Positif

Date 29/10/2008 18:50:00 | Sujet : Vie Quotidienne

Je comprends que mon silence de ces jours-ci correspond plus à un repositionnement qu'à un tarissement : j'ai longtemps pensé qu'écrire tous les jours faisait monter l'audience. Mais j'ai compris cet été que l'audience me tuait plus qu'autre chose : il n'y a qu'à observer l'immense majorité des haineux laissant des commentaires sur le Post. Édifiant. Aucune envie d'être lu sur le web par le plus grand nombre, dans le fond. Je n'ai pas eu d'autre choix que de transformer là-bas mes textes : plus rien de perso ou d'écrit, tant la haine (la vraie) (mais unanime, hein, 80% des commentaires, sidérant) était puissante. Je ne la craignais pas beaucoup, c'est juste que je n'aime pas gaspiller la confiture en la donnant à des cochons.

Je vais vraiment bien, sortant d'une aventure que je raconterai peut-être un jour, ou pas, mais qui m'a fait autant de mal que de bien, physiquement et moralement. J'en sors changé, pas grandi mais pas atteint non plus, juste changé et en bien.

J'ai appris que l'ancienne directrice était poursuivie pour vol. Elle qui nous a tant donné de leçons de morale là-dessus, j'avais oublié le principe numéro 1 du pervers : il projette sur l'autre ses propres vices, le coquin. Elle a tant fait de mal qu'elle est désormais rattrapée par ses actes, je m'en réjouis, ce qui n'est pas bien, je sais, mais je m'en réjouis non pour elle mais pour moi. Mes choix étaient les bons, mon positionnement (de nouveau) et mon regard la dérangeaient profondément, elle voulait me virer, cette cruche, et saviez-vous ce qu'elle avait trouvé comme motif ? On aurait ri aux prudhommes... Elle voulait me virer car j'étais entré dans son bureau boire un nespresso, en son absence. Entré avec la secrétaire, entré après son accord, évidemment, mais quand on veut noyer son chien, on l'accuse de la rage. Je sais que je ne devrais pas aller plus loin (mon attachement à toute cette histoire s'approche de la fascination) mais je rêve de suivre son parcours, pour savoir ce qu'elle devient. C'est cette chute inexorable, voilà, que je rêve de regarder, non pour m'en délecter, mais pour constater qu'elle est inéluctable si tu ne choisis pas ce que tu veux, pour toi.

Je mange des figues séchées comme si ma vie en dépendait : j'ai dû aller à Monoprix pour en trouver, ces enfoirés les vendaient 6,99 euros les 500gr. Ça m'a semblé exorbitant mais je n'en avais jamais acheté auparavant (une envie subite de femme enceinte ou presque). Vous qui savez tout, combien coûte un kilo de figues séchées, dans un endroit raisonnable ?

Valérie Lemercier, dans un mois, et Alain Chamfort, dans trois semaines. Mon livre dans une semaine et A-Ha, tout de suite : "Summer Moved On".





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