Soirée Diapo Suisse

Date 15/5/2008 19:20:00 | Sujet : Voyages



Quand j'en ai ras le bol de Paris, parfois, La Marmotte me surprend et me réveille au petit matin pour me chuchoter : "Viens, dans une heure on est à CDG et on s'envole loin". Pas trop loin mais assez pour oublier le béton et nous retrouver tous les deux. Il devient Das Murmeli et moi je retrouve le sourire.

On atterrit toujours vers Zurich, une ville que j'aime énormément, très moderne d'un côté du fleuve et plus humaine de l'autre. Le lac est une vraie promenade des Anglais, le dimanche, assez bon enfant. Odeur de saucisses et de moutarde forte, ding-ding des tramways qui passent en faisant trembler le béton.


Plein de balades sympas à faire. L'énorme avantage en Suisse, c'est que la nature est toujours au bout de la route. Le pays est recouvert de pistes cyclables et, contrairement à l'image qu'on peut en avoir, reste assez plat dans une immense partie (assez, j'ai dit, mais pas totalement non plus ! Vive les mollets). Quand on aime la nature, la verdure, la tranquilité (et à condition d'éviter Interlaken en pleine saison, qui est la ville d'Europe la plus visitée après Paris mais... avant Londres, source Routard), la Suisse est le pays idéal. L'Euro fort à légèrement adouci l'addition qui reste correcte si on évite les restaus... Nous, on voulait de la Fondue matin, midi et soir, donc on a senti passer la douille sur la Carte Bleue.


(Spoiler)Ce sont les chutes intérieures du Trummelbach, près de Grimmenwald, où le méchant Morriarty tue Sherlock Holmes, dans la dernière enquête écrite par Conan Doyle. Il y fait une température de malade, tranchant avec la canicule à l'extérieur. Super agréable. On monte en ascenseur à 80 mètres de hauteur puis en une petite demi-heure on descend des marches creusées dans la montagne, éclairées ou pas, vers la sortie. Excellent.

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Moi, quand je vais en Suisse, je veux manger du typique, voir du typique, acheter du typique. Je fonce dans les trucs à touristes trouver des magnets rouge à croix blanche pour le frigo, des Piolets lumineux qui jouent l'Hymne National Suisse et des Polaires ignobles avec écrit dessus "Ich Bin eine Scwheiss Bankir". En gros.


Genre là, tu vois. Le drapeau, les volets, l'air pur, le ciel bleu, Heidi et Grand-Père.


J'emmène Das Murmeli au pied du Téléphérique, destination le Schiltorn, à 3000 mètres d'altitude, l'endroit que je trouvais le plus beau au monde avant de découvrir le Grand Canyon. Das Murmeli me regarde, inquiet : "Ça fait pas peur, le téléphérique ? Je n'aime pas trop ça, tu sais". Moi : "Mais nooooooon.". Le premier ne fait pas peur. Les suivants, un peu... Il faut en changer quatre fois pour arriver tout en haut, mon amour, mais ça je te le dis pas, sinon tu vas plus vouloir monter dedans. Compter un rein+ un bras pour la montée par personne mais le Bonheur, ça n'a pas de prix, surtout en Suisse !


C'est donc l'occasion de parler un peu Allemand, puisque j'apprends un nouveau mot à chaque fois que je vais là-bas. Je connais : Drucken (ça veut dire pousser), Ausfarht (ça veut dire sortie d'autoroute) et maintenant je connais Frustuck, petit déjeuner. Je sais même dire une phrase entière, apprise au passage de la Douane, qui sert en toute circonstances : "in einen festen Trott geraten" !


Bon, là, il commençait à flipper un peu sa race, Das Murmeli !


Là, c'est le but du voyage, le climax du Téléphérique, la partie que les plus sensibles redoutent. Je reconnais que même moi qui n'ai presque peur de rien, là, sur ce passage, je me sens pas super à l'aise. Je regarde l'altimètre, mes pieds et je serre les fesses en pensant à la grandeur de la France.


Pourquoi j'aime monter au Schiltorn ? Parce que la vue est sublime, à 360 degrés, sur les Alpes. Parce que James Bond est venu y tourner le meilleur des 007, en 1969, laissant sur place un décor incroyable et parce que je me sens complètement en-dehors de toute contrainte, du monde, loin de mon portable et de mes petits emmerdements de Parisien stressé par une mouche. Hors-saison, pas un chat. Luminosité et air pur à gogo. Bonheur pour la tête.


Le décor est devenu un restaurant tournant, à 360 degrés, et qui fait le tour du panorama en une heure, pour les plus pressés. C'est assez bizarre car les cuisines sont au milieu de la salle et changent sans arrêt de place, comme les escaliers, ça colle vaguement la gerbe mais on peut déguster son geffeltefische en admirant la beauté du paysage et la magnificence de Dieu le cinquième jour et les Suisses, qui sont un peuple gentil mais plutôt moches, je suis désolé de le dire.


Un bon frusctuck au reinfelden mitt huiledecouden und persil ! Un régal !


J'aime bien jeter un coup d'œil, de temps en temps, à la presse Communiste, qui a son point de vue personnel assez amusant sur les petits problèmes du peuple et de la classe moyenne. On rigole à lire les augmentations touchant les légumes et les fruits frais, les pauvres sont bêtes, ils n'ont qu'à acheter des conserves !


Le mausolée de Lenine, à la sortie de Lausanne.


Une vue vers Salzbourg, au loin, toujours à la sortie de Lausanne. A droite, la Pologne, à gauche, la Crète et en bas, loin, très loin en bas, Cédric Oheix nu, de la Nouvelle Star, avec sa copine de la semaine. La pauvre, si elle savait.





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