Miami (1/2)

Date 6/2/2008 5:40:00 | Sujet : Voyages

Ça y est, je sais enfin à quoi sert mon blog. J’y mets tout ce que je fais, tout ce que j’aime, l’instant T de ma petite vie pas fascinante pour pouvoir, quelques mois plus tard, revenir en arrière et me souvenir de ce que je faisais, ce jour-là.

En cherchant des photos de Miami, l’autre jour, je me suis rendu compte que je ne les avais jamais postées. Rien. Notre premier voyage à deux n’apparaissait nulle part sur mon site : j’avais uploadé quelques photos, à l’époque, sur un hébergeur qui les a effacées. Je regrette d’être parti si vite, sans avoir pris le temps d’acheter ou de louer un bel appareil photo : nos seules photos furent prises sur des jetables (confiés pour le développement local à un supermarché : grosse erreur) ou nos portables du moment. Il en reste quelques unes à sauver. Commentaires avant que je n’oublie encore un peu plus.

Miami, Janvier 2005


Vers les quartiers populaires, je ne sais plus trop où. Ecrasés par le soleil qui tape, tape, tape, une vierge et son enfant près d'un arbre tentaculaire. Nous sommes en nage, il n'est même pas midi.


Milk-shake banane, toujours, qui donne mal à la tête tellement je le bois vite : barre violente sur le front, j'ai peur de mourir à chaque fois.


Un hôtel. Vu du bus. Trop chaud pour quitter la clim, on reste sur la banquette.


Moi, un centre commercial qui s'appelle Cocowalk, ça me fait rire, oh bien cinq minutes. J'ai toujours le souvenir de ma tante Odette qui me pince la joue en hurlant de plaisir de me revoir "Hein mon coco bel œil que tu es le plus beau, viens ici que j'te colle mon rouge à lèvres !". Et elle le faisait.




Je rêvais exactement d'aller là. Comme à la télé, comme dans les films, c'est un comme ça que je voulais voir, toucher, sentir.




La mairie, si je me souviens bien. Ou la Poste ? J'aurais dû en parler plus tôt. Il ne me reste quasiment plus rien.


Palmiers, terrasse, parasols, jus d'orange frais, piscine. Le petit déjeuner est toujours mon moment préféré de la journée, toujours, la promesse de plein de belles choses pour les heures qui viennent.




C'est, comme San Francisco, une ville qu'on peut faire à pied, dans le quartier Art-Déco, sans problème. S'il fait vraiment trop chaud, un bus climatisé vous pose un peu plus loin. Les hôtels (rénovés ou pas) des années trente sont partout, couleurs explosives, je comprends pourquoi les photographes se régalent, ici.





L'impression hallucinante d'être déjà venu là, tant je suis abreuvé de films et de culture américaine, l'impression d'être moi aussi dans le film, de regarder les spectateurs, l'impression presque désagréable de n'être pas si dépaysé que ça, finalement, puisque j'ai dû voir mille millions de fois ces taxis, avec ces sirènes de police, au loin.




- C'est la maison de Julio Iglesias !
- Claaaaaaaaaasse.
- Tu la prends en photo ?
- Ben ouais, c'est la maison de Julio Iglesias, merde quoi.
- Promets-moi que tu ne montreras ça à personne.
- Promis.


Cinq heures du mat', foutu décalage horaire, impossible de fermer l'œil. Nous partons sur la plage, lire, regarder les vagues, le soleil se lever. Il n'y a pas âme qui vive autour de nous, l'hôtel est situé un peu trop au nord, dans un quartier qui n'a plus la cote. En le choisissant, sur Internet, je m'étais écrié : "celui-là ! Je veux aller dans celui-là ! C'est là que les Beatles ont joué et dormi en 1964, quand ils sont venus à Miami ! Celui-là et pas un autre !". L'hôtel n’avait pas trop été retouché depuis les sixties... Mais sa vision un peu passée du luxe nous allait très bien. Vue sur la mer, à dix mètres. Parfait quand Paris, de l'autre côté, passait en températures négatives.




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