Laissez moi vous expliquer (7)

Date 4/2/2008 5:00:00 | Sujet : Vie Quotidienne

Vous m'avez posé des questions, j'y réponds.
Pour poser votre question.
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Ninoche : tu couches pour te faire publier ?
Je devrais, au moins ça me passerait le temps. Alors, pour te répondre, non. J’ai eu un coup de bol avec Privé, la première fois, en donnant mon manuscrit qui a été accepté en deux jours. Cet été, après la disparition subite de mon agent (la délicieuse Nathalie Mongin qui avait dû perdre ses deux bras, cruel accident l’empêchant de répondre à ses mails et au téléphone), j’ai pris mon imprimante à deux mains et j’ai envoyé le manuscrit de mon second livre, par la poste, à quatre éditeurs. A part Gilles Cohen Solal qui ne fut pas un modèle de politesse dans nos échanges, les trois autres ont répondu assez rapidement, en argumentant, leur réponse négative. Denis Bouchain, de chez Plon, m’a reçu pour m’expliquer pourquoi je devrais essayer de rentrer un peu plus dans le moule du prêt à lire. Sacrée douche froide dont je me suis servi pour rebondir, en écrivant de nouveau mon deuxième, "LGPTG".
« La Chambre d’Albert Camus » a été fortement apprécié par Anne Ollier-Lechêne, directrice littéraire chez J’ai Lu, qui en a acheté les droits pour le passer en poche. Elle attend le second pour sortir le premier en petit format… et nous travaillons à cette sortie, qui est repoussée pour des raisons qui n’ont rien à voir avec le monde de l’édition. Quoique… J’ai beaucoup cheminé là-dessus. Si ça se fait, ça se fera. Sinon, ce n’est pas la fin du monde. Je vis très bien sans deuxième livre sur le feu. Sans livre tout court, d'ailleurs.

Ninoche : Quel conseil donnerais-tu à un blogueur débutant pour amener du monde sur sa page ?

Ecrire le plus souvent possible.
Ne pas écrire en se regardant le nombril.
Mettre des commentaires sur tous les blogs lus, des vrais commentaires.
Aller dans les soirées rencontrer les gens derrière les blogs.
Ecrire avec ses propres mots, sans vouloir se la jouer.
Aérer ses textes, savoir les éditer pour retenir l'attention (ni trop court, ni trop long)
Les agrémenter de photos, de petits trucs sympas, comme un scrapbook.
Lancer des concours, des chaînes, des jeux conviviaux.
Parler de ce qu’on aime, de ce qui nous touche, pas uniquement des trucs qui énervent.
Alterner photo, vidéo, musique et texte.
Eviter les fautes d’orthographe.
Eviter de faire du sous-Télérama.
Ne pas tenir un blog pour avoir du monde et gagner des cadeaux mais pour se faire plaisir.

Ninoche : C'est vrai que ton blog change bientôt de look ?
Oui, dès que mon compagnon aura le temps.

Ninoche : Les inscriptions c'est pas pour flatter ton ego avec le nombre de personnes membres de ton blog ?
Non, c’est une idée de mon compagnon.

Nonoche : Comme tous les infirmiers, est-ce que tu considères que les toubibs sont incapables de faire une piqûre, que les patients les plus chiants sont les enseignants et les membres du personnel soignant, et tu trouves qu'Urgences est non seulement très mal traduit mais fait figurer un taux de fibrillation à l'épisode qui frise le risible?
Alors… Les toubibs ne sont pas les mieux placés pour piquer, effectivement, sauf les anesthésistes qui arrivent à trouver une veine dans le noir, les mains attachées et bourrés à la gnôle. Ça me fait hurler de rire quand un patient un peu con demande à ce que ce soit le toubib qui le pique, plutôt que l’infirmier. Lueur de panique à la faculté de médecine ! Je déteste les généralités mais je me rends compte que oui, hélas, les personnes les plus chiantes à soigner sont statistiquement des enseignants, qui achètent à la Camif, roulent dans une Clio assurée à la Maif, soignés par la MGEN et encartés au Snuipp (les pires). Les médecins sont chiants à soigner car ils n’aiment pas être malades et connaissent vaguement la pathologie (ils ont des bribes de souvenirs de la fac qui remontent à la guerre de 14). Perso, quand je suis malade à l’hôpital, je dis que je suis prof de maths, comme ça tout le monde comprend pourquoi je suis si chiant, si mal habillé et si désagréable. Urgences, j'ai arrêté au départ de Carter en Afrique, ça commençait à me gaver.

