Laissez moi vous expliquer (2)

Date 29/1/2008 9:20:00 | Sujet : Vie Quotidienne

Vous me posez des questions, j'y réponds.
(Pour poser une question, allez ici)


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Jean-Charles (par mail) : Quelle est pour toi la meilleure voiture au monde ?
La Golf IV. Evidemment. D’abord ce n’est pas une voiture, c’est une Golf et la nuance est de taille. Ils avaient réussi le pari de prendre toutes les qualités de la Golf III et d’y ajouter un peu d’électronique + un look rajeuni et sportif. J’avais une TDi noire, cinq portes, appuis-tête, édition limitée. Si je devais donner un second choix, j'acheterais sans hésiter une Honda Civic.

LepetitBenji : Comment accéder à ton livre ?
Il est vraiment épuisé ? Introuvable ?

Je ne sais pas s’il est introuvable mais je sais qu’il est épuisé, oui. J’ai demandé six fois si on pouvait l’imprimer de nouveau, six fois on m’a répondu « je sais pas, on va voir ». Disons qu'en n'insistant pas, j’épargne des arbres, ce qui est toujours une bonne chose !

Marguerite : j'aime beaucoup le visuel de ton site, les couleurs vert pomme avec le noir et blanc, les photos un peu rétro, c'est très esthétique et reposant, c'est frais, ça incite à la disponibilité. C'est ton choix ?
Non. Mon compagnon est responsable à 99% du site, de sa conception technique et de son aspect visuel. Il a l’habitude de raconter à qui veut bien l’entendre que je lui laisse carte blanche, à ma façon : « vas-y, vas-y, fais comme tu veux, je te fais entièrement confiance » pour mieux râler une fois que le boulot est fini : « mais c’est trop moche ! Je ne PEUX pas écrire dans ce truc ! ». Généralement je mets quelques jours à m’y faire puis je ne dis plus rien. J’aime toujours beaucoup le design du site, qui a un peu plus de deux ans. C’est très abouti. Je m’y sens bien.

Louise (par mail) : Tu lis quoi comme magazine, dans le train ?






Marguerite : Si tu n'es pas d'accord avec un article autre que le tien dans l'hebdo auquel tu collabores, tu réagis comment?
Je ne me pose pas la question en ces termes. Je suis plutôt fier d’être appelé régulièrement par le leader de sa catégorie. Je ne lis pas tous les articles : quand un ne me plait pas, je tourne la page. Je le lis cependant en entier pour apprendre la façon dont il est fait, les secrets de fabrication, les petits gimmicks à intégrer pour être plus efficace la prochaine fois dans un article.

Marguerite : Cette semaine on me propose de remonter dans une vie antérieure, Il parait que cela ne peut faire que du bien, débloquer des blocages, tu as eu des échos négatifs?
Je ne le ferai pas. Ca me semble une excellente porte d’entrée pour une secte qui, sous couvert de bien-être, va accéder à tes blessures enfantines pour mieux les exploiter. L’enfance, tu peux la revivre en regardant un Disney, en t’occupant des enfants des autres, en t’écoutant un peu plus (achète toi des bonbons, monte sur un manège, torture un chat). Idéaliser son enfance me semble un peu naïf, c’est un mécanisme de défense, non ?


Le Chevelu : Qu’est-ce que tu changerais chez moi ?
Ta fâcheuse tendance à répondre à des mails pendant un repas en petit comité, ton agrippement phallique à ton portable, comme un fumeur à sa cigarette. Pour le reste, rien. Je te couperais bien les cheveux mais il me semble que tu vis ta petite crise d’adolescence à travers cette masse capillaire indomptée. On en reparle quand tu auras trente ans, tu ne pourras pas regarder tes photos de 2008 sans grincer des dents. Je te parie cent euros.

Mathieu : comment as-tu rencontré la marmotte ?
J’étais alors en couple avec un garçon qui avait des problèmes dans la tête : il ne s’assumait pas, il ne me montrait aucun signe d’affection et il avait un peu dérapé, lors de vacances en Asie. J’avais besoin de m’épancher, de m’évader, de discuter ailleurs. J’ai rencontré La Marmotte dans un forum de discussion (sur la télévision) où il était un peu la star mystérieuse et intouchable. Je l’ai dragué ouvertement en lui disant que dans six mois, « il serait à moi ». Il a ricané.
Ont suivi six mois d’approche alors que je ne savais même pas la tête qu’il avait. On parlait beaucoup au téléphone, beaucoup. Je l’ai aimé avant même de le voir, sa bonté et son intelligence me touchaient énormément. Nous nous sommes rencontrés pour de vrai. Je savais que c’était lui. Lui, non. Je suis venu passer des vacances chez lui quelques semaines plus tard et je ne suis jamais reparti. Comme j’ai coutume de lui dire, un peu théâtralement : « j’ai tout quitté pour toi, mes amis, ma voiture, ma région, mon boulot ». Ca me permet de le culpabiliser un peu, ce qui est toujours ça de pris, dans un couple.




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