les mains. Le magazine est en papier recyclé, les pubs sont pixelisées (page 61), preuve que soit elles sont gratuites, soit les gens de la rédaction n'en ont plus rien à foutre, et toutes les critiques transpirent l'ennui que ces journalistes traînent de projections de presse en projections de presse...
C'est un fait, Première vit ses dernieres heures. L'édition portugaise vient d'annoncer sa fermeture, après celle aux US en début d'année (ce qui avait fait enrager Anderton). Dans leur communiqué de presse , ils ne cachent même pas le fait que les français seront les prochains. Et je doute que beaucoup de gens pleurent.



Je lisais beaucoup Première en faisant mes 5h de Paris/Bayonne en Tgv (Libé aussi...mais vous avez lu Libé, récemment ? Moi, ça me fait mal pour eux), ces dernières années, le magazine faisant partie des rares qu'on pouvait parcourir de l'édito à la dernière page sans trop d'ennui en 1995. Argh, depuis...je ne sais plus, je ne l'achète plus, on va dire deux ou trois ans, c'est devenu illisible. Les logos étaient supra moches, les polices de caractère ignobles, les critiques sentaient la commande (comment tuer un journal ? Simple ! Le producteur qui achète une page de pub entière chaque mois pour une collection de dvd annonce qu'il cesse si la prochaine couv' n'est pas pour son navet...ou si la critique n'est pas bonne. J'ai mes sources.). Plus aucun intérêt dans le mag et personne pour prendre la relève. L'excellent dvdrama (qui est derrière ?) est accessible sur le net : critiques poussées, fines, on sent cependant une professionnalisation qui commence à nuire à l'objectivité. Je fais la fine bouche, c'est un excellent site crédible. Crédible, voilà, c'est ça qui manquait à Première, depuis quelques années.

Fin d'un bon journal qui a connu ses heures de gloire dans les années 80, début des années 90. Studio, après avoir traversé une sale période, me semble bien tenir la rampe. On est trèèèèès loin des ambitions du départ (souvenez-vous des photos offertes, des shootings exclusifs, des interviews fleuves, six, sept pages !!) mais ça se laisse lire.

L'année dernière, j'avais postulé comme infirmier pour le groupe l'Express/Expansion (ah ah, je vous l'avais jamais racontée, celle-là) et j'avais été retenu...ouais...après avoir rencontré le patron du groupe, qui discutait personnellement avec tous les salariés recrutés à un poste sensible. Nous avions convenu que ma venue ne serait pas à vie, même si un CDI était signé. "La presse en a encore pour cinq ans, peut-être sept, mais les rédactions sont finies, monsieur, je n'aurai donc plus besoin de quelqu'un comme vous dans quelques années, mes journalistes travailleront à la maison, beaucoup plus, d'ailleurs, pour des quotidiens on-line réactualisés en temps réel et ne viendront rencontrer l'équipe dirigeante que de temps en temps...Ce sont les dernières années de la presse papier et de l'analyse à froid.".

Justement, ça m'avait fait froid dans le dos. J'avais refusé le poste d'infirmier, pour plein d'autres raisons et aussi un peu pour celle-là, oui. Presse qui disparaît, GPS qui se généralise pour fliquer les salariés (dans ma boîte), ADN aux frontières, Télétravail, caméras dans les villes, test sanguin à l'entrée des US, il n'y a pas à dire, j'adore l'idée de vivre désormais dans une société qui va vers Matrix, 100% virtuelle.
100% à fond dans le guidon, toujours plus évolutive, toujours plus rapide, toujours plus moderne. Comment arrive t'on à être heureux en 2007, je me pose la question. Ça va beaucoup, beaucoup, trop vite pour moi.

Le site de DVDrama


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