Ninoche : ça te fait pas ch*** d'être aussi "connu" ?
Mais je ne suis pas du tout connu ! D’où sors-tu cette impression ? C'est parce que je suis en photo avec Nathalie Reims que tu dis ça ?


Sandiet : Histoire de te fâcher avec une partie de ton lectorat, classe ces villes par ordre de préférence : Bordeaux, Grenoble, Le Havre, Lille, Marseille, Montpellier, Nancy, Nantes, Nice, Paris, Rennes, Strasbourg, Toulon, Toulouse .
De la plus moche à la plus belle, de la moins sympa à la plus accueillante, de l’endroit où je ne souhaiterais pas vivre à celui pour lequel je peux partir demain :
14 Le Havre (c'est moche)
13 Montpellier (trop chaud, trop loin de tout, trop chiant à circuler)
12 Nancy (trop froid)
11 Nantes (il pleut dessus, donne moi la main)
10 Marseille (trop craignos)
9 Toulon (trop à droite)
8 Toulouse (trop au milieu de rien, trop de vent)
7 Rennes (Niagara Power !)
6 Grenoble (Ah, là on peut commencer à discuter)
5 Paris (Insupportable et incontournable en même temps)
4 Nice (Le rêve)
3 Lille (Un bon mix malgré un sale climat. Les locaux compensent la pluie par leur chaleur)
2 Strasbourg (Ville sublime, climat rude, localisation parfaite pour bouger)
1 Bordeaux (Je signe où ??)


Ninoche : C'est quoi l'adresse du fan club ?
Ron L’infirmier
MICHEL LAFON PUBLISHING
7-13, boulevard Paul-émile Victor
92521 Neuilly-sur-Seine Cedex
FRANCE
Tél. : +33 (0)1 41 43 85 85
Fax : +33 (0)1 46 24 00 95


Clemoon : Sur une échelle de 1 à 10, où placerais-tu la série "Dexter" ?
Deux sur dix. C’est un peu nul à chier.

Clemoon : T'arrive-t-il de temps à autre, de te racheter des boxers oranges ?
Oui, récemment, trois slips Calvin Klein, l’un avec un liseré rose, l’autre avec une ceinture dorée, le dernier argenté. Mon compagnon était horrifié.

Clemoon : D'où te venait ton info sur Nicarla ??!!
Je ne parlerai qu’en présence de la DST.

Clemoon : As-tu déjà essayé le viagra ?
Non.
Clemoon : Et le poppers ?
Non. C’est plutôt dangereux pour les neurones et je tiens aux deux derniers qui me restent.

Leonaipe : Qu’est-ce que ça te fait de savoir que ma femme, ma belle-mère et ma mère ont adoré ton livre ?
J’aime beaucoup l’idée. Récemment, une copine dont le fils est au collège m’a parlé de ce prof qui avait demandé aux élèves leurs lectures. Le fils lève la main et parle de mon livre, la prof acquiesce et lui répond « excellent choix, moi aussi je l’ai lu ». Surréaliste… J’adore l’idée mais je t’avoue que je ne réalise pas vraiment. C’est tellement loin de moi, de ce que je vis.

Leonaipe : Est-ce que tu détestes les enfants?
Détester non, disons qu’ils ne m’intéressent pas. Je m’ennuie avec les enfants. Je m’ennuie à entendre parler des enfants. Je fuis les amis qui sont centrés uniquement sur leurs enfants.

Sandiet : Pourquoi as-tu si peu l'accent du sud-ouest ?

Je l’ai quand je parle avec des proches. Je l’ai, si tu m’écoutes parler plus d’une heure, en tendant l’oreille. J’adore l’entendre.

Sandiet : Reste ou restais-tu plus ou moins d'une heure une fois entré chez Mollat ?
Moins d’une heure, je lis peu et je n’ai plus d’attirance particulière pour les livres. J’aime les magazines et les quotidiens : je peux rester une heure dans un Relay, à la gare.

Sandiet : Tu prononces le « s » de moins ?
Oui.

Sandiet : Pour parler d’un sachet : un cornet, un sachet, une poche, un pochon ?
Une poche, voyons !

Uxtigra : Je tente ma chance : est-ce que ceux qui ont acheté ton livre ne voudraient pas le revendre, histoire d'en faire profiter les autres ?
Je n’y vois pas d’inconvénient. Tu sais, je peux aussi le vendre en PDF, histoire que chacun puisse l’imprimer chez soi.

Sandiet : Ton aliment préféré ?
Le pain ! Je peux manger des tonnes de Tradition ®, de flûte Gana ®, de Festive ®, avec ou sans fromage. Ma plaisanterie avec Adrian Pasdar partait d’un vrai & inconditionnel amour du bon pain français.




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