Soirée Diapo (2) Hong Kong (Lantau Island)

Date 6/10/2008 7:00:00 | Sujet : Voyages


Nous nous levons tôt, sautons sur le buffet immense (litchis frais, œufs brouillés, raviolis à la vapeur, jus de mangue), et prenons un taxi, direction le métro. Nous partons avant huit heures car je sais d'expérience qu'il y a du monde sur l'île de Lantau pour grimper près du plus grand Bouddha du monde en plein air, comme dit la brochure. J'y avais été la première fois par bateau, depuis le port de Hong Kong, mais j'apprends qu'un téléphérique a été construit, près de la station de métro Tung Chung et qu'il emmène directement au pied du Bouddha, ou presque. Conseil, si un jour vous allez à Lantau depuis Hong Kong, prenez le bateau... La croisière dure autant (1 heure) mais dépayse d'une autre façon, donnant vraiment l'impression de débarquer sur une île isolée, à l'autre bout de la mer de Chine. Le téléphérique (sidérant, certes, grâce aux paysages traversés) tue un peu le rêve. (Aujourd'hui, donc : direction Tsim sha Tsui vers Tong fuk, pour les geeks dans mon genre qui aiment les cartes)



A Hong Kong, il est strictement interdit de manger ou de boire dans le métro (oui, même quand on a très soif) et je me suis déjà fait choper une fois par un policier pas aimable du tout, super tard dans la soirée, donc je suis sage, désormais. On prend une carte orange hebdomadaire qui s'appelle une carte Octopuss et qui offre plein d'avantages pour les touristes. Le métro est moderne, propre (sur la plupart des lignes) et plutôt spacieux.


L'arrivée en sortant du métro, me dépayse complètement, je reste fasciné de longues minutes à observer ces cages à lapins, immenses, qui défigurent carrément le paysage. Nous sommes dans la grande banlieue de Hong Kong et la jungle asiatique n'est qu'à quelques mètres. Au milieu de rien, des barres d'immeubles, géantes. Matez la taille des bus au pied des barres pour vous faire une idée de l'échelle !


Gaz climatisation à tous les étages, of course, je ne vous ai pas parlé de la température mais il fait plus de trente, aujourd'hui, et il est à peine neuf heures du matin.


Il n'y a pas un chat pour attendre le téléphérique mais subitement trois bus remplis de Chinois se garent sur le parking.


Et soudain c'est l'émeute l'attente à la Chinoise : chacun pour sa gueule, ça piaille, ça braille, ça ne crache plus, non, fini, mais ça téléphone, ça s'interpelle. Aaaaaah, quand je pense qu'à ce moment-là du séjour, je confondais encore les Chinois et les Japonais. Sacrilège, non ?


Le téléphérique pour Piau-Engaly, Formigal, Tignes ou Cauterets ? Non, non, beaucoup plus glamour, vers le Bouddha géant, yeah. Je ne me sens pas super en confiance, sur ce coup, mais c'est construit et entretenu par des Suisses, alors vogue le riz cantonais et en route pour l'aventure. Mon compagnon, qui déteste les téléphériques, les funiculaires et tout ce qui dépasse les deux mètres au-dessus du sol, blêmit un peu mais fait son petit malin qui n'a peur de rien.


AAAAAAAAAH BEN OUAIS QUAND MÊME HEIN




l'immense aéroport construit sur l'océan, dont je vous parlais la dernière fois, est visible ici, en fond. L'aéroport a été construit sur une grande île artificielle, construite à partir de 2 petites îles qui furent rasées. Il est connecté à la côte Nord de l'île de Lantau près du village historique de Tung Chung, se trouvant aujourd'hui dans une ville nouvelle. Il a remplacé l'ancien aéroport international de Hong Kong, qui se situait dans la ville de Kowloon et ne possédait qu'une seule piste enclavée entre les bâtiments de la ville et la baie de Kowloon. L'aéroport possède 2 pistes parallèles, les deux étant longues de 3.800 mètres pour 60 mètres de large, ce qui leur permet d'accueillir la prochaine génération d'avions. La piste Sud appartient à la « Category II Precision Approach », alors que la piste nord appartient à la catégorie supérieure (« Category IIIA »), ce qui permet aux pilotes de se poser avec seulement 200 mètres de visibilité.




