On se dit tout

Date 4/10/2007 0:00:00 | Sujet : Livres

A la demande de mon éditeur, les prénoms des protagonistes sont changés. Et depuis ce matin, les choses ont évolué.


Je suis franchement consterné de l’évolution de mes rapports avec l’éditeur qui a pris la suite de Privé, après la fermeture de ma maison d’édition.
Nouvelle attachée de presse, XXXXXX, qui gère le livre, dernier maillon humain me rattachant à Michel Lafon, éditeur gérant désormais « La Chambre d’Albert Camus ».
XXXXXX est assez stupéfiante. Elle ne répond qu’aux mails jugés intéressants. Par elle.
Exemple, pour aller à la Forêt des Livres, grosse manifestation, une journée passée à promouvoir le bouquin (et donc à en vendre quelques exemplaires de plus, vous me suivez), j’engage quelques frais, oh, trois fois rien, 30 euros de parking. Je demande, comme je le faisais auparavant à Privé de quelle façon on peut me rembourser. Pas de réponse.
Je demande une deuxième fois.
Pas de réponse.
Je crois comprendre alors que son mail ne fonctionne pas, peut-être, et je lui demande dans un troisième mail si ZZZZZZZ, qui était de la partie il y a quelques mois, travaille toujours chez Lafon. Surprise ! Une réponse dans les cinq minutes. Mon attachée de presse est donc bien vivante. Son mail fonctionne.

Parfois des lecteurs m’écrivent, me demandant si j’ai bien reçu le petit cadeau, la confiture ou l’invitation adressée à mon nom chez mon éditeur. Je suis surpris. Je ne reçois rien à la maison.


Récemment, le Salon de L’Infirmière m’a demandé si je souhaitais intervenir, en invité, pour parler de mon expérience et…pourquoi pas, signer quelques livres. J’en ai parlé à XXXXXXX, qui a du trouver ça plutôt incongru comme demande, puisque je n’ai pas eu de réponse. Pensez-vous, j’ai écrit un livre sur la culture du Pavot en basse-birmanie, qu’irais-je faire dans un salon de l’Infirmière, 8 mois après la sortie du bouquin ? C’est vrai, aussi, je suis un peu excessif, dans mes demandes.

edit 17h45 : Magie du téléphone+blog, j'y vais.

Il parait que Michel Lafon avait beaucoup aimé le livre. Michel, si tu me lis, j’aimerai bien que tu dises à ton attachée de presse que je suis vivant, plein d’entrain, que j’en vends encore de temps en temps et que surtout j’ai d’autres manuscrits tout prêts dans les rayons. On sait jamais, hein, après tout, le premier n’était pas déshonorant pour ton catalogue. En tout cas, je ne veux pas partir fâché, je trouve ça nul, les gens qui se quittent sur un malentendu.


Ron.
Ne quittez pas, bientôt je vous parle de Nathalie Mongin, mon agent. Vous allez voir, on va se régaler, aussi.



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