Merci pour le chocolat

Date 29/11/2007 6:00:00 | Sujet : Vie Quotidienne

Lorsque j’annonce que je travaille pour eux et que ça me plaît, le visage de mon interlocuteur, souvent, passe par plusieurs expressions. L’amusement, pour débuter, car il croit que je me moque de lui. L’interrogation, quand il me voit persister dans mon annonce. La surprise, comme si j’étais vraiment un sacré numéro. Le mépris, enfin, ou son frère jumeau, le paternalisme intellectuel bienveillant qui, sous couvert de conseil (ou de morale) prétend m’ouvrir les yeux sur la voie merdeuse dans laquelle je me serais fourvoyé.
J’opte désormais pour un silence diplomate, qui me permet d’entendre un exposé complet sur la situation de la littérature, sur l’importance de l’écrit et la bêtise incommensurable de ce magazine auquel j’apporte mon petit ciment, ma petite brique. « Il est des murs de connerie qui divisent le monde » m’a-t-on glissé un jour, en guise de conseil. « Je ne cherche pas d’échelle, en te parlant », fut ma courte réponse. L’expérience est une lanterne qui n’éclaire que ses propres pas.



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