Une belle porte de la Dynastie Heix Plo Zion de FouFoun accueille le touriste qui ne sait pas dans quoi il tombe...


Un vrai piège à touristes ! Ici, un restaurant, comme son nom l'indique, et plein d'autres boutiques remplies de Chinoiseries de mauvais goût, entassées dans un village façon Disney en Chine, que nous sommes obligés de traverser pour rejoindre Mister Bouddha.


La vue est tellement saisissante, de toute façon, que j'ignore les casquettes/ponchos/pin's proposés çà et là.


Le temple est encore en construction, depuis mon dernier passage, il est agrandi sans cesse, grâce aux dons des visiteurs. Il a dû doubler de taille depuis la dernière fois. Ou bien c'est moi qui rêve.


le monastère de Po Lin (oui, on dit un monastère, en vrai) siège au pied de l'attraction majeure de l'île de Lantau, Tian Tian Bouddha, le plus grand bouddha assis du monde en plein air (34 m), tout en haut des (aaaaah) 268 marches. Qu'on va bien sentir passer dans pas longtemps.



- Allez, dépêche-toi, je peux pas rentrer le ventre deux heures !
- Ne bouge surtout pas, ça va être drôle, il y a un type derrière toi, par terre...Non, ne te retourne pas...
- Allez, allez, pressons...
- Ah, quand c'est moi, il faut que je prenne la pose des heures mais quand c'est toi...
(etc, etc, etc, insérez ci-après l'engueulade classique du couple à l'étranger à votre sauce)

Le titre de Bouddha (terme sanskrit बुद्ध buddhā, « éveillé », participe passé passif de la racine budh-, « s'éveiller »), désigne une personne ayant, notamment de par sa sagesse (prajna), réalisé l'éveil, c'est-à-dire atteint le nirvāna (selon le hinayana), ou transcendé la dualité samsara (Saṃsāra)/nirvana (nirvāņa) (selon le mahayana). Il peut être désigné par d'autres qualificatifs : « Bienheureux » (bhagavat), « Celui qui a vaincu » (Jina), « Allé-Ainsi » (Tathagata)...




C'est marrant mais ça se mérite toujours,la sagesse, c'est un chemin long et pentu sur lequel tu avances lentement. Compter une bonne dizaine de minutes pour les sportifs avant d'atteindre l'état de grâce, tout en haut.




Les reines mages, arrivant de Galilée, offrent au Sage un cadeau pour la fête des pères. Sûrement. Moi, je vous donne les informations telles qu'elles me viennent, hein.




Le Bouddha insista sur le fait qu'il n'était ni un dieu, ni le messager d'un dieu et que l'illumination n'était pas le résultat d'un processus ou d'un agent surnaturel, mais plutôt le résultat d'une attention particulière à la nature de l'esprit humain, qui pouvait être découverte par n'importe qui.




- Yeah, Gimme Five, Buddy !
- Will, ne plaisante pas avec les symboles religieux.
- Philosophique, pas religieux.
- Il va se venger.
- Meeeeuh non.



- Will...(tête de mon compagnon, hilare)
- Quoi ?
- Bouddha s'est lâché, pendant que tu posais.
- Hein ?
- Oh, never mind.



Les derniers mots du Bouddha : "L'impermanence est la loi universelle. Travaillez à votre propre salut".






Bonus Track :

Rien de spécial, c'est le mot Butt qui m'a fait sourire.


Vous avez demandé la Police, ne quittez pas. Vu la taille des plantes devant la porte, ils doivent pas sortir souvent. Ou ils sont morts, on sait pas trop.


Ah bon, ici aussi ? On est toujours l'étranger de quelqu'un, de toute façon.








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