Tel père, tel fils

Date 26/11/2007 6:00:00 | Sujet : Vie Quotidienne

Je suis malheureux depuis ma visite du décor des Desperate Housewives, lors de notre journée à Universal : je n’arrive plus à croire en la série. J’ai toujours eu cette obsession réelle et un peu pathétique, depuis des années, d’aller traîner sur les lieux réels où un film avait été tourné : le bar du Régina, Le Guggenheim de Bilbao. Je prends des photos, j’essaie de retrouver l’angle exact de la caméra. Je m’émeus. Je suis un peu fier, aussi, bêtement, de mettre mes pieds au même endroit que ceux de Pierce Brosnan, six mois plus tôt.

La balade dans Wisteria Lane, la vue de ces maisons parfaitement recréées, en façade du moins puisque l’intérieur se trouve dans un autre studio, a tué toute la magie que je ressentais à regarder la série. Je connais désormais l’envers du décor. J’éprouve aujourd’hui ce sentiment incongru de partager pour la première fois avec mon père un désintérêt total pour une fiction, car « je n’arrive plus à y croire ». Il soufflait en ne voyant que des acteurs interprétant un texte, ne prenant nul plaisir à se laisser embarquer, comme s’il en était lui-même le réalisateur. Nous ressemblerions nous enfin, en vieillissant ?
